Sophie Hannah a été choisie par les héritiers d’Agatha Christie pour faire revivre Hercule Poirot dans de nouvelles enquêtes. J’ai déjà lu les quatre précédents romans qu’elle a écrits, dont je garde un souvenir inégal : j’en ai apprécié certains, j’ai été déçue par d’autres…
Ce tome-ci entre pour moi dans la catégorie des enquêtes décevantes. C’est étonnant d’ailleurs de l’avoir pressenti après seulement quelques pages lues. Certes j’ai retrouvé Hercule Poirot avec toutes ses caractéristiques, ses petites manies, sa haute estime de lui-même, et bien sûr son inimitable sens de la déduction qui aboutit à un dénouement face à son public, dans une bibliothèque.
Mais l’histoire est lente, se disperse dans de multiples détails et éléments de contexte qui n’apportent rien (mais franchement, faites cent pages de moins et resserrez le récit sur l’intrigue!). Les pistes mettent du temps à aboutir, on sent qu’il y a des personnages et des pistes qui seront décisifs dans le dénouement mais sans savoir comment. Le dénouement, d’ailleurs, bien qu’étant dans la lignée de ce qu’aurait pu imaginer Agatha Christie, est plutôt décevant. Le meurtrier est démasqué environ cinquante pages avant la fin, et comme toujours dans cette configuration, j’ai donc trouvé les dernières pages inutiles.
Heureusement il y a Catchpool, qui n’est pas seulement le faire-valoir de Poirot, mais qui est aussi celui qui récapitule l’avancée de l’enquête pour aider le lecteur, celui qui a le rôle du naïf qui ne comprend pas tout et se questionne – comme nous humbles lecteurs qui ne sommes pas aussi perspicaces que le grand Hercule.
Le Livre de poche, 384 pages, 8,90€
J’ai ouvert ce livre avec beaucoup de curiosité, intriguée de découvrir un univers nouveau pour moi, sans savoir à quoi m’attendre (ni sur le fond, ni sur la forme).
De Stefan Zweig, j’ai déjà lu un certain nombre de « classiques », et je me souviens en particulier de la lecture de la biographie de Marie-Antoinette (sans doute l’une des premières biographies à avoir autant réhabilité cette reine – mais c’est un autre sujet) et du style clair et précis de l’auteur. J’ai retrouvé cela dans ce recueil de nouvelles, au nombre de six, qui sont autant de portraits méticuleux et bien croqués.
Ottessa n’a que seize ans, mais une vie sexuelle déjà très active. Oscar lui fait tourner la tête, mais elle ne sait pas nommer cela amour. Elle collectionne les rencontres, les aventures d’un soir où même les prénoms ne sont pas dits. Avec sa copine Chloé, aussi paumée et délurée qu’elle, elles sortent en boîte, draguent des hommes de tous âges, se perdent.
Ses romans à « twist » (pour reprendre le terme que l’auteur utilise) sont inégaux, il y en a certains que j’adore et d’autres que j’ai trouvés moins surprenants. Celui-ci fait partie de ceux qui sont plutôt réussis, pas complètement révolutionnaire mais avec pas mal de rebondissements jusqu’aux dernières pages (et aussi des rebondissements intermédiaires, ce qui est encore mieux).
J’aime bien l’humour grinçant, le second degré, les histoires dont on ne sait pas tout de suite si elles seront drôles ou sombres – ou les deux. « Sous le compost » remplit tous ces critères. Son titre, déjà, ne laisse pas indifférent et m’a fait imaginer plein d’histoires, plein de chemins possibles pour ce roman.
Nantes, 1837. Un notaire et un restaurateur ont tous deux de grandes idées pour transformer l’insalubre rue de la Fosse, et y faire déboucher un passage d’un nouveau genre. Au lieu de s’opposer, ils décident de s’unir, lèvent des fonds, et se lancent dans un investissement faramineux. On suit ainsi, au fil des pages, la création et la transformation du célèbre passage Pommeraye.
En 2024, j’ai vu au Musée du Quai Branly une exposition dédiée aux Mexicas, dont je garde un souvenir assez marquant. J’avais alors noté de lire cette bande dessinée, dans laquelle j’ai découvert une figure emblématique de l’Amérique centrale du XVIème siècle, dans cette zone qui deviendra le Mexique, et qui était alors habitée par des peuples opposés, voire ennemis.
J’avais beaucoup aimé le thriller psychologique «
J’ai eu entre les mains de nombreux ouvrages consacrés à la mythologie grecque, et celui-ci est sûrement le plus complet et le plus précis d’entre eux.