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« Ninn (tome 4) – La cathédrale de fer » de Jean-Michel Darlot et Johan Pilet


Une crue mémorable inonde le métro parisien. Mais l’eau ne vient pas du ciel : elle semble remonter du sol. Ninn, coincée dans l’eau avec son tigre, doit rejoindre la mystérieuse cathédrale de fer pour s’en sortir.


On se perd encore un peu plus dans ce tome, avec des flash black sur des nazis qui installent une usine d’armement Porte des Lilas, et une cathédrale de fer dont on ne comprend pas bien les tenants et aboutissants. Les personnages se mêlent, présentés à des âges différents… c’est dur de suivre. Pourtant je reste fascinée par ces BD à l’esthétique incomparable. J’aime l’ambiance des secrets du métro parisien. Je préférerais juste que les liens entre les personnages soient plus explicites. Je poursuis ma lecture tome après tome, en espérant que les pièces du puzzle finiront par s’assembler.

Kennes, 72 pages, 16,95€

BD

« Ninn (tome 7) – Un zoo de papier » de Jean-Michel Darlot et Johan Pilet


Voilà, j’arrive au bout des sept tomes parus. Et l’histoire n’est pas finie… (d’ailleurs j’ai du mal à croire qu’il y aura un jour une « vraie » fin, tant les chemins explorés en sept tomes sont nombreux et tortueux. C’est vraiment une série qu’il faut lire dans sa continuité car elle est complexe sur les univers et les personnages (même en lisant tout à la suite, certains tomes restent obscurs). Deux bonnes nouvelles ouvrent ce tome : un résumé et une présentation des personnages en introduction, et surtout on retrouve la surface, Paris, le métro, le magnifique Musée d’Orsay…


On s’était habitués au tigre de papier qui accompagne Ninn depuis le début ; on découvre qu’il y a d’autres animaux en origami qui peuvent prendre chair un peu partout dans Paris. Cela fait plaisir de retrouver Paris et ses alentours, avec à nouveau un fourmillement d’anecdotes (sur l’ancienne gare frigorifique du 13e arrondissement, le réservoir d’eau non potable de Passy…)… toute l’ambiance qui m’avait plu dans le premier tome.

Kennes, 64 pages, 16,95€

BD

« Ninn (tome 6) – Lune de glace » de Jean-Michel Darlot et Johan Pilet

Encore un nouvel univers à explorer pour Ninn ! Une chute en montgolfière les a propulsés, elle et ses amis (le tigre et les enfants rencontrés au tome précédent) près de la forteresse du Baron ferraille (oui, encore un nouveau personnage, il faut suivre).

Une fois encore, l’histoire foisonne de nouveaux personnages bizarres, de lieux à découvrir, et de liens pas toujours explicites entre les personnages (ça va parfois un peu vite, il faut rester concentré!).

Il y a dans cette série une créativité incroyable, de beaux dessins, une ambiance unique… mais cette fois on a complètement quitté l’ambiance du métro (aucun dessin de métro, aucun passage dans le monde réel). J’ai un peu décroché sur ce tome.

Kennes, 56 pages, 16,95€

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« Ninn (tome 5) – Magic City » de Jean-Michel Darlot et Johan Pilet

Le quatrième tome m’avait un peu perdue, et j’ai apprécié que le cinquième commence par un résumé qui permet de rappeler le décor, ces Grands lointains qui sont au bout de la Ligne noire, une ligne abandonnée du métro parisien.

Ce tome apparaît d’ailleurs comme une parenthèse : avec ses amis Chad et Malika (et bien sûr le tigre de papier, plus vrai que nature), Ninn part explorer un parc d’attractions désaffecté qui sert de décor à tout le tome.

Elle y rencontre des enfants (qui m’ont fait penser aux enfants perdus de Peter Pan) qui utilisent de drôles d’expression (ça surprend au début de lire « Gare du Nord » comme une interjection), ainsi que des mannequins-robots à la solde du Kreuz, un étrange personnage qui règne en maître sur ce Parc d’attraction.

