
Il y a un peu plus de vingt ans, je faisais la connaissance de Robert Langdon, spécialiste en « symbiologie » dans « Da Vinci code ». Je l’ai retrouvé dans d’autres romans – même si je ne suis pas une inconditionnelle des romans de Dan Brown. Dans « Le symbole perdu », il rencontrait Katherine Solomon, une autre chercheuse (en « noétique » – c’est-à-dire qu’elle étudie la pensée).
Et ce qui devait arriver arriva, Robert et Katherine sont devenus amants. Katherine a invité Robert à la rejoindre lors d’un colloque à Prague. Mais alors que les deux chercheurs sont à l’étranger, le dernier manuscrit de Katherine est piraté sur le serveur de sa maison d’édition. Toute la formalisation de ses recherches est désormais perdue. Mais plus encore que le manuscrit, c’est la vie elle-même de Katherine qui semble être menacée.
Tout le début du roman est prenant, très rythmé, avec beaucoup d’action. On retrouve tout ce qui fait la trame habituelle des romans de Dan Brown, beaucoup de situations croisées (qui finissent par converger), des symboles (mais j’en aurais voulu plus), et une ville – ici Prague – comme décor plein de mystère. Il y a beaucoup de références scientifiques, mais que je suis bien incapable de challenger : je ne sais pas quelle est la part de véracité dans les travaux cités.
D’un hôtel de luxe jusqu’aux sous-sols glauques de Prague, j’ai suivi les aventures de Robert et Katherine comme dans un bon « page turner ». Mais aux deux tiers du livre, les informations accumulées étaient trop nombreuses, les liens entre les personnages comportaient trop de ramifications, et j’ai un peu perdu le fil permettant de comprendre pourquoi le manuscrit de Katherine créait un tel capharnaüm autour de la chercheuse.
J’ai plutôt passé un bon moment de lecture, mais comme souvent le mieux est l’ennemi du bien, et une intrigue un tout petit peu moins complexe m’aurait davantage plu.

JC Lattès, 638 pages, 25,90€










