En ce jour d’élection présidentielle, chroniquer un roman qui s’intitule « Les duellistes » pourrait vite se transformer en chronique politique. C’est bien loin d’être le cas, car ce roman se déroule à une toute autre époque, en l’occurrence le XVIIème siècle.
Deux hommes règnent sur le France. Le roi bien sûr, Louis XIII. Mais aussi le Cardinal Richelieu, qui œuvre dans les coulisses du pouvoir.
Bouteville est comte, il a été un soldat émérite, valeureux, mais aujourd’hui il joue sa vie d’une autre manière : en effet, Bouteville a une fâcheuse tendance à se battre en duel, bien que le Cardinale n’apprécie guère ces batailles vengeresses.. Pierre de Varages, le fidèle écuyer du comte de Bouteville, a l’habitude de l’accompagner dans ses duels. Il finit par se prendre lui aussi au jeu du combat à l’épée.
Si ce livre est un roman, il est avant tout un panorama historique et une fresque sur ces hommes à l’âme batailleuse. Le livre est quasi exclusivement centré sur les duels (le titre ne nous ment pas!), les combats, leurs enjeux et les risques encourus par les duellistes. Les personnages sont tous masculins, à l’exception de la femme adultère de Bouteville ! Je ne sais pas si la dénomination de « roman historique » est pertinente, le livre est presque un documentaire pris sous un angle très particulier de l’époque. Les amateurs de capes et d’épées y trouveront une lecture instructive, les autres risquent de s’ennuyer un peu… Lire la suite
Les premiers paragraphes de « Charlotte » surprennent : phrases très courtes, retour à la ligne à chaque phrase. Visuellement, c’est un poème, même si la lecture du texte prouve que ce n’en est pas un. J’interromps ma lecture, feuillette le reste du livre : tout le roman est écrit sous cette forme. Je me demande pourquoi Foenkinos a fait ce choix qui risque de gêner la lecture de son texte. Il faut attendre plusieurs dizaines de pages pour comprendre que ce n’est pas un effet de style, mais la retranscription de ce que l’auteur ressent lorsqu’il pense à la vie de Charlotte Salomon.
Le narrateur, orphelin, grandit dans un village perdu au fond des montages pyrénéennes. Recueilli par Mémé, il est un enfant intelligent et travailleur. Mais certaines pulsions, entretenues par son diabolique frère Jeff, le poussent à des actes de cruauté. Le roman, d’ailleurs, commence par une extermination en règle de 143 limaces en un jour, brûlées pour avoir mangé les lentilles du potager de Mémé.
Il ne vous aura pas échappé que, depuis plusieurs années, la mode dans l’édition est aux titres (trop) longs. « Nos souvenirs flottent dans une mare poisseuse » n’échappe pas à cette règle, mais heureusement c’est le seul gros défaut de ce livre.
Campagne électorale oblige, mon œil citoyen a été attiré par ce roman au titre et au résumé surprenants : « Le dernier chômeur ». Dans un futur que l’on imagine proche, les politiques ont enfin vaincu ce fléau de notre époque professionnelle. Le chômage a enfin disparu. Si je parodiais « Astérix », je pourrais dire « Tous les chômeurs ont disparu. Tous ? Non. Car un irréductible gaulois résiste encore et toujours… »
Tout comme le Monsieur Jourdain de Molière faisait de la prose sans le savoir, vous avez sans doute déjà cité Oscar Wilde sans le savoir. Plus particulièrement, vous connaissez sans doute des citations extraites du « Portrait de Dorian Gray » :
Pendant des années, « Tintin au pays des Soviets » est resté indisponible à la vente. Premier opus des « Aventures de Tintin », et clairement différent des suivants, il était une sorte d’OVNI dans la série, dont seuls les connaisseurs s’étonnaient de ne pas le voir figurer au dos des autres bandes dessinées du héros belge.
Paris est une source d’inspiration inépuisable pour les artistes. On ne compte plus les chanteurs, les peintres, qui lui ont déclaré leur flamme à travers leurs œuvres. La littérature, plus encore peut-être que tous les autres arts, n’échappe pas à cette dynamique.
1940. C’est la guerre. L’exode jette sur les routes de France des couples, des familles. Qu’ils soient bourgeois ou simples employés, ces personnages anonymes participent (hélas pour eux) à une fuite historique.