J’avais bien aimé « Manoir, magouilles et coq au vin » (malgré ce titre bizarre qui selon moi ne rend pas service à mise en valeur du roman). Pourtant je n’avais pas poursuivi la lecture de cette série Carter & Campbell – je n’ai pas d’autre explication que le fait d’avoir plusieurs séries en cours et d’en avoir privilégié d’autres. C’est un lisant une chronique d’une autre blogueuse que j’ai eu envie de reprendre cette série.
Bingo ! Ce tome-là est également très réussi. Ma première impression est qu’il fait lui aussi la part belle à une maison, comme dans le précédent tome. Et cette maison est une fois de plus presque un personnage à part entière du roman. Cette fois-ci, c’est key House qui est au centre d’une enquête. Maison abandonnée depuis longtemps, son héritier ne s’est jamais résigné à la vendre – mais il n’y a jamais vécu non plus. Mais quand la maison est incendiée et qu’un homme y est retrouvé mort, l’héritier est bien obligé d’y revenir..
Squatteurs réguliers, voisins trop curieux, héritier au lourd passé judiciaire… les suspects ne manquent pas pour Jess (Campbell) et son chef Ian (Carter). L’histoire se lit très bien, sans temps mort, avec plein de fausses pistes. C’est plutôt bien écrit et j’ai passé un très bon moment de lecture, avec l’envie de poursuivre chapitre après chapitre pour connaître la fin !
Seul petit regret, le dénouement de l’histoire, avec identification du coupable, se produit environ 70 pages avant la fin. Je préfère quand la tension reste présente jusqu’au bout, avec un dernier rebondissement – sinon je trouve les dernières pages ennuyeuses, la tension de l’enquête étant redescendue.
Au-delà de l’enquête, il pointe en filigrane un rapprochement possible entre Jess et son chef. Je ne l’avais pas perçu dans « Manoir… » (ou alors je l’ai oublié!), à tel point que je ne me souvenais que du personnage de Jess !!
10/18, 360 pages, 13,90€
J’ai lu tant de livres d’Agatha Christie ! Et pourtant quand j’ai vu la sortie en poche de « La toile d’araignée », j’ai été interpelée : je ne le connaissais pas, celui-ci ! Et pour cause : il s’agit d’une pièce de théâtre d’Agatha Christie qui a été adaptée en roman par Charles Osborne (je me souviens avoir lu « Black coffee » adaptée en roman par le même Charles Osborne). J’étais un peu hésitante : allais-je retrouver l’ambiance Christie dans une adaptation ?
Je n’avais pas lu le premier tome de cette série, « Bretzel et beurre salé », même si je l’avais souvent vu bien mis en avant dans les librairies. J’aime beaucoup les cosy, cela ne vous aura pas échappé, mais bizarrement je n’avais pas sauté sur celui-ci – il a fallu le hasard d’une bibliothèque pour me mettre entre les mains le deuxième tome.
« Son Espionne royale » fait partie de ces lectures réconfortantes, que j’aime avoir sur ma table de chevet. Je l’avais acheté dès sa sortie, puis gardé « sous le coude » , et j’ai pris un grand plaisir à le lire ces jours-ci.
Quand de riches retraités s’ennuient dans leur maison de retraite tout confort, ils ne créent pas un club de mots croisés mais un murder club ! Chaque jeudi, ils sont quelques uns à se retrouver pour tenter d’élucider de vieilles affaires criminelles jamais résolues. Il y a Elisabeth, la meneuse du groupe ; Ron l’ancien politique et Ibrahim l’ancien psy. Et depuis que Penny est dans un coma définitif, Joyce l’infirmière complète le groupe.
Cela faisait longtemps que ce premier tome me faisait de l’oeil. Dans cette série, la reine Elisabeth II mène des « enquêtes », à sa façon – comprenez : sans quitter ses résidences royales, en envoyant sa secrétaire particulière sur le terrain. Je me suis décidée quand j’ai vu qu’il était sorti en format poche – j’avais quand même quelques doutes sur la qualité d’un roman qui part d’un pitch aussi rocambolesque que la reine en enquêtrice.
Premier signe que la fin de la série approche : même si ce n’est pas écrit sur la couverture (!), ce livre a été co-écrit. Je ne sais pas ce qui doit être attribué à l’un ou l’autre des deux auteurs ; c’est un bon tome, avec du rythme, des personnages hauts en couleurs ; mais j’ai aussi été étonnée par des descriptions maladroites et surtout par un incroyable (et peu crédible) retour en grâce de James. Alors certes le roman s’ouvre sur le mariage de Charles, et on pouvait imaginer qu’Agatha ne resterait pas longtemps à se languir ; qu’elle cherche à reconquérir James, pourquoi pas ! Mais faire de James soudain un grand romantique, je n’y ai pas cru une seconde.
Avoir mis un âne sur la couverture de ce tome est une bonne idée car… c’est un peu le personnage principal !
« Je n’ai accès ni aux analyses des experts ni aux rapports d’autopsie, ce qui m’oblige à miser sur mon intuition et à essayer de deviner, comme au bon vieux temps. »
Doucement mais sûrement, je m’approche de la fin de la série « Agatha Raisin ». Ce 28