S’il y a bien un auteur dont je conseille tout le temps les romans, c’est Pierre Lemaitre. Depuis ses romans noirs jusqu’à la trilogie « Les enfants du désastre » (contenant l’excellent « Couleurs de l’incendie »), j’ai lu à peu près tous ses romans.
Dans « Le Silence et la Colère », on retrouve la famille Pelletier déjà présente dans « Le Grand monde ». Les deux romans peuvent se lire indépendamment, mais ne vous privez pas de les lire dans l’ordre pour apprécier encore plus la singularité des personnages. Il y a Louis, le patriarche (ou du moins est-ce ainsi qu’il se voit) ; François le fils sérieux, journaliste ; Hélène, photographe et pigiste ; et Jean, dit Bouboule, marié à la tyrannique Geneviève. Chaque personnage a de l’épaisseur, chacun à lui seul pourrait porter un roman entier, tant l’auteur développe bien les intrigues autour d’eux. Tout est passionnant à lire : les doutes de François sur l’identité de sa compagne ; l’enquête d’Hélène dans un village promis à la destruction, sa grossesse non désirée à une époque où l’avortement était pénalement répréhensible ; Bouboule, son magasin et ses « dérapages » ; le patriarche et sa lubie de pèlerinage en famille… Et puis Geneviève, terrifiante, mesquine, et ridicule à la fois – elle est le ressort tragique et comique de cette saga. Tout, vous dis-je, tout m’a happée dès la première page et jusqu’à ce que je referme le livre. Il est difficile de résumer un tel roman, dense, bien construit, avec plein de ramifications ; alors faute de mieux, je n’ai qu’un mot : foncez !
Calmann-Lévy, 592 pages, 23,90€ (existe aussi en format poche)
Adieu les courants d’air du château familial de Rannoch : pour son voyage de noces avec Darcy, Georgie découvre le Kenya. Si vous aimez l’ambiance « Out of Africa », vous allez adorer.
Petite déception sur ce roman, sur lequel j’avais pourtant lu d’enthousiastes avis.
Je n’avais jamais entendu parler d’Emma Calvé avant de découvrir une pièce qui lui est consacrée dans un musée de Millau. Je suis toujours intriguée par la genèse des destins hors du commun : comprendre leur parcours, découvrir leur histoire familiale, et surtout lever un peu le voile qui sépare la personnalité célèbre et l’homme ou la femme derrière les apparences.
Sur la photo de couverture, c’est une jeune femme élégante, souriante, pleine de fraîcheur : c’est une femme amoureuse. Nous sommes en mars 1942 et Danielle Darrieux part rejoindre l’homme qu’elle aime, Porfirio Rubirosa, qui ne peut quitter Berlin.
Mon défi lecture de l’été était de sortir du fond de ma PAL un roman en anglais, acheté il y a longtemps, et reposé rapidement après seulement quelques pages lues. Défi relevé avec la lecture de «
Le monde souterrain, celui des gouffres et des grottes, est un monde fascinant qui réveille l’imagination. Se dire que, il y a une grosse centaine d’années, les spéléologues exploraient ces espaces à la bougie me paraît incroyable (et un peu fou, aussi).
Parfois le choix d’une lecture se fait en fonction de la saison. Quand j’ai sélectionné quelques lectures pour cet été, cette bande dessinée m’a naturellement tapé dans l’œil : par le titre d’abord, mais aussi parce qu’elle raconte l’histoire d’une maison familiale de vacances.
Il y a bien longtemps
Je vous présente mon livre de chevet du moment ! Celui que je feuillette dans n’importe quel sens, commençant par les dernières pages, piochant au hasard, relisant des lignes déjà lues.