
Ce livre est un roman mais il aurait pu être une pièce de théâtre, tant les situations prêtent au rocambolesque, aux quiproquos, aux petits complots.
A Blanding Castle, Lord Emsworth est le « patron » mais c’est sa sœur Constance qui gère la vie sociale de la demeure. Elle a pour habitude de convier poètes et écrivains à séjourner chez elle. Tout en offrant généreusement l’hospitalité à certains, elle refuse catégoriquement d’aider son mari à dépanner financièrement son ex belle-fille. Celui-ci met alors au point un plan pour lui voler l’un de ses colliers et récupérer ainsi de l’argent à son insu.
C’est à partir de là que les situations loufoques vont s’enchaîner, parce que l’initiateur du vol délègue son vol à son neveu, qui lui-même le délègue à un homme à tout faire, le fameux Psmith (oui, avec un « P », muet, pour faire plus original). Ce dernier s’incruste à Blanding Castle en se faisant passer pour un poète…
Si vous n’avez pas tout compris, pas de panique, c’est normal. Tous les personnages jouent plusieurs jeux… et méfiez-vous de l’eau qui dort.
Le roman est distrayant, par les situations embrouillées qu’il crée, avec ces personnages qui ne sont pas toujours ceux que l’on croit. J’en ai parfois mélangés certains, mais sans perdre le fil de l’histoire. Certains personnages (Lord Emsworth, Psmith) apparaissent dans d’autres romans de l’auteur, mais ce livre peut être lu indépendamment sans rien perdre de la compréhension de l’histoire.

Les Belles Lettres, 304 pages, 15€ (livre offert)