
Qui n’a pas lu (ou au moins : entendu parler de) « La Femme de ménage » ou ses nombreuses suites ? Freida McFadden est « la » romancière de thriller psychologique du moment – titre mérité car elle manipule les lecteurs avec talent, jouant avec leurs déductions jusqu’à des retournements en fin de livre (vous savez, ces moments où vous comprenez que vous vous êtes faits berner…).
Le marketing autour des romans de Freida McFadden est si présent que j’ai fini par m’en détourner ; et je ne suis pas allée au-delà du deuxième tome de « La Femme de ménage ». Pourtant j’adore ce genre de romans ! Alors pour avoir moins la sensation de tomber dans la facilité, j’ai trouvé un entre-deux : lire un roman de Freida McFadden en anglais.
Cela reste toujours un défi pour moi de lire en anglais. J’ai toujours l’appréhension de ne pas comprendre le vocabulaire et donc de ne pas comprendre l’histoire (surtout dans un roman où il ne faut pas manquer la chute !).
Première impression sur ce roman : la lecture en anglais s’est faite sans aucune difficulté. Les mots sont courants, il y a pas mal de dialogues, les chapitres sont courts. J’ai trouvé le texte accessible, à tel point que j’ai parfois oublié que je ne lisais pas en français (quelle victoire pour moi !).
L’histoire maintenant. Sydney est une célibataire de son temps : pour trouver le grand amour, elle enchaîne les rendez-vous avec des hommes rencontrés sur des applications. Elle va d’échecs en échecs, se faisant même un soir agresser par son dernier prétendant en date. Alors qu’elle finit par se décourager de trouver l’homme idéal, une rencontre vient lui redonner espoir… mais nous, lecteurs, savons que le prince n’est pas aussi charmant qu’il n’y paraît.
En alternant des chapitres dans le présent et dans le passé, l’auteure semble donner toutes les clés de compréhension au lecteur – mais personne n’est dupe, on devine rapidement qu’il ne faudra pas se contenter des évidences.
J’avais échafaudé une deuxième théorie, mais qui s’est révélée toute aussi fausse ! Une fois de plus l’auteure a réussi à me piéger jusqu’au bout, pour mon plus grand plaisir de lectrice.
Quant à lire Freida McFadden en anglais, c’est une expérience à renouveler, avec d’autant plus de possibilités que nombre de ses romans ne sont pas encore traduits en français.

Sourcebooks, Inc, 368 pages, 17,05€ pour la version en anglais.