J’étais très curieuse de voir comment aller se dérouler ce deuxième tome des enquêtes d’Hannah Swensen. Hannah tient une boutique de cookies à Eden Lake, dans le Minnesota. Cette année, elle est jurée dans une émission de télévision dédiée à la pâtisserie. Le décor est planté, comme pour le premier roman, ce deuxième tome va vous donner envie de manger successivement de la charlotte aux fraises, du gâteau à l’ananas nappé de caramel, et bien sûr toutes sortes de cookies puisque c’est la spécialité de l’héroïne. Il y a moins de recettes (me semble-t-il) que dans le premier tome, ce qui n’est pas plus mal car de toute façon je ne comprends rien aux dosages qui sont donnés en « tasses », les tasses étant traduites en « millilitres »… mais cela me paraît toujours incongru de doser la farine en « millilitres ».
Bref.
Boyd, l’entraîneur de basket de la ville a été retrouvé mort – et c’est Hannah que la veuve a appelée en premier. Or Hannah connaissait le terrible secret du couple, Boyd était un mari violent qui battait sa femme. Bien que tout puisse accuser la femme battue, Hannah est persuadée de son innocence. En cachette de Mike – l’un de ses prétendants – et de Bill, le mari de sa sœur, policer, Hannah décide d’enquêter.
Rien n’a vraiment changé depuis le premier tome : la mère d’Hannah est toujours envahissante, sa nièce est trop mignonne, Lisa son assistante est une perle, Hannah est tiraillée entre Mike et Norman le dentiste… et j’avais envie de manger des cookies à chaque chapitre. Il faut dire que quand Hannah n’est pas dans sa boutique, elle a toujours sur elle un sac de cookies – elle est persuadée que le chocolat résout tous les maux, et que proposer des cookies à un témoin ou à un suspect l’aide à parler !
J’ai bien aimé ce deuxième tome, je suis rassurée sur le fait que les histoires pourront se renouveler tout en gardant les « codes » du premier tome – les cookies, la famille… et le chat Moshe. Je lirai le prochain ! (sortie prévue en septembre 2021)
Le Cherche Midi, 400 pages, 15€
Dans ce deuxième tome des Enquêtes de Lizzie Martin, Elizabeth (« Lizzie ») Martin est appelée comme demoiselle de compagnie auprès de la jeune Lucy. A dix-huit ans, celle-ci vient de perdre son enfant peu après l’accouchement. Elle est persuadée que son enfant n’est pas mort, et ses deux vieilles tantes qui l’hébergent ne savent plus comment la gérer. Son mari, un parvenu, a été envoyé gérer des affaires en Chine pour l’éloigner de la famille.
Quel plaisir de retrouver le commissaire Dupin ! En ces périodes de limitation des déplacements, pouvoir voyager par la pensée jusqu’à Concarneau et la Bretagne est une bouffée d’oxygène bien agréable.
Vous connaissez mon goût pour les cosy mysteries. Couplé avec une certaine gourmandise, cela faisait de moi une cible idéale pour cette nouvelle série de romans.
Il y a des textes dont on se souvient pendant très longtemps, parfois pour le style, parfois pour l’auteur, parfois aussi parce que l’on se souvient du moment de notre vie où on les a découverts. C’est le cas pour « Ils étaient dix » – qui s’appelait à l’époque « Les dix petits nègres ». Ce qui est amusant, c’est que j’ai découvert ce texte alors que j’étais collégienne et que je participais à un « club de lecture » qui consistait à lire à plusieurs, et à l’oral, un roman choisi par l’un d’entre nous. C’est donc dans dans une version orale que j’ai découvert ce texte incontournable de Agatha Christie, et c’est en version audio que je l’ai redécouvert ces jours-ci. Coïncidence ?
Lady Georgiana de Rannoch – Georgie pour les intimes – désespère de devoir passer Noël dans le château familial. Elle sait que sa belle-sœur ne l’accueille pas d’un bon œil, mais puisque sa famille est ruinée depuis la mort de son père, Georgie n’a guère d’alternative.
Je trouve assez amusant de me dire que, près de 80 ans après leur parution, il aura fallu attendre le confinement de 2020 pour que je découvre les enquêtes de Miss Silver, et en version numérique en plus !
Les amateurs de la série des Agatha Raisin apprécieront la lecture de cette courte nouvelle retraçant les premiers pas professionnels de la jeune Agatha. Tout juste sortie de sa banlieue, loin d’une famille alcoolique et d’un premier mari violent, elle n’a qu’une envie : réussir. Son rêve ultime, vous le connaissez déjà, est d’acquérir un jour une maison dans les Cotswolds. C’est en acceptant une tâche ingrate dans l’agence de communication où elle travaille qu’elle rencontre un homme dont elle va défendre l’image, et qui va la récompenser en l’aidant à monter sa propre agence.
Décidément Agatha Christie est indémodable ! Dans « Christmas Pudding » – que j’avais sûrement lu il y a bien longtemps, mais que j’ai redécouvert avec beaucoup de plaisir – on retrouve toute la quintessence des textes de la « reine du crime » au travers de six nouvelles. Cinq d’entre elles mettent en scène Hercule Poirot (mon préféré) et la dernière Miss Marple.