2010. La journaliste Florence Aubenas décide de mener une enquête journalistique auprès de ceux qui vivent de plein de fouet les impacts de la crise économique. Elle s’inscrit au chômage, sous son vrai nom mais avec un CV très léger. Ce qu’on lui propose spontanément, ce sont des missions précaires de femme de ménage, quelques heures par ci, par là.
Ce livre raconte sa recherche d’emploi, les entretiens d’embauche, les formations, les heures supplémentaires non payées, la précarité de ceux qu’elle rencontre. Campings, bureaux, ou ferry vers l’Angleterre partant de Ouistreham : ce sont autant d’expériences et de rencontres.
Le récit, bien que marquant, ne tombe jamais dans le pathos ni dans la pitié. La patte de la journaliste y est toujours présente, avec un certain recul que l’on sent dans le récit – même si elle ne revient jamais au cours du récit sur sa démarche d’enquête. Cela m’a d’ailleurs un peu manqué, j’aurais aimé avoir quelques « pauses » dans le récit, où la journaliste aurait fait le point pour le lecteur sur son cheminement (a-t-elle toujours gardé du recul, jusqu’à quel point s’est-elle sentie blessée par les remontrances de ses chefs, s’est-elle identifiée aux femmes qu’elle a côtoyées…?). Heureusement dans la version audio la dernière plage d’écoute est consacrée à un entretien avec l’auteure, qui explique sa démarche, ses objectifs, ses limites. Cet entretien est utile et complète bien le récit cœur, il ajoute l’analyse et le recul qui m’avaient manqué.
Audiolib, 6h25 d’écoute, 15,45€ en version numérique
Et si un jeu d’échecs pouvait porter en lui des pouvoirs magiques ? C’est en tout cas ce que la légende dit du jeu de Montglane, un jeu d’échecs sur lequel aurait joué Charlemagne, et qui aurait été ensuite caché et protégé par les religieuses d’un couvent pendant la Révolution française.
Envie d’une lecture courte de 100 petites pages, décalée, surprenante ? « La panne » est la lecture qu’il vous faut. En tout cas, ce sont les raisons qui m’ont fait choisir ce petit livre.
Dans une ville du Costa Rica, les destins se croisent. Il y a un homme qui vide l’appartement de son père décédé ; et quelques jours avant, des voisins qui se sont croisés sur le palier, inquiets d’entendre la douche couler depuis des heures.
Si vous aimez les thrillers psychologiques de Ruth Ware, vous allez aimer « La femme de ménage ». Tous les ingrédients pour me tenir en haleine étaient réunis : une jeune femme, Millie, au passé trouble, devient gouvernante chez un riche couple. C’est une opportunité inespérée pour elle, qui peine même à garder un emploi de serveuse. Ici, elle va s’occuper d’une petite fille, faire le ménage, la cuisine.
Harriet Westaway mène une vie difficile. Sans argent, elle vie dans un minuscule appartement sans chauffage que lui a laissé sa mère à son décès. Pour gagner sa vie, elle tire les cartes sur la jetée de la ville de bord de mer où elle habite. Acculée par un créancier, elle ne sait plus comment s’en sortir.
Retrouver le commissaire Dupin et son équipe de Concarneau est toujours la garantie de passer un bon moment de lecture. Dans cette onzième enquête (déjà!), c’est Labat l’un des fidèles lieutenants de Dupin, qui lance l’histoire : sa tante, une femme âgée mais en pleine forme, rencontre depuis quelques temps les signes mystérieux de la mort autour d’elle – la Bretagne est pleine de légendes, et si la série des « Dupin » reste toujours très rationnelle, elle fait souvent référence aux croyances locales. Dupin, Parisien d’origine, ne croit pas à ces signaux, mais la vieille tante décède pourtant. Et quand Labat se rend sur place, il est victime d’une agression. C’en est trop pour Dupin, qui part sur place, sur la côte des Abers dans le Finistère.
J’attends toujours avec impatience la publication des romans de Michel Bussi – même si maintenant je les attends en version poche… J’aime bien être surprise, être impatiente de passer d’un chapitre à l’autre, et pousser un grand « oh » lors de la révélation finale.
C’est difficile de lire Proust.
J’avais adoré le premier tome de «