Tous les lecteurs de Marcel Proust et ceux qui s’intéressent à sa vie connaissent forcément ce prénom : Céleste.
Car Céleste Albaret a été pendant huit ans la gouvernante de l’écrivain, l’accompagnant au quotidien.
Un livre et un documentaire ont déjà mis en avant le témoignage que la gouvernante a accepté de faire de son vivant. Cette BD s’appuie largement dessus (entre autres sources) pour retracer la relation particulière de cette femme avec Proust. Jeune mariée au chauffeur de Proust, assumant de ne rien savoir faire de ses dix doigts (ce qui était peu courant pour une femme de son époque et de son milieu), elle entre au service de Proust comme coursier et livre ses colis dans tout Paris. Très vite elle se rend indispensable ; admirative de Proust (on comprend aussi qu’elle en était platoniquement amoureuse), elle trouve avec l’écrivain un mode de fonctionnement qui n’appartient qu’à eux. Lui, vit reclus dans sa chambre ; elle, peu conventionnelle et maladroite, vit ses journées dans l’attente qu’il la sollicite, et finit par se rendre indispensable pour la réécriture de « La recherche ».
Première partie d’une courte série qui comptera deux tomes, cette BD réussit à retranscrire la relation si particulière entre ces deux êtres atypiques – et au passage, évoque le mari dans quelques vignettes comiques.
Les dessins sont fidèles aux visages que l’on connaît (celui de Proust, celui de Céleste – qui est d’ailleurs repris en photo en fin de BD). Les dessins sont plutôt monochromes, mais avec un jeu de couleur bien trouvé (1 ambiance, 1 couleur).
J’avais repéré ce livre depuis longtemps, et sa lecture m’a donné envie de rouvrir « La recherche » et sa merveilleuse adaptation en BD par Stéphane Heuet. Et bien sûr, j’attends la seconde partie !
Ed. Soleil, 18,95€
Elle habite une jolie maison, est mariée, mère de deux enfants. Après quinze ans de mariage, elle est toujours amoureuse de son mari. Mais c’est un amour maladif, jaloux, possessif, excessif.
Coup de cœur !
J’avais quelques hésitations avant d’entamer ce livre, car je n’avais pas gardé un excellent souvenir du premier roman que j’avais lu de cet auteur («
Lire une bande dessinée est souvent pour moi une « pause » entre des lectures de romans très épais ou très marquants, un peu comme une transition douce.
J’avais beaucoup aimé le 1
Voilà un titre bien trouvé ! Car Gurty est bien la seule qui pourra redonner sa joie de vivre à Gaspard. En effet, son humain est profondément déprimé, ce qui a pour conséquence de le faire délaisser sa petite chienne. Mal nourrie, affublée de toutes sortes de gadgets inutiles, Gurty a décidé de reprendre les choses en main !
« Dog save the Queen », voici Gurty et Gaspard de l’autre côté de la Manche ! Changement d’ambiance, entre brouillard écossais et protocole royal. Gurty se fait de nouveaux amis, se régale de saucisses et de fish and chips. Jusqu’à recevoir une invitation assez inattendue !
Tête de Fesses est papa ! Trois chatons débarquent sur le territoire de Gurty. Ils ont l’air adorables, mais leur parents ont décidé de leur apprendre à anéantir les chiens ! Autant dire que la guerre entre Gurty et Tête de Fesses est loin d’être terminée…
Rebondissement !