Le dernier tome retombe dans les travers du précédent et m’a à nouveau quelque peu perdue… dommage (mais j’ai quand même envie de lire la suite!)

Kennes, 64 pages, 16,95€

BD

« Ninn (tome 3) – Les oubliés » de Jean-Michel Darlot et Johan Pilet


Cette fois, Ninn s’est installée dans les
Grands lointains, au bout de la Ligne noire
– elle a repris le rôle de gardienne du fanal. Dans un vieux journal intime de 1924, elle a découvert l’histoire d’Eponine, une jeune aviatrice. Et en consultant le fond Guimard (du nom du créateur de l’architecture des sorties de métro parisiennes), elle a pu consulter des documents sur un étrange hôtel, l’hôtel Venezia, qui n’est peut-être pas resté à l’état de projet…


Tome après tome, l’histoire devient plus difficile à raconter. Ninn, que l’on voit encore un peu « dans la vraie vie », est surtout devenue un personnage de monde parallèle. Il faut parfois relire, s’approprier l’histoire, mais pourtant malgré cette complexité j’aime le côté magique de cette histoire, un peu fantastique, un peu poétique. Et les dessins et couleurs restent, tome après tome, un bonheur pour les yeux.

Kennes, 72 pages, 16,95€

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« Ninn (tome 2) – Les grands lointains » de Jean-Michel Darlot et Johan Pilet

Ça y est, Ninn est arrivée dans un monde parallèle, « les grands lointains », accompagnée d’un tigre de papier devenu bien réel. Elle y découvre des personnages inquiétants, qui n’ont pas l’air ravis de la voir revenir sur la terre (mystérieuse) de ses origines.

Acceptez de vous laisser porter dans ce monde fantastique, à la fois sombre (parce que la fillette est poursuivie par des personnages qui ne lui veulent pas du bien) et pourtant joliment poétique. Les dessins et les couleurs sont toujours magnifiques.


Quelques incises dans le monde « réel » permettent de revoir des personnages du premier tome (ses tontons, leur amie vendeuse dans un kiosque, les copains de classe de Ninn…) et ramènent ponctuellement le lecteur à la surface. Avec ce tome, l’histoire prend clairement un tournant, plus fantastique, plus éloigné des entrailles de Paris, mais tout aussi plaisant à lire que le premier.

Kennes, 72 pages, 16,95€

BD

« Ninn (tome 1) – La ligne noire » de Jean-Michel Darlot et Johan Pilet

Coup de cœur !

Ninn a été recueillie bébé dans le métro parisien. Depuis toujours, elle est fascinée par ce monde souterrain, son histoire, ses secrets. Aujourd’hui âgée d’une dizaine d’années, elle y passe tout son temps libre, et y rencontre des personnages hauts en couleurs, parfois étranges – comme ce vieil homme qui voit des papillons partout autour de lui.

Lorsque Ninn décide d’explorer la « ligne noire », une ligne de métro à l’abandon, elle découvre un monde parallèle… et peut-être la source de ses origines.

Si vous aimez l’histoire du métro parisien (et ses petits secrets), vous allez vous ré-ga-ler ! S’il est assez connu qu’il y a quelques stations « secrètes », aujourd’hui désaffectées, avoir imaginé une histoire autour d’une ligne entière abandonnée et pleine de mystères est une idée de génie. J’ai adoré suivre Ninn dans son exploration d’un métro parallèle.

Ce premier tome s’arrête en plein suspense ; je vous conseille donc d’avoir d’ores et déjà à portée de main le deuxième tome !

Kennes, 64 pages, 16,95€

BD·Cosy mystery·Policier

« Le meurtre de Roger Ackroyd », adaptation en BD par Pascal Bresson et Alberto Taracido, d’après Agatha Christie

« Le meurtre de Roger Ackroyd » fait partie des romans les plus célèbres d’Agatha Christie. Chanceux que vous êtes si vous ne l’avez pas encore lu, vous pourrez profiter pleinement de cette adaptation en BD (c’est toujours différent quand on connaît le dénouement).

Cette BD s’inscrit dans la continuité d’autres romans d’Agatha Christie déjà adaptés dans la même collection, je n’ai donc pas été dépaysée.

