Policier

« Les sept châtiments » de Jordi Llobregat

sept châtimentsAlex Serra est inspectrice à Barcelone. Ecartée de son équipe à cause d’une bavure (qui restera assez bizarrement inexpliquée d’ailleurs), sa dernière chance de se racheter est de mener à bien une nouvelle enquête. Pour cela, elle doit élucider le meurtre d’un homme retrouvé mort avec les paupières cousues. Elle va devoir faire équipe avec un policier français.

Le roman se lit bien, il y a des rebondissements, des fausses pistes, et un mélange entre l’enquête actuelle et le passé mystérieux du village construit en haut de la montagne, en terre inhospitalière. Par contre le fil rouge du roman (attention je spoile un peu, quoique le titre oriente déjà beaucoup) autour des sept pêchés capitaux fait un peu vu et revu.

Au final, c’est un roman agréable à lire, avec des personnages intrigants (les moines, la femme recluse loin de toute lumière) mais un peu trop classique dans le genre – et donc je crains de l’oublier assez vite…

S 2-3Le cherche midi, 464 pages, 21€

Policier

« Les beaux mensonges » de Céline de Roany

beaux mensongesJ’étais assez intriguée par cette couverture sombre. Qui était donc cette femme au visage à moitié caché ? Très vite le début du roman nous éclaire sur ce point : Céleste Ibar, brillante policière réputée pour son excellence à mener des interventions, a aussi été une victime, et son visage balafré témoigne encore d’une agression qu’elle a affrontée.

Dans la nouvelle équipe qu’elle intègre, elle est envoyée sur une affaire qui ressemble a priori à un suicide : la mort d’une femme célibataire, industrielle de renom, bienfaitrice, très pieuse, sur laquelle personne ne trouve rien à redire. Sauf que des indices amènent Céleste à douter du suicide : et si c’était un meurtre ?

Roman impossible à lâcher, dévoré très rapidement et que j’ouvrais avec impatience comme les meilleurs page turner, c’est très réussi. Le personnage de Céleste est complexe, son histoire un peu mystérieuse. Quant à l’enquête, elle offre de multiples pistes – jusqu’à la fin et les rebondissements des dernières pages.

J’ai bien noté quelques petites imperfections (comme la répétition de certaines scènes : par exemple quand les deux policiers s’assoient dans un canapé qui fait face au fauteuil dans lequel leur interlocuteur a choisi de s’installer), et un peu trop de personnages selon moi, mais c’est anecdotique par rapport à l’efficacité du récit. La présentation du livre laisse supposer qu’il y aura d’autres tomes, je sais déjà que je les lirai – car s’ils sont aussi bien menés que cette histoire, je suis sûre de passer encore de bons moments de lecture.

S 3-3Presses de la cité, 496 pages, 21€

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« Les Enquêtes de Lady Rose : Volume 1 – Meurtre et séduction » de M.C. Beaton

ladyRoset1Vous connaissez le plaisir que j’ai à lire la série des « Agatha Raisin », dont j’ai déjà chroniqué une bonne vingtaine de tomes. De la même auteure, j’avais testé la série des « Hamish McBeth », mais je n’avais pas accroché et je me suis arrêtée au deuxième tome.

Avec « Les enquêtes de Lady Rose », je démarre une troisième série de M.C.Beaton. Et quelle bonne surprise ! Le style est très différent des deux autres séries. Même s’il s’agit à nouveau d’enquêtes, la tonalité est moins légère, mêlant à l’intrigue beaucoup de réflexions sociales (sur l’éducation des femmes, le mariage, les inégalités de classe…). Lady Rose est un personnage intéressant, pas aussi léger que ne le laisse le supposer la couverture du livre, toute en froufrous roses. Non, Lady Rose n’est pas juste une jolie jeune femme. Elle a compromis son entrée dans le monde en militant auprès des suffragettes, puis en dénonçant publiquement un homme qui voulait la séduire.

Elle est envoyée par ses parents dans une partie de campagne, où ils espèrent qu’elle pourra trouver un mari malgré ses débuts manqués dans la bonne société. Mais pendant le séjour, une jeune femme est retrouvée morte. Lady Rose est la seule à soupçonner un meurtre. Aidée du capitaine Harry Cathcart, qu’elle ne porte pourtant pas dans son cœur, elle va mener son enquête.

C’est une belle découverte, une histoire et un style très différents de ce que j’avais imaginé. Du coup je n’avais pas du tout l’impression de lire une redite des « Agatha Raisin » dans une version début 20ème siècle.

« Marque de fabrique » de M.C Beaton, les nombreux dialogues auraient pu rendre l’écoute difficile, mais Claire Tefnin réalise une belle performance en donnant sa voix à de nombreux personnages, femmes et hommes, aristocrates ou bonnes.

