« Autant que possible, nous devons inciter les gens à se confiner quelque part. Il vaudrait mieux faire une annonce ce matin pour qu’on ait le temps de tout mettre en place : appeler la garde nationale, renforcer la police, fermer les frontières, fermer les lieux culturels et sportifs, demander la sortie des cas non urgents dans les hôpitaux, fermer les écoles, repousser les rassemblements publics et mettre en pause les activités gouvernementales. »
Vous avez l’impression de lire les nouvelles dans le journal ? Et pourtant il s’agit bien d’un extrait d’un roman écrit avant la pandémie de covid-19. En effet, ce « roman » est le récit d’une grippe jusqu’ici inconnue, découverte par Henry Parsons, un brillant épidémiologiste. Or un homme, probablement contagieux sans le savoir, est en partance pour La Mecque. A partir de là, le compte à rebours commence pour retrouver cet homme et éviter une propagation mondiale de la maladie.
J’étais à la fois subjuguée et effrayée de voir que tout ce que nous vivons en ce moment (la pandémie, le confinement, la recherche de vaccin, la ruée dans les magasins, …) était déjà écrit ! Cela fait de ce livre un texte à la fois passionnant et effrayant. J’avais du mal à reprendre ma lecture (parce que je savais que je n’allais pas vraiment me changer les idées par rapport aux informations anxiogènes que nous entendons au quotidien) mais d’un autre côté j’éprouvais aussi une certaine impatience à découvrir la suite du texte, pour voir comment cette pandémie si proche de la nôtre par certains aspects allait se terminer.
« Pourquoi avons-nous cru que notre époque moderne était immunisée contre les assauts du microbe, fléau le plus fourbe et implacable de toute l’humanité ? »
Alors évidemment si vous êtes déjà angoissé par le contexte actuel, ce n’est pas un roman à vous conseiller pour améliorer votre moral. Néanmoins je le trouve fascinant et très documenté (y compris sur l’histoire des pandémies), écrit comme un récit réaliste mais avec les codes du roman à suspense et de nombreux rebondissements.
Le Cherche Midi, 480 pages, 22€
« Autant que possible, nous devons inciter les gens à se confiner quelque part. Il vaudrait mieux faire une annonce ce matin pour qu’on ait le temps de tout mettre en place : appeler la garde nationale, renforcer la police, fermer les frontières, fermer les lieux culturels et sportifs, demander la sortie des cas non urgents dans les hôpitaux, fermer les écoles, repousser les rassemblements publics et mettre en pause les activités gouvernementales. »
Décembre a commencé, et avec lui fleurissent dans certaines librairies les roman(ce)s de Noël. J’aime regarder de temps en temps des téléfilms de Noël, gentiment kitch et pleins de bons sentiments – et dans cette période si trouble, se noyer dans les bons sentiments a quelque chose de réconfortant. L’an dernier déjà, j’avais testé deux lectures de Noël, et je récidive cette année.
Lire Proust… Beaucoup s’y sont aventurés, nombreux sont ceux qui y ont renoncé. Je me souviens avoir lu un tome de la « Recherche » il y a bien longtemps – j’avoue ne plus me souvenir duquel il s’agissait. C’est une lecture que j’appréhendais, et à juste titre puisque je n’ai pas poursuivi au-delà de ce premier essai.
Alors que le tome précédent avait fait voyager Lady Georgiana vers la froide Transylvanie, cette fois-ci la jeune femme, membre de la famille royale, quitte Londres pour le soleil de la Côte d’Azur. Dans le Train bleu qui la mène à Nice, elle fait la connaissance de Coco Chanel qui, séduite par cette jeune anglaise, décide d’en faire l’égérie de son prochain défilé de mode. Un comble pour Georgie qui n’a pas un penny pour s’acheter une nouvelle robe !
Quittons pour une fois l’Angleterre où vit Laday Georgiana. En effet, la reine l’a chargée de représenter la famille royale au mariage de la princesse de Roumanie, avec laquelle Georgiana est allée à l’école.
Je gardais un souvenir mitigé de la lecture des deux premiers tomes de la série « Son espionne royale… » mais j’ai persévéré ! Il se trouve que je regarde en ce moment la série « The Crown » sur la reine Elisabeth II et, ô hasard, elle apparaît justement dans ce troisième tome – elle n’est encore qu’une petite fille, son père n’est que le second fils du couple régnant, et rien ne la prédispose donc directement à devenir la future reine d’Angleterre. Bref, cela m’a amusée de retrouver des personnages (le Prince de Galles et sa maîtresse Wallis Simpson notamment) que je venais de voir dans la série.
Une fois n’est pas coutume, avant de vous parler de l’histoire, j’ai envie de vous parler de la comédienne qui prête sa voix à la lecture de ce roman, à savoir Marie du Bled. Pour les textes écrits en français, vous le savez, j’ai un plaisir particulier à écouter les auteurs lire eux-mêmes leurs écrits. Ici l’auteure étant américaine, c’est une comédienne française qui prête sa voix – et quelle voix ! J’ai écouté beaucoup de livres audio et rarement j’ai trouvé une voix aussi bien adaptée pour incarner le personnage principal et donner juste par son timbre toute une ambiance à cette écoute.
Les sagas familiales ont quelque chose de passionnant, et celle des Guerlain n’échappe pas à la règle. L’histoire commence avec Pierre-François-Pascal Guerlain, qui a créé sa propre parfumerie à une époque (1828) où le parfum était vu davantage comme un remède d’apothicaire (pour se frictionner) que comme un luxe ou un plaisir pour les sens. Le début du livre est particulièrement intéressant en ce qu’il décrit cette « révolution » que Guerlain, comme quelques autres, perçoivent dans l’évolution de la société, et dans l’orientation nouvelle qu’ils vont donner à la parfumerie, changeant ainsi la représentation et l’usage que l’on fait du parfum.
La mort a ceci de paradoxal qu’elle peut parfois rapprocher. C’est ce qui arrive à Isabelle et Camille. Depuis que Arnaud est mort, Isabelle son ex-femme et Camille sa mère ont repris contact. Mieux : puisqu’elles s’appréciaient avant le divorce d’Arnaud et Isabelle, elles vont réapprendre à veiller l’une sur l’autre.
Je me souviens avec précision avoir lu l’an dernier, exactement à la même époque, un autre livre de la même auteure, « Les gardiennes du silence ». Me revoilà donc cette année avec un autre livre entre les mains, même saison, même auteure, même style de couverture – celle-ci est particulièrement jolie d’ailleurs.