J’avais lu le roman il y a trop longtemps pour m’en souvenir précisément, et donc pour juger si l’adaptation est fidèle ou pas. Je ne me souvenais même pas qu’Hercule Poirot y apparaissait ! Il a pris sa retraite au calme à la campagne, cultive ses courgettes, mais accepte finalement d’enquêter en parallèle de la police sur la mort de Roger Ackroyd, l’un de ses voisins. Ce dernier venait de donner un dîner en présence de sa famille et de son médecin, qui l’avait trouvé contrarié.

Ils étaient nombreux à attendre sa mort pour toucher leur part d’héritage… mais qui était prêt pour cela à aller jusqu’à le tuer ?

Évidemment Hercule Poirot trouvera le coupable, lors d’un rituel dont il a le secret…

Sur la forme, j’ai été un peu déboussolée par l’emplacement de certaines bulles de dialogue, qui m’induisaient en erreur sur le personnage qui les prononçaient (et c’est gênant) car elles étaient placées à l’opposé de celui-ci. A part ça, c’est encore une belle adaptation dans cette collection dont je ne me lasse pas ; l’histoire se déroule bien, l’ambiance est fidèle à celle des romans d’Agatha Christie, et Hercule Poirot, toujours flegmatique et malin, égal à lui-même.

Paquet, 64 pages, 16,90€

BD

« Printemps à la charité » de Philippe Pelaez et Alexis Chabert


Si je suis allée (et retournée) vers cette série dont les tomes portent des noms de saisons, c’est d’abord pour la qualité des dessins à l’aquarelle. Pour « Printemps à la Charité », c’est d’autant plus vrai qu’à la qualité des dessins de paysages s’ajoute la qualité des portraits. Gros coup de coeur dans ce tome pour la représentation du personnage de Blanche (en couverture, et dans les planches intérieures). Elle est d’ailleurs le personnage central de ce tome, aussi mystérieuse que fascinante.

Entomologiste au Museum d’Histoire naturelle, elle est l’interlocutrice privilégiée de l’inspecteur Amaury Broyan dans le cadre d’une enquête où des hommes meurent, à moitié fous, persuadés d’être poursuivis par des araignées. Etrange point commun, ils ont tous un lien avec le terrible incendie du Bazar de la Charité, qui a fait plus d’une centaine de victimes.

Dans cette série de BD, l’histoire est toujours un peu alambiquée, mais elle l’est un peu moins cette fois-ci… et s’apparente davantage à une « vraie » enquête dans laquelle le lecteur progresse de manière continue.

Un quatrième et dernier tome est d’ores et déjà annoncé, et c’est donc l’« été » qui viendra clore cette série.

Grand angle, 72 pages, 17,90€

BD

« Hiver à l’Opéra » de Philippe Pelaez et Alexis Chabert

Si vous avez (comme moi) oublié l’histoire du premier tome « Automne en Baie de Somme », peu importe. Même si on retrouve dans ce tome Amaury Broyan, ancien inspecteur de police, l’histoire peut être lue indépendamment de la première (il y a d’ailleurs un résumé en introduction, pour resituer le personnage principal).

Un meurtre sordide est commis en pleine représentation à l’Opéra de Paris. La meurtrière se retrouve elle-même brûlée au visage, contrainte de porter désormais un masque et de se cacher dans les souterrains du bâtiment imaginé par Garnier.


Les dessins de Paris (l’Opéra Garnier, le parc Monceau…) sont sublimes et font l’essentiel de la qualité de la BD (j’ai moins aimé les visages ; quand je ne suis pas sûre de reconnaître un personnage d’une vignette à une autre, cela me gêne beaucoup dans ma lecture !). Le début de l’historie est un peu compliqué, trop sans doute pour une BD aussi courte : il y a trop d’ellipses narratives, et certaines scènes s’enchaînent sans lien. Les éclaircissements finissent par arriver, mais j’aurais préféré quelques scènes supplémentaires qui m’auraient mieux guidée en cours de lecture.

Grand angle, 72 pages, 17,90€