S 3-3Audiolib, 19,95€, 6h22 d’écoute, traduit par Amélie Juste-Thomas

Cosy mystery·Policier

« Agatha Raisin enquête (t24) : Gare aux empoisonneuses » de M.C. Beaton

9782226444202-jDifficile d’écrire ma 24e chronique sur Agatha Raisin ! Surtout que les ingrédients sont toujours un peu les mêmes : ici une femme retrouvée morte après avoir bu du vin de sureau ; or elle était détestée par tout un village car elle avait la fâcheuse tendance d’emprunter des objets sans jamais les rendre.

A l’agence de détectives, Toni continue à s’enticher d’hommes plus âgés, et pourrait même jeter son dévolu sur un personnage que nous connaissons bien.

L’intrigue fonctionne toujours bien, en plus cette fois-ci il n’y a pas trop de personnages. Ce n’est pas un épisode qui fait beaucoup avancer le fil rouge de la vie d’Agatha, mais je l’ai lu avec plaisir. Je continue à écrire des chroniques sur cette série, que je lirai jusqu’au bout !

S 3-3Albin Michel, 306 pages, 14€

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« Agatha Raisin enquête (t23) : Serpent et séduction » de M.C. Beaton

agatha t23- serpent et séductionCela faisait longtemps que je n’avais pas lu un « Agatha Raisin ». C’est la diffusion de nouveaux épisodes à la télé qui m’en a donné envie – parce que cette série me fait toujours envie, mais que je suis souvent déçue tant les personnages sont éloignés de leur version de papier. Donc je suis revenue à l’original.

Agatha s’est amourachée d’un jardinier, et dépense une énergie folle à essayer de le conquérir. Lorsque celui-ci est retrouvé mort, Agatha enquête et découvre qu’il avait de nombreuses maîtresses, toutes plus moches ou bizarres les unes que les autres. Pour Agatha c’est la douche froide, mais qui décuple son envie de découvrir laquelle de ces femmes a tué le jardinier !

Ce roman est un bon cru dans la série, efficace. Comme dans plusieurs autres romans, j’ai été à un moment donné perdue parmi toutes les dames de Carsely qui figurent parmi les suspectes, mais au final cela a été ! James, Charles, Roy, Bill figurent en bonne place dans l’aventure ; les jeunes Toni et Simon font complètement partie de « la bande ». Un classique de la série.

S 3-3Albin Michel, 306 pages, 14€

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« Son espionne royale et l’héritier australien (tome 5) » de Rhys Bowen

son espionne t7Je lis beaucoup de cosy mysteries, c’est un genre léger et distrayant. La collection de « Son espionne royale » est assurément en haut de la pile des séries que je préfère. Lady Georgiana, « Georgie », est une lointaine héritière de la couronne royale. Dire d’elle que c’est une « espionne », c’est un peu exagéré, car en réalité elle se retrouve malgré elle mêlée à des enquêtes policières.

Cette fois-ci, elle est invitée par la duchesse douairière de Eynsford. Celle-ci a retrouvé en Australie un enfant caché de son fils défunt : il pourrait être l’héritier tant attendu, celui qui assurera l’avenir du domaine et du nom. Il doit arriver prochainement, et la duchesse douairière a chargé Georgie de lui apprendre les bonnes manières.

Mais l’arrivée de l’héritier australien n’est pas du goût de tous.

Lorsqu’un meurtre est commis, Georgie se retrouve une fois de plus au coeur d’une enquête, et saura comme d’habitude faire preuve de perspicacité et de bon sens.

De tome en tome, cette série s’améliore, jonglant entre enquête et anecdotes amusantes. Le personnage de Georgie a gagné en crédibilité en fil des tomes ; les enquêtes sont plus crédibles et mieux menées. J’attends le prochain tome avec impatience (le 8e tome est attendu pour novembre) !

S 3-3Robert Laffont, coll. La Bête noire, 378 pages, 14,90€

Policier

« Vie et mort d’une légende bigoudène » de Pierre Pouchairet

vie-et-mort-d-une-legende-bigoudeneCe roman attendait patiemment dans ma PAL depuis un certain temps. Je ne sais pas expliquer pourquoi, mais j’avais quelques hésitations. Peut-être que le rock bigouden ne m’inspirait pas trop a priori… Mais j’ai lu une chronique très enthousiaste de mon ami blogueur Yves qui m’a décidée à ouvrir ce roman… et une fois de plus, j’ai bien fait de faire confiance à Yves car ce roman est très très bien fait.

Ce roman s’inscrit dans une série, « Les trois brestoises » (Léanne la flic, la plus présente dans le roman ; Elodie la médecin légiste et Vanessa la psy), mais nul besoin d’avoir lu les précédents tomes pour être aussitôt immergé dans l’ambiance de ce polar.

