1980. Canfranc est une gare près de la frontière franco-espagnole, abandonnée aux quatre vents depuis bien longtemps. Thomas Azumendi s’y rend par curiosité, sur les traces de son grand-père aujourd’hui décédé. Il est journaliste, et a pris une année sabbatique pour renouer avec son histoire familiale. Ce qu’il ne savait pas en partant à Canfranc, c’est qu’il allait ouvrir la boîte de Pandore. En effet, il découvre que cette gare où a travaillé son grand-père a vu passer pendant la Seconde Guerre mondiale des convois ferroviaires chargés d’or.
D’où venait cet or, et pourquoi une certaine quantité disparaissait à chaque convoi ? Qui était au courant ?
Ce livre est bien plus qu’un roman historique. En partant de ce mystère autour de l’or de Canfranc, c’est une vraie enquête journalistique, complète, précise. Je suis habituée à lire des romans historiques très « romancés » ; ici le roman se veut très précis historiquement, et sur le fond et sur la démarche. Cela m’a un peu déstabilisée car je connais très mal (euh… pas du tout?) l’histoire de l’Espagne, et les figures des différents opposants ou partisans de Franco. Ce n’est pas inintéressant d’avoir cette approche dans le roman, mais c’est très pointu donc plutôt adapté à des lecteurs qui ont déjà un vernis (assez épais) sur le sujet. Pour moi qui suis novice sur le sujet, j’ai apprécié de « souffler » entre deux parties très pointues historiquement, pour revenir au quotidien d’enquêteur journaliste de Thomas Azumendi.
Editions Privat, 284 pages, 18,25€
Comme souvent lorsque j’apprécie des romans d’un auteur, je remonte progressivement dans son œuvre. C’est ainsi que j’ai découvert « Mourir sur Seine » de Michel Bussi. Dans ce roman policier, Michel Bussi nous fait découvrir la Seine côté Normandie, pendant l’Armada de Rouen en juillet 2008. Alors que des navires de tous pays s’apprêtent à défiler sur la Seine devant une foule considérable, un marin est assassiné.
Dès les premières lignes, le décor est planté. Le Bleuet, l’Ortie et le Pissenlit sont trois habitants du village de Rieswihr en Alsace, village menacé par la construction d’un village vacances qui risque de défigurer le paysage et de bousculer la petite vie locale… Alors que le maire et le député s’affrontent sur le dossier, le Bleuet, l’Ortie et le Pissenlit partent en guerre contre ces constructions. Or le garde-champêtre est retrouvé mort. Simple accident ou meurtre lié au projet ?
N’imaginez pas que ce livre remplacera votre plan de Paris si vous êtes perdus dans la capitale. « Street Paris » regroupe certes les plans de 45 quartiers parisiens, mais ce sont des plans artistiques, qui mettent en lumière les immanquables des divers arrondissements.
Voilà ce qui arrive quand on lit une série de romans sans commencer par le premier : on finit par revenir en arrière. Donc pour ceux qui ont lu mes précédentes chroniques sur « Agatha Raisin enquête », je vous aide à vous y retrouver : cette chronique parle du deuxième tome, « Remède de cheval ». Agatha est déjà installée dans les Cotswolds ; elle a déjà craqué pour son voisin James Lacey, mais à eux deux ils illustrent parfaitement l’expression « fuis-moi, je te suis ; suis-moi, je te fuis ».
Si vous venez de temps en temps sur ce blog (merci, merci), vous savez que ma lubie littéraire actuelle est la série des « Agatha Raisin » de M.C. Beaton. Je me suis attachée à ce personnage, et moi qui aime les romans policiers « gentillets » – comprenez par là « sans description macabre ni scène angoissante », je suis servie. Si la collection est depuis peu traduite en français, les romans ont une bonne vingtaine d’années. J’ai commencé par le tome 3, et je rattrape maintenant mon retard en lisant le premier tome de la série – les romans sont suffisamment bien construits pour que cela ne soit pas gênant.
Si cet été vous hésitez entre envoyer une carte postale ou un simple MMS, c’est que vous n’avez pas encore lu « Le facteur émotif », véritable ode au courrier postal.
C’est un pur hasard, mais à quelques jours d’intervalle j’ai lu deux romans qui pourraient se ressembler : deux premiers romans, écrits par deux jeunes femmes, et qui racontent le quotidien de deux femmes au début de leur vie professionnelle. Autant je n’ai pas accroché au
Ella est professeur de français, et pleine de projets. Evidemment elle a encore ses idéaux sur l’éducation, et s’est donné comme objectif d’accompagner Basile, enfant Asperger, jusqu’au brevet des collèges. Quant à sa vie sentimentale, c’est un peu la cata, entre son petit ami pas encore sorti de l’adolescence, et son nouvel ami gay.
Cette année s’est tenue à Sète la vingtième édition des « Voix vives » dédiées à la poésie. Pendant plus d’une semaine, la ville a vécu au rythme des lectures et des animations autour de la poésie.