Ce deuxième tome est la parfaite continuité du premier.
D’ailleurs il commence au chapitre 10 !
On retrouve tout d’abord Myamoto, qu’une jolie mère de famille esseulée tente de séduire à tout prix… ce qui déplaît forcément à Mizuho, la timide bibliothécaire. Car bien sûr, toutes les histoires des personnages convergent à un moment ou à un autre vers cette bibliothèque pour enfants, où règne en maître ès littérature enfantine le taciturne Mikoshiba. Ce deuxième tome s’appuie moins sur des références de livres, et fait la part belle aux histoires personnelles des personnages. La bibliothèque reste le lieu central de l’histoire, et j’aime beaucoup cette idée qu’un lieu aussi feutré – et parfois impressionnant – puisse à ce point être un lieu de vie, où se croisent des personnes très différentes, qui viennent parfois pour chercher un livre, mais parfois aussi pour une raison qui n’a rien à voir avec la lecture ! Moi qui cherchais un manga accessible et à la thématique positive, me voilà servie car cette série est faite pour les amateurs de livres ! En plus les dessins sont très bien faits, expressifs, clairs.
Ma seule hésitation à poursuivre avec le prochain tome est qu’il y a 15 tomes dans cette série, et je ne suis pas sûre de vouloir lire tout ça… La série n’est pas toute récente (le dernier tome est sorti il y a six ans au Japon), mais elle est intemporelle car elle se passe dans une bibliothèque et n’a quasiment aucune référence à notre société contemporaine.
C’est une très belle série, je vous la recommande vivement !
Komikku Editions, 8,50€
Quand Myamoto entre dans la bibliothèque de « La Rose trémière », c’est tout un univers qu’il y découvre : il y a cette maman surprotectrice qui y passe des heures avec son fils, des enfants, deux jeunes filles charmantes qui y sont employées. Mais surtout, il y fait la connaissance de Mikoshiba – le personnage central de l’histoire. C’est lui, le « maître des livres ».
Je n’avais pas lu le premier tome de cette série, « Bretzel et beurre salé », même si je l’avais souvent vu bien mis en avant dans les librairies. J’aime beaucoup les cosy, cela ne vous aura pas échappé, mais bizarrement je n’avais pas sauté sur celui-ci – il a fallu le hasard d’une bibliothèque pour me mettre entre les mains le deuxième tome.
J’ai d’abord été interpelée par le titre : des « meurtres qui font du bien » ? dans une collection qui s’intitule « Les meurtres zen » ? Avouez que ce n’est pas banal !
« Son Espionne royale » fait partie de ces lectures réconfortantes, que j’aime avoir sur ma table de chevet. Je l’avais acheté dès sa sortie, puis gardé « sous le coude » , et j’ai pris un grand plaisir à le lire ces jours-ci.
Les années ont passé. Diana Mitford, qui n’était qu’un personnage secondaire des précédents tomes, est devenue une jeune femme. Mariée à Bryan Guinness, elle mène une existence aisée, mais se retrouve indirectement liée, à plusieurs années d’intervalle, à plusieurs morts. Si la première avait été clairement identifiée comme accidentelle (la chute mortelle d’une jeune serveuse), la mort suivante, celle d’un ami du couple, paraît plus suspecte.
Dans cette collection éclectique d’adaptations en BD de romans d’Agatha Christie, celle-ci est l’une des meilleures. On retrouve tous les « codes » du roman d’Agatha Christie (des fausses pistes aussi nombreuses que les personnages) dans une version joliment dessinée et aussi claire dans les illustrations que dans le texte. Ainsi, même si le lecteur peut soupçonner plusieurs personnages au fil de sa lecture, il progresse pas à pas ; les noms ou fonctions des personnages sont rappelés autant que nécessaire pour ne pas tout mélanger.
Quel talent !
Cette série d’adaptations en BD de l’oeuvre d’Agatha Christie est originale ; car en faisant appel à des scénaristes et des dessinateurs différents, elle propose des adaptations aux ambiances variées. Dans « Drame en trois actes », la couverture est assez sombre, et le personnage d’Hercule Poirot ne ressemble pas tout à fait aux dessins de l’intérieur, ce qui est un peu étrange. A noter aussi, le choix du clap de cinéma, alors que les « trois actes » du titre sont évidemment une référence théâtrale plus que cinématographique…
Un bon livre en appelle toujours un autre, je ne cesse de le répéter. La lecture mène à la lecture. J’avais adoré «