Roman

« My absolute darling » de Gabriel Tallent

my absoluteJ’ai acheté ce livre à force de lire des avis dithyrambiques sur ce texte. Journalistes, blogueurs, chroniqueurs, m’ont donné envie de percer le mystère de cette couverture colorée plutôt intrigante.

J’ai d’abord été déçue par le début de ma lecture – sans doute troublée par un enthousiasme général trop fort, que je ne ressentais pas dans les premiers chapitres. L’histoire est celle de la jeune Turtle, adolescente mal dans sa peau et sans aucune confiance en elle, qui vit seule avec son père. Le cœur du roman est le quotidien malsain dans lequel évolue Turtle, et cette somme de paradoxes qui donne la nausée au lecteur à force de le faire hésiter entre dégoût et espoir. Finalement j’ai été prise par cette histoire, dans ce décor coupé du monde, presque atemporel, ou seules quelques références à notre monde contemporain (comme Netflix, étonnamment cité) permettent de dater l’histoire.

Turtle, enfant vive et intelligente, mais rongée par la certitude d’être une moins que rien, ne cherche pas à s’enfuir ni à rompre avec son quotidien ; mais elle trouve sur sa route des professeurs, des copains, et même son grand-père, qui chacun à sa manière va éveiller sa conscience. S’exprimant tour à tour avec érudition ou en n’utilisant que des insultes, Turtle et son père forment un duo dérangeant et malsain ; ces personnages forts, originaux, marquants, laissent un goût de lecture âpre dont on n’a pas envie de se souvenir mais qui marque sans doute longtemps.

S 2-3Gallmeister, 480 pages, 11,70€

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