
Je suis souvent assez indulgente dans mes chroniques ; même quand je n’ai pas aimé un livre, je donne mon avis en respectant le travail éditorial ; c’est tellement subjectif, d’aimer un livre ou pas.
Mais là, vraiment, je vais avoir du mal à être positive !
Je me suis laissé tenter (*) cette année par un roman de l’Avent, construit sur le modèle de ceux qui existent pour les enfants : chaque jour une page à lire, et dans le cas ce celui-ci, chaque jour une énigme à résoudre.
Sauf que le premier défi de ce livre est de réussir à passer outre les innombrables fautes d’orthographe ! Dès l’introduction c’est insupportable et les yeux piquent. L’accord du participe passé semble être devenu optionnel. Les verbes sont mal utilisés (« avez » au lieu de « avait », c’est violent, quand même). Sans compter tous les substantifs mal orthographiés.
C’est à se demander si 1 seule personne a relu ce livre avant de l’envoyer à l’imprimeur. Même le correcteur de base du traitement de texte n’a pas dû être sollicité.
Quant aux énigmes, il faut parfois avoir une loupe pour trouver les indices, et certains jours les solutions font référence à des informations qui ne sont même pas dans le texte.
Alors j’ai fini par prendre ça à la rigolade, mais quand même, publier un livre avec un tel manque de soin, c’est se moquer des lecteurs.
(*) : pour les puristes et ceux qui auraient un doute, dans « je me suis laissé tenter », « laissé » ne s’accorde pas, même au féminin.

404 éditions, 224 pages, 14,95€



Les récits de vie m’ont toujours intéressée. Qu’il s’agisse de biographies ou autobiographies de grands personnages historiques, ou de textes plus modestes d’anonymes, il se crée toujours à la lecture d’un récit de vie une empathie et le lecteur y gagne, me semble-t-il, un petit bout d’humanité en plus.
C’est le titre, d’abord, qui m’a interpellée en écoutant un podcast de France Culture où l’auteure était invitée (sans avoir noté au départ que j’avais déjà lu un
Oui, je le reconnais, le seul nom de « Proust » dans un titre me fait m’arrêter pour feuilleter l’ouvrage en question. Mais dans le cas de ce petit roman, c’est autre chose qui m’a décidée à l’acheter : ce livre est un précieux témoignage. En effet, il regroupe une partie des conférences données par l’auteur lors de son internement dans un camp russe en 1940. Rendez-vous compte : cet homme a été capable de donner une série de conférences d’une impressionnante précision, avec une structure accessible au plus grand nombre, en citant les noms des personnages, les références, etc, de tête. Il n’avait accès ni à l’oeuvre ni à la moindre documentation, évidemment. Une note de début d’ouvrage attire l’attention du lecteur sur certaines approximations – mais ce n’est pas si approximatif que ça !
Connaissant de nombreux poèmes de Victor Hugo – dont de nombreux poèmes qui parlent d’amour – j’étais curieuse de lire les messages personnels qu’il avait écrits à Juliette Drouet.
Son fils de quatre ans a subi une chimiothérapie. Sa fille a fait un don de moelle osseuse pour le sauver. Elle a divorcé de son mari. Et tout ça en plein confinement 2020. On peut dire qu’en cinq mois, la vie n’a pas épargné Laurence Tardieu. Et pourtant elle a fait le choix d’intituler son récit « Vers la joie ».