Roman

« Miss Islande» de Audur Ava Olafsdottir

miss islandeJe garde un excellent souvenir de ma lecture de « Rosa candida », à tel point d’ailleurs que je me souviens exactement où j’étais quand je l’ai lu (ce qui n’est pas toujours le cas vu la quantité de livres que je dévore). J’avais donc très envie de découvrir « Miss Islande » de la même auteure, dont j’avais entendu par ailleurs beaucoup de bien.

Au début des années 1960, la jeune Hekla s’installe à Reykjavik avec le projet de terminer l’écriture de son roman. Elle est repérée pour concourir à Miss Islande, proposition qu’elle rejette immédiatement. Elle est d’abord hébergée par sa meilleure amie, une jeune femme devenue mère de famille et qui a renoncé à tout autre projet qu’être une bonne mère et une bonne épouse. Elle revoit aussi Jon John, son ami homosexuel qui est un peu son alter ego et qui la retrouve entre deux séjours en mer en tant que marin.

J’ai retrouvé le plaisir de lecture d’un récit dans un pays surprenant (l’Islande), même si je n’ai pas toujours su distinguer dans les habitudes de vie ce qui relève particulièrement de la géographie ou de l’époque. Je n’ai pas retrouvé le même charme dans la lecture qu’avec « Rosa candida », mais « Miss Islande » garde ce fil conducteur de faire découvrir des personnages simples, pas du tout romanesques a priori, mais attachants justement dans leur simplicité. Le livre n’est ni joyeux ni triste, les personnages ne sont ni des héros ni des perdants, mais le récit de leurs vies en fait de la littérature – couronnée d’ailleurs par le Prix Médicis étranger 2019.

S 2-3Zulma, 288 pages, 20,50€

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