Ce livre est un petit bijou de littérature jeunesse, qui plonge le jeune lecteur dans les coulisses du Louvre.
Germaine est concierge à Paris, dans un immeuble près du Louvre. Personne ne fait vraiment attention à elle, bien qu’elle joue un rôle essentiel dans la vie des locataires : elle distribue le courrier, fait les courses et le ménage, promène les chiens… Mais si elle distribue le courrier aux autres, elle-même n’en reçoit jamais. Ce n’est pas surprenant : elle n’a ni famille, ni amis…
Alors pour espérer recevoir à son tour du courrier, elle décide d’écrire à ses « voisins », les œuvres du Louvre. Et, miracle, elle reçoit un jour une réponse…
Ce joli album transporte immédiatement le lecteur à Paris, d’abord dans le quotidien d’un immeuble, puis dans le musée du Louvre. Le livre permet de faire découvrir aux jeunes lecteurs quelques unes des œuvres du Louvre : la célébrissime Joconde, la « Liberté guidant le peuple » etc, mais aussi d’autres moins connues du grand public comme « Le jeune mendiant ».
La grande réussite de ce livre est de réussir à parler d’art sans en avoir l’air, de faire découvrir des œuvres sans que cela ne ressemble à une leçon. C’est très malin ! Et puis il y a un peu de mystère, un peu de magie… mais chut, je ne vous en dis pas plus, et vous laisse découvrir avec Germaine la vie insoupçonnée de cet incontournable musée.
Editions du Jasmin, 28 pages, 12,50€
Je poursuis, doucement mais sûrement, le #readChristie2023, qui propose une thématique chaque mois autour des romans d’Agatha Christie, et suggère un livre en particulier. Pour juillet (oui, je suis un tout petit peu en retard…) le choix était : « Les vacances d’Hercule Poirot ». Un bon choix pour l’été ! Je me réjouissais d’avance.
Ce petit livre de poésie a toutes les qualités : un titre qui est à lui seul toute une promesse de poésie ; un jolie couverture colorée (pourquoi la poésie devrait-elle être éditée derrière des couvertures monochromes?), un format court avec un prix très accessible (5€). Une belle découverte, faite au festival « Voix vives » de Sète.
Attention, coup de cœur !
Ce n’est pas parce qu’une idée originale est bonne, voire très bonne, qu’il faut l’essorer jusqu’au bout. Troisième tome de la série provençale débutée avec « Une année en Provence », et poursuivie avec «
Bien des années après l’avoir lu, je me souviens encore avoir bien ri en lisant « Une année en Provence ». L’auteur, anglais, racontait son installation dans le Lubéron, sa découverte des us et coutumes français, ses déboires avec les entrepreneurs du coin. C’était vraiment très drôle, parce qu’on pouvait, sous les clichés, reconnaître des situations tout à fait vraisemblables – racontées avec plein d’humour et de détachement.
J’ai pris un peu de retard dans le challenge #ReadChristie2023, et cela résulte sans doute de quelques déceptions dans les lectures imposées des derniers mois. Je me rends compte que les romans d’Agatha Christie vers lesquels je reviens le plus facilement sont ceux construits sur ma trame préférée, le huis-clos et l’enquête d’un héros récurrent, Hercule Poirot étant mon chouchou.
Si les obsèques de célébrités sont aujourd’hui largement couvertes médiatiquement, il ne faut pas oublier que les adieux aux grandes personnalités ont toujours existé. Ainsi, lorsque Victor Hugo est sur le point de rendre son dernier souffle, c’est le Tout-Paris qui s’agite sous ses fenêtres. Journalistes, lecteurs, et même ses détracteurs, ne peuvent ignorer ce moment qui vient mettre un terme à une vie riche en œuvres et en engagements.
Cette série dont j’achève le troisième et dernier tome est une série jeunesse de très grande qualité ; et croyez-moi elle se lit très bien quand on est adulte !
J’aime bien les biographies. Quelle que soit la personnalité qui en est l’objet, c’est toujours intéressant de découvrir le parcours d’une personne hors norme, de voir ce qui l’a construite, ses choix, les risques qu’elle a pris.