En tant que blogueuse, j’attache une certaine importance aux conseils d’autres lecteurs pour découvrir des auteurs ou des textes que je ne connais pas encore. « Le parfum de l’hellébore » est un livre qui, plus encore que conseillé, m’a littéralement été mis entre les mains par Laurence Labbé, elle-même auteur de plusieurs livres. Avec son enthousiasme habituel, elle a aiguisé ma curiosité sur ce premier roman de Cathy Bonidan, découverte sur le site monbesteller.com.
L’histoire débute dans les années cinquante : deux adolescentes racontent tour à tour leur expérience dans un centre psychiatrique. L’une est une patiente, soignée ici pour anorexie ; l’autre est la nièce du directeur, envoyée au centre pour effectuer un stage et se remettre dans le droit chemin après des écarts de conduite. Toutes deux vont se prendre de sympathie pour un jeune patient autiste, Gilles.
Là où l’approche de ce roman devient particulièrement intéressante, c’est que la seconde partie du livre se passe de nos jours. Une jeune femme, éternelle étudiante qui se cherche encore, s’intéresse dans le cadre de ses travaux universitaires aux centres psychiatriques dans les années 1950. Et c’est son regard, actuel, curieux, bienveillant, sur les traces des deux jeunes filles, qui donne du relief à la première partie du roman et transforme cette histoire d’adolescentes en quelque chose de plus profond.
Le récit alterne plusieurs genres, le récit, le journal intime, les échanges épistolaires… qui sont disséminés comme autant d’indices dont le lecteur se servira pour reconstituer le puzzle du passé.
On sent dans l’écriture de Cathy Bonidan une sincérité imprimée dans chaque mot, et dans chaque citation choisie en ouverture de chapitre. Si le lecteur ignore souvent ce qui pousse un auteur à choisir un thème plutôt qu’un autre pour son roman, nul doute que le choix de Cathy Bonidan doit être bien personnel pour qu’il se soit transformé en un si joli roman plein de sensibilité.
Points, 312 pages, 7,50€. Et visitez le site de Laurence Labbé : https://www.laurencelabbelivres.com/accueil
Ce livre fait partie de mes découvertes de cette années au Salon du Livre de Paris. J’y ai en effet découvert Les éditions du sonneur et leurs publications particulièrement originales (romans étrangers, auteurs vivants ou morts, connus ou inconnus du grand public…). Et ce n’est pas seulement parce que leur emblème est une grenouille (en réalité un crapaud sonneur stylisé) que je me suis intéressée à leurs ouvrages. Leur équipe est passionnée et défend ses livres avec conviction et enthousiasme, racontant aux lecteurs curieux non pas l’histoire de chaque livre, mais sa forme, son originalité, le style de l’auteur et ce qui le différencie.
Curieuse de découvrir sous quelle forme Sophie Hannah avait redonné vie au détective héros d’Agatha Christie, le célèbre Hercule Poirot, j’ai lu récemment «
Le Livre de poche, 408 pages, 7,90€
Michele habite au bout d’une ligne de chemin de fer. Son quotidien est rythmé par le passage du train, et quand la journée s’achève, il ramasse dans le train tous les objets oubliés par les voyageurs, qu’il stocke méthodiquement dans sa petite maison. Michele n’a pas d’amis, pas de famille non plus depuis que sa mère a quitté le domicile lorsqu’il était enfant, sans jamais donner signe de vie, et depuis que son père est mort. Michele n’a personne d’autre à aimer que ces objets oubliés.
La couverture, tout d’abord, intrigue : sombre et mettant en avant une corde qui va jusqu’à cacher partiellement le titre du livre – titre, qui, d’ailleurs, intrigue tout autant, bref et avec ce chiffre qui prend toute la place « 37 ».
Si le nom de Pamela Lyndon Travers ne vous dit rien, celui de son héroïne vous est forcément connu : Mary Poppins.
Serge est consultant dans une obscure compagnie financière. Il a, comme d’habitude, décroché ce job grâce à l’intervention de son frère, ministre de l’Economie. Car Serge, malgré la quarantaine et son brillant esprit d’analyste financier, est toujours resté un petit garçon sur certains aspects, et ne s’est pas totalement émancipé. Après la mort de ses parents, il est resté chez sa sœur, chez qui il vit encore, et qui lui prépare chaque matin son petit-déjeuner selon un rituel immuable. Il dort dans sa chambre d’enfant, avec le poster de Diego Maradona bien en évidence.
1787. Nicolas Le Floch est maintenant grand-père. Alors que la rue gronde, que la rupture entre le peuple
Il y a des plaisirs de lectrice aussi simples que d’avoir entre les mains le nouveau roman attendu d’un auteur devenu un incontournable de ma bibliothèque. Depuis l’épatant « Nymphéas noirs », je suis avec impatience la sortie de chaque nouveau roman de Michel Bussi. Je me demande à chaque fois dans quel univers teinté de suspense va m’emmener l’auteur.
Félix et sa maman Fatou habitent dans la plus belle ville du monde, Paris, dans le quartier de Belleville – même si son oncle s’amuse à l’appeler « Mocheville ». Fatou tient un café où se côtoient des personnalités sensibles et attachantes : Robert Larousse, ainsi surnommé car il s’attelle à apprendre le dictionnaire (dans l’ordre) ;