J’ai lu récemment un excellent roman psychologique, « Mrs March », et je suis très contente d’en avoir découvert un autre, cette fois-ci chez Zulma.
Oscar est un jeune aide-soignant. Un jour, entendant le son d’un orgue s’échapper d’une église, il entre par curiosité. Il se lie d’amitié avec Eden, le jeune organiste, et sa sœur Iris, dont Oscar tombe amoureux. Mais très vite Oscar découvre que le génie musical d’Eden cache une face plus sombre.
Roman très bien écrit, qui explore à la fois la puissance guérisseuse de la musique, la folie humaine, la maladie et l’espoir, mais aussi des thèmes de société. D’un côté, Oscar, jeune homme simple et responsable, autonome, travaille pour gagner sa vie ; de l’autre, une jeunesse dorée représentée par Eden, Iris et leurs amis, étudiants favorisés, fêtards, intelligents et cultivés, semblent coupés du monde. La confrontation des deux univers est fascinante. Le lecteur peut se mettre à la place d’Oscar, et découvre avec lui un univers à part, et surtout des personnages très complexes. Eden, le musicien brillant, est-il un génie ou un fou ? Sa sœur, Iris, est-elle admirative de son frère, ou croit-elle à l’imposture ?
Ajoutez à ces personnages deux vieux hommes en fin de vie, qui vont être à la fois les passerelles entre ces deux mondes, et une bouée de secours pour Oscar.
Avec une juste dose de suspense, le roman pousse le lecteur dans ses retranchements, et nous oblige à nous interroger sur ce que nous serions prêts à croire ou à accepter face à la maladie ou une blessure. L’écriture est sensible et contribue à faire osciller le lecteur entre réalité et folie. Une réussite.
« Pour ceux qui ont la foi, aucune explication n’est nécessaire. Pour ceux qui ne l’ont pas, aucune explication n’est possible. »
Zulma poche, 515 pages, 9,95€
Si vous pensiez qu’internet avait aboli en partie les frontières, c’est bien peu de chose par rapport à ce que Michel Bussi imagine pour 2097. Les frontières ont vraiment disparu depuis que les humains sont capables de se téléporter. En une fraction de seconde, ils peuvent se déplacer au bout du monde.
Dans la catégorie des thrillers psychologiques, « Mrs March » est un très bon cru.
Chine, de nos jours.
C’est un gros pavé, près de 600 pages cachées sous une couverture rouge foncé qui met en lumière les détails d’un tableau. Du Caravage, je ne connaissais pas grand-chose, j’ai vu certains de ses tableaux mais il n’appartient pas aux courants artistiques auxquels je suis le plus sensible. Et pourtant, ce roman historique, inspiré de la vie du peintre mais avec une bonne dose de romanesque, m’a totalement conquise.
J’ai mis du temps à écrire cette chronique, car j’étais assez partagée par ce roman, et un peu gênée comme si je devais chroniquer un livre d’une amie – ce qui n’est pas le cas, je ne connais pas du tout l’auteure, mais j’ai une tendresse particulière pour la sincérité qu’elle met dans ses livres.
Il y a quelques jours, je vous parlais d’un roman de Noël qui m’avait beaucoup déçue. Ce n’est pas le cas de celui-ci, bien au contraire ! J’ai passé un très bon moment de lecture !
Les romans de Noël, c’est un peu comme les bûches à la crème au beurre : soit la crème est légère et gourmande et on se régale, soit c’est une crème bas de gamme, limite tranchée, sucrée et écoeurante.
La saison des romans de Noël bat son plein ! J’ai une tendresse particulière pour ces lectures saisonnières, légères comme de la guimauve, sucrées à souhait, réconfortantes comme le chocolat chaud que l’on boit avec.
Parfois je choisis de lire un livre juste pour son auteur, sans même lire le résumé. C’est clairement comme ça que j’ai choisi ce livre – je garde un bon souvenir de mes précédentes lectures de romans de Joël Dicker. Et je dois dire que ce n’est pas la quatrième de couverture qui m’aurait encouragée : au contraire, le récit du SOE créé par Churchill me semblait éloigné de ce que j’avais envie de lire à ce moment-là. Comme quoi, parfois, ce qui est censé vendre un livre ne lui rend pas forcément service !