Si le clin d’œil du titre à Pagnol est évident, le château dont il est question dans cette BD n’a rien à voir avec un petit château de Provence. Sous titrée « Versailles ressuscité », cette BD raconte en effet la vie du conservateur qui a redonné vie et lettres de noblesse à l’un des plus célèbres châteaux de France.
Remettons les événements dans leur contexte : en 1887, quand Pierre de Nolhac arrive en poste comme conservateur de Versailles, le château est un bel endormi. Symbole de la royauté dans une France qui célèbre la République, il n’est voué qu’à sommeiller pour l’Histoire. Ce qu’on attend de Pierre de Nolhac ? Qu’il poursuive un travail d’historien, qu’il s’amuse un peu avec les archives, et surtout qu’il n’en fasse pas trop. Mais ce n’est pas ainsi que le nouveau conservateur envisage sa tâche…
BD très originale sur une histoire qui m’était inconnue, j’ai beaucoup aimé suivre ce conservateur, qui arrive avec femme et enfants dans un château que eux vont détester, mais que lui va faire revivre. Les épreuves de la vie n’épargneront pas leur famille, plusieurs fois endeuillée, mais Pierre de Nolhac continue inlassablement sa mission. Humble, dévoué, il avance à petits pas, mais à pas sûrs. Les dessins en noir et blanc sont très réussis (si la Galerie des glaces nous est familière, je ne l’avais jamais vue en noir et blanc). C’est d’ailleurs un choix très judicieux : en couleurs, l’œil du lecteur se serait attardé sur les dorures de Versailles, alors qu’en noir et blanc le lecteur se concentre davantage sur Pierre de Nolhac et son travail.
La boîte à bulles, 168 pages, 24€
Le pitch de ce roman m’avait tapé dans l’œil : imaginez qu’un homme doive résoudre une enquête avec pour seul outil son intuition.
J’avais un peu oublié la complexité des romans de la série des « Victor Legris »… Ce cinquième tome de la série me l’a vite rappelé ! Et pourtant j’aime les personnages de cette série, ces deux libraires – Victor Legris, donc, et son accolyte Kenji Mori – heureux propriétaires d’une librairie dans le Paris de la toute fin du XIXème siècle. Depuis les premiers opus de la série, Victor Legris se transforme régulièrement en enquêteur, et mène ses recherches avec l’aide de Joseph, son commis, un jeune homme bougon mais bon enfant qui rêve de devenir écrivain.
Il y a plusieurs années, j’avais essayé de « lire Proust », un peu comme un passage obligé dans ma vie de lectrice. J’avais consciencieusement commencé « A la recherche du temps perdu » par le premier tome… et je n’en ai jamais lu d’autre, perdue dans des phrases complexes et un récit qui m’avait plutôt ennuyée.
Dans ce deuxième tome des Enquêtes de Lizzie Martin, Elizabeth (« Lizzie ») Martin est appelée comme demoiselle de compagnie auprès de la jeune Lucy. A dix-huit ans, celle-ci vient de perdre son enfant peu après l’accouchement. Elle est persuadée que son enfant n’est pas mort, et ses deux vieilles tantes qui l’hébergent ne savent plus comment la gérer. Son mari, un parvenu, a été envoyé gérer des affaires en Chine pour l’éloigner de la famille.
Quel plaisir de retrouver le commissaire Dupin ! En ces périodes de limitation des déplacements, pouvoir voyager par la pensée jusqu’à Concarneau et la Bretagne est une bouffée d’oxygène bien agréable.
Vous connaissez mon goût pour les cosy mysteries. Couplé avec une certaine gourmandise, cela faisait de moi une cible idéale pour cette nouvelle série de romans.
Beaucoup d’ouvrages ont déjà été publiés sur Tintin et sur son créateur Hergé. Alors d’entrée de jeu l’auteur fixe son cadre : il ne parlera quasiment pas d’Hergé, ne s’essaiera pas à une nouvelle théorie psy ni ne lancera des polémiques. Son propos est ailleurs, et vise à analyser ce qui donne le sous-titre de son essai, à savoir « les raisons d’un succès universel ».
Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas découvert de texte de Philippe Claudel. J’avais presque oublié à quel point son écriture aux mots ciselés forme de la belle ouvrage, et la version audio permet de profiter encore mieux du texte.
C’est en écoutant une interview où Michel Bussi citait Patrick Cauvin que j’ai eu envie de relire un roman de cet auteur dont j’ai dévoré bon nombre de romans pendant mon adolescence. Dans ma bibliothèque, j’ai retrouvé « Haute-Pierre », et comme je ne me souvenais pas de l’histoire, j’ai pris plaisir à le redécouvrir.