Robert Letourneur est une ancienne star du rock. Il a connu et joué avec les plus grands, avait acquis une célébrité nationale grâce à une bluette, et était revenu s’installer en Bretagne pour couler les jours heureux de sa retraite. Lorsqu’il est retrouvé mort, Léanne est chargée de l’enquête. Et je dois dire que mes réticences initiales sur le thème du roman sont vite tombées, et je me suis passionnée pour ce roman très bien fait, que j’ai dévoré. L’écriture est efficace, l’histoire avance bien, la vie personnelle des personnages est présente à juste dose (un peu mais pas trop), et l’auteur nous offre en prime une intrigue supplémentaire avec l’arrivée d’un nouveau policier dans l’équipe de Léanne, aussi séduisant qu’intriguant.

Très bon roman, efficace, dépaysant, offrant un flash-back dans les bonnes années du rock, c’est une bonne entrée en matière pour découvrir cette série.

S 3-3Editions du Palémon, 400 pages, 10€

Policier

« Sept mensonges » de Elisabeth Kay

9782266311939ORIVoilà un thriller psychologique comme je les aime, qui ne dégouline pas de sang, mais où tout le suspense est porté par les manipulations des personnages. Marnie et Jane sont amies depuis l’enfance : elles ont tout vécu ensemble, l’école, les garçons, les familles compliquées. Rien ne semble pouvoir les séparer. Devenues adultes, c’est Jane qui se marie en premier. Jonathan est formidable, gentil, attentionné. Mais il meurt brutalement dans un accident. Quand Marnie tombe amoureuse de Charles, pour Jane c’est la douche froide. Elle déteste cet homme. Et ce profond dégoût qu’elle a de lui va la conduire à mentir.

Dès les premières pages j’ai été happée par l’histoire et par l’écriture très rythmée. C’est un super page-turner pour finir l’été ! Roman très accessible mais bien mené, il est difficile à reposer. Le personnage de Jane est aussi attachant que diabolique. Le suspense dure de la première à la dernière page. Je vous le conseille !

S 3-3Pocket, 448 pages, 7,95€. A noter, il existe une version grand format avec 7 intercalaires pour les 7 mensonges. J’avais choisi la version poche plus économique, et je ne le regrette pas car finalement les intercalaires n’auraient rien apporté à ma lecture…

Cosy mystery·Policier

« Les Folles enquêtes de Magritte et Georgette (t1) : Nom d’une pipe ! » de Nadine Monfils

magritte t1Un nouveau cosy mystery, une couverture qui me fait de l’oeil, une auteure dont j’ai déjà lu un livre (très différent), voilà comment ce roman est arrivé entre mes mains.

Une femme a été retrouvée morte, alors qu’elle se rendait au rendez-vous galant que lui avait fixé par lettre un mystérieux amoureux.

Magritte, qui avait aperçu cette femme quelques jours plus tôt, décide de jouer les détectives avec la complicité de sa femme Georgette.

Le duo Magritte-Georgette fonctionne bien, ils s’aiment et se chamaillent. Le lecteur en apprend plus sur la vie de Magritte, ses zones d’ombre (dont la mort de sa mère) et aussi ses fantaisies. L’ambiance est assurément belge – par les références, les termes utilisés – et si les frites sont au menu, on ne peut pas parler de cliché car l’auteure est elle-même belge.

Le roman donne envie de retourner voir quelques toiles de Magritte. L’enquête est efficace, complètement dans l’esprit du roman d’enquête. Je lirai probablement le deuxième tome.

S 3-3Robert Laffont, coll. La Bête Noire, 312 pages, 14,90€

Cosy mystery·Policier

« Le corbeau d’Oxford » de Faith Martin

corbeau oxfordTrudy Loveday est une jeune policière pleine de projets et d’ambition. Mais en 1960 les femmes n’ont pas encore toute leur place dans les équipes de police, et ses supérieurs hiérarchiques n’ont pas l’intention de lui confier la moindre affaire sérieuse.

Pour se débarrasser de cette jeune femme dont il ne sait que faire, son chef l’envoie travailler avec Clement Ryder, un vieux coroner bourru dont la réputation d’excellence fait frémir tous les policiers qui ont affaire à lui.

Alors qu’un jeune père a été tué, son décès relance dans l’esprit de Clement Ryder une vieille affaire. Mais bien des années après, quel lien fait-il entre les deux histoires ? Et pourquoi veut-il rouvrir le dossier du suicide d’une jeune fille ?

Avec beaucoup d’énergie et un sens remarquable de la déduction, Trudy va collaborer avec Ryder sans se laisser impressionner par la réputation de celui-ci.

Si le roman est dans l’ensemble assez classique, l’écriture est efficace et l’enquête progresse en alternant fausses pistes et vraies avancées. Je ne sais pas encore si je lirai d’autres tomes de cette série, mais c’est un bon roman d’enquête.

S 2-3Harper & Collins Noir, 306 pages, 14,90€