Cette année s’est tenue à Sète la vingtième édition des « Voix vives » dédiées à la poésie. Pendant plus d’une semaine, la ville a vécu au rythme des lectures et des animations autour de la poésie.
Autant le dire tout de suite : je ne connais rien à la poésie contemporaine. Pire : je crains de n’y être pas sensible. Pourtant je connais mes classiques, et je peux relire Victor Hugo ou Paul Eluard avec beaucoup de plaisir. Par contre, je suis incapable de citer le nom d’un poète vivant !
Si mes chroniques sur ce blog sont par définition subjectives, celle-ci l’est d’autant plus que la poésie relève profondément de l’intime. Je ne crois pas qu’il y ait de « bons » ou de « mauvais » poèmes ; certains nous parlent, ou (r)éveillent quelque chose en nous, tandis que d’autres nous laissent indifférents.
Plonger sur une place de la ville où n’exposent que des auteurs ou des éditeurs de poésie relève donc quasiment d’une expérience pour moi ! Néanmoins je suis curieuse de découvrir des écrits contemporains, je me suis donc laissée tenter par plusieurs ouvrages, dont le premier fait l’objet de cette chronique.
J’ai rencontré Jean Le Boël à l’occasion des « Voix vives » et je le remercie d’avoir essayé de me « décomplexer » sur ma capacité à renouer avec la poésie. Son recueil « Clôtures » est en effet accessible aux non-initiés comme moi, bien loin d’une poésie élitiste que je redoutais. Je ne peux pas dire que j’ai tout aimé dans ce livre, mais j’y ai trouvé quelques vers qui ont eu une résonance particulière en moi – et quelques vers, c’est déjà bien.
Par exemple, depuis que je l’ai lu je repense souvent au poème qui ouvre le recueil :
il va de la grange à l’étable
et de l’étable au jardin
[…]
il fend le bois et offre le linge au vent
il faut tirer le cidre et cueillir les œufs
[…]
il pioche les haricots recueille les semences
[…]
il va du jardin à la grange
Bien sûr il faut lire le poème en entier pour y comprendre – en tout cas c’est ce que moi j’y ai compris – l’hommage à ces générations qui ne s’arrêtaient jamais de travailler, ces grands-pères et grands-mères qui ne se plaignaient pas mais accomplissaient chaque jour les indispensables travaux du quotidien.
Comme cela me parle !
Un autre poème, un peu plus loin dans le recueil, me fait le même effet :
Ce qu’il savait des arbres
[…]
le laisserons-nous ignorer aux enfants
Je ne sais pas s’il y aura beaucoup d’autres chroniques de poésie sur ce blog, mais je suis contente de cette rencontre et d’avoir ce livre-là dans ma bibliothèque, car je sais que je retournerai sûrement le feuilleter.
Éditions Henry – Écrits du Nord, 73 pages, 10€
« Créer ses jardins de peintres » : voilà un programme bien alléchant pour quiconque aime flâner au milieu des fleurs ou des arbres ! Le principe du livre est prendre pour point de départ un tableau qui fait la part belle à la nature ; de décortiquer les essences peintes sur le tableau ; et de faire ensuite un zoom sur ces plantes et leurs familles, en conseillant le jardinier sur les meilleures associations et sur leur entretien.
Pour surveiller Jo, l’homme qu’elle aime, Claire se crée un faux profil sur Facebook. Elle entre en contact avec Chris, un ami de Jo, et de manière inattendue une relation virtuelle très forte se crée entre Chris et Claire. Mais Claire a créé un profil très éloigné d’elle : fausse photo, autre âge, et un quotidien qui ne ressemble en rien au sien.
Rosalie habite à Paris ; elle y tient une charmante boutique où elle dessine et vend des cartes postales personnalisées. Un jour, un célèbre auteur de livres pour enfants lui propose d’illustrer son prochain livre. Mais l’arrivée inattendue d’un Américain en voyage à Paris va quelque peu perturber ce projet…
Souvenez-vous de l’épisode précédent : le lecteur avait quitté Agatha et James au plus bas de leur relation. Après l’annulation de leur mariage, le roman s’achevait par le départ de James pour Chypre.
Vous avez sans doute déjà vu l’une de ces séries où il faut attendre des dizaines d’épisodes avant que le héros et l’héroïne se décident à vivre leur amour ; et où à peine un épisode plus tard, on découvre que l’un des deux cache un secret, qui met en péril le charmant coupe qui a mis tant de temps à se former.
C’est un de ces livres qui apparaît décalé dès que l’on voit sa couverture.
« Port-des-vents », c’est un lieu atypique, rude, qui malmène ses habitants par son climat changeant et son vent, son fameux vent, mais qui paradoxalement ancre à jamais ses habitants sur cette terre si liée à la mer.
En ces périodes de forte chaleur, il est un bon réflexe : celui de rechercher l’ombre protectrice d’un arbre. Si, pendant votre sieste, vous levez le nez pour observer l’arbre au dessus de votre tête, vous aurez peut-être envie d’en savoir plus sur celui-ci. Avec « Le petit livre des arbres », le lecteur découvre l’histoire et les symboles associés à plus de soixante-dix arbres, des plus connus (le chêne, le platane, le marronnier …) aux plus inattendus (le santal, le sumac, le dragonnier…).
Qu’est-ce que la malentendance ? Beaucoup d’entre nous imaginent que ce n’est qu’un terme politiquement correct pour désigner la surdité. Le récit autobiographique de Mélanie Hamm met à mal cette interprétation et rétablit la réalité sur le quotidien des malentendants.