Cette BD m’attendait depuis des mois et des mois, je ne sais pas dire pourquoi j’ai attendu aussi longtemps pour la lire… A la faveur d’une « pause » entre deux romans, je me suis finalement immergée dans la marche d’Etienne Davodeau (dont je connaissais « Les ignorants », conseillé par une amie blogueuse spécialiste ès BD il y a fort longtemps).
L’objectif de la marche d’Etienne Davodeau est de rejoindre Bure, dans la Meuse, qui fait l’objet d’un projet d’enfouissement de déchets nucléaires. Et puisque le point d’arrivée montrera ce que les humains sont capables d’enfouir de nocif dans le sous-sol, le point de départ de la marche en sera l’exact opposé : un joli site du Lot où les hommes, un jour lointain, ont dessiné dans une caverne…
Le livre est un tout petit peu long à démarrer – disons que c’est un échauffement – mais devient ensuite très intéressant. Au premier niveau, d’abord, avec les réflexions et le quotidien d’un marcheur, ses rencontres, quelques situations qui font sourire. Puis au second niveau, quand on entre dans le fond du sujet et que l’auteur donne la parole à un expert du nucléaire ou à un militant. C’est très pédagogique, assez accessible dans les explications.
Les dessins, en noir et blanc, sont réussis et retranscrivent bien l’ambiance de la randonnée.
N’attendez pas aussi longtemps que moi pour découvrir cette BD !
Futuropolis, 216 pages, 25€
Souvenez-vous (mais ne lisez pas la suite si vous n’avez pas fini le premier tome) : le
Première surprise en ouvrant ce livre : je me réjouissais d’avoir acheté d’un coup les deux tomes (pour éviter la pause lecture entre les deux), et je découvre que la série en comptera… sept ! Me voilà prise dans un piège !
Voilà un page turner comme je les aime, qui m’a tenue en haleine jusqu’à l’épilogue ! Je l’avais bien sûr remarqué dès sa sortie, ayant lu (je crois) tous les précédents romans de Joël Dicker ; mais il m’a fallu patienter un peu, au milieu de toutes mes lectures en attente, pour me décider à l’acheter. Et je ne regrette pas cet achat ! J’ai passé un excellent moment de lecture. L’ambiance m’a un peu rappelé celle de «
On n’en finit pas de publier des livres autour d’Agatha Christie. Entre les rééditions de ses romans, les BD qui en sont des adaptations, les cosy crimes qui se revendiquent de l’héritage Christie, le choix est vaste.
Les phares sont un décor intéressant pour une intrigue de roman : l’isolement, la promiscuité de ceux qui y vivent, les conditions météorologiques, sont des ressorts romanesques qui fonctionnement bien. C’est d’ailleurs pour ces raisons que j’ai eu envie de découvrir ce roman. Avoir choisi la version audio m’a permis d’entrer tout de suite dans une ambiance très particulière, cette atmosphère de huis-clos ressentie par des gardiens qui partagent leur quotidien dans ce phare.
Ce dixième tome de la série de cosy mysteries pâtissiers (comprenez : d’enquêtes dans dans un contexte où l’héroïne est une pâtissière) est un très bon volume dans la série.
Souvenez-vous : dans le premier tome de «
L’auteure de ce livre a acheté un jour sur internet un lot de photographies familiales. Romancière et journaliste, elle se lance deux défis : d’abord, écrire un roman dont les personnages seront inspirés des photos, de ces « gens dans l’enveloppe » qu’elle a reçue par la Poste ; ensuite, se lancer dans une enquête sur les traces de cette famille.
L’Association pour l’autobiographie et le Patrimoine Autobiographique (APA) collecte et conserve toutes sortes d’écrits personnels (journaux intimes, correspondances etc). C’est dans ses locaux, à Ambérieu-en-Bugey, que l’auteure a consulté, rassemblé, coordonné et commenté les récits de huit agriculteurs. Chacun, à travers son histoire familiale et personnelle, raconte un pan de la transformation de l’agriculture qui s’est opérée en France depuis plus d’un siècle. Les textes sont assez courts (les passages ont été sélectionnés), mais condensent l’essentiel des messages que chacun veut porter : sa vision de la principale transformation qui a eu un impact sur l’exploitation familiale, ses envies et ses renoncements face à une agriculture qui évolue à toute vitesse, les paradoxes du monde agricole.