Roman

« L’inconnue du portrait » de Camille de Peretti

Les livres, ce sont des rencontres.

Prenez le meilleur livre du monde, s’il n’arrive pas dans votre vie au bon moment, vous pouvez passer complètement à côté de l’histoire, ne pas reconnaître la qualité de l’écriture, vous ennuyer là où d’autres se passionnent.

« L’inconnue du portrait », c’est un livre primé de nombreuses fois, que j’ai souvent croisé en librairie et sur les réseaux, sans jamais m’arrêter vraiment dessus.

Pourtant lorsque j’ai été invitée au vide-bibliothèque de Babelio, je l’ai tout de suite repéré, et parmi des centaines et des centaines d’autres livres disponibles, c’est celui-ci que j’ai choisi.

Il y est question d’art, bien sûr, le tableau de Gustav Klimt « Portrait d’une dame » étant un fil rouge du roman dont on voit un détail sur le bandeau du livre. Mais ce roman est surtout l’incroyable histoire d’Isidore, gamin des rues de Manhattan, qui par un coup de poker à l’aube du Jeudi noir qui plomba Wall Street en octobre 1929, se retrouve propulsé dans un monde dont il n’a pas les codes mais qu’il va savoir séduire avec talent. C’est aussi l’histoire de plusieurs femmes, malmenées par les hommes et la vie, personnages ambivalents qui ressemblent étrangement au portrait fait par Klimt – il faudra tout le roman pour en saisir toutes les ramifications.

De l’art, des histoires de famille, des réussites improbables et des cicatrices profondes qui se transmettent de génération en génération : je n’aurais pas pu demander mieux. Après mon premier coup de cœur de l’année pour « La maison vide », je me sens très chanceuse dans mes premières lectures de 2026.

Calmann-Levy, 350 pages, 21,50€

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