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« L’énigme de la chambre 622 » de Joël Dicker

chambre 622Il en est des livres de Joël Dicker comme ceux de Michel Bussi, de Jean-Luc Bannalec ou de quelques autres : je les attends avec impatience, guette leur publication, les regarde avec gourmandise une fois achetés, les ouvre avec le sourire, et me coupe du reste du monde dès que j’en commence la lecture.

L’intrigue de ce nouveau roman se situe dans la Suisse natale de l’auteur. Au Palace de Verbier, un corps a été retrouvé dans une chambre. Or ce week-end là avait lieu le traditionnel gala annuel de la banque Ebezner.

Tout le coeur du roman va être de suivre les péripéties de Macaire Ebezner, héritier de la banque ; de sa femme Anastasia ; de son rival préféré, Lev. Roman à tiroirs, où les fils de l’intrigue s’entrecroisent, c’est un roman que je trouve difficile à raconter : parce qu’il fourmille de détails qui sont essentiels, parce que la complexité du récit croise le plaisir d’une lecture dans difficulté. Il faut juste rester bien concentré pendant sa lecture, car les rebondissements sont multiples, se croisent, et ne trouvent parfois du sens que bien longtemps après !

J’ai adoré le décor du roman, très différent des décors américains auxquels nous avait habitués Joël Dicker. Alors que le soleil brillait pendant que je lisais ce roman, j’étais coupée du monde, isolée dans ce Palace que j’imaginais entouré de neige, un peu coupé du monde lui aussi. J’ai aussi pensé à « Belle du Seigneur », pour la Suisse sans doute, pour le trio et l’histoire d’amour idéalisée aussi.

C’est aussi une saga familiale, puisque l’histoire des Ebezner se confond avec celle de la banque qu’ils ont fondée.

Notons aussi que l’auteur profite de ce nouveau roman pour rendre un hommage (très) appuyé à son éditeur aujourd’hui décédé, Bernard de Fallois, à travers une mise en abyme qui, à part cet hommage, n’apporte pas grand-chose au livre.

S 3-3Ed de Fallois, 576 pages, 23€

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« Cadres noirs » de Pierre Lemaitre

cadres noirsBien avant de lire sa trilogie des « Enfants du désastre » (dont j’ai chroniqué sur ce blog « Couleurs de l’incendie » et « Miroir de nos peines »), je connaissais Pierre Lemaitre comme un excellent auteur de polars. Avec « Alex » ou « Robe de marié », il m’avait déjà impressionnée par sa capacité à raconter des romans noirs très psychologiques, bien orchestrés et intelligents – c’est-à-dire pas seulement pleins de rebondissements (ce qui est déjà très bien), mais en construisant des personnages complexes, étonnants, qui reflètent tout ce que l’être humain peut avoir de ressorts cachés en lui.

« Cadres noirs » m’attendait depuis longtemps. Acheté un jour par hasard, avec la certitude que le livre me plairait, mais un peu noyé parmi d’autres livres que j’avais aussi envie de lire, il a attendu son heure. Enfin son heure est venue, et c’est un nouveau grand plaisir de lecture que j’ai vécu.

Alain Delambre est chômeur depuis plusieurs années. Proche de la retraite, il sait que retrouver un emploi comme ceux qu’il a connus – DRH dans une grande entreprise – est devenu inaccessible pour lui. Il accepte des petits boulots sans qualification, parce qu’il faut bien manger et payer les traites de l’appartement. Si sa femme ne lui reproche rien, lui se sent chaque jour un peu plus dévalorisé. Lorsqu’une annonce atypique est publiée (participer à une fausse prise d’otage organisée par un recruteur), Alain n’hésite pas. Pas question de s’attarder sur des considérations morales ; ce job, il le veut, et il va tout faire pour l’avoir.

Commence alors une quête tout à la fois ambitieuse et folle, celle d’un homme qui doit pouvoir saisir sa chance de retrouver son honneur – parce que c’est sans doute la dernière chance qu’il aura.

Avec beaucoup de rythme, de rebondissements, et toujours l’incroyable talent narratif qu’on lui connaît, Pierre Lemaitre fait de ce roman un thriller psychologique particulièrement bien construit. Alain Delambre, le personnage central, est un symbole d’acharnement, de « non-résignation » ; et ce roman, l’œuvre d’un fin stratège.

S 3-3Le Livre de poche, 442 pages, 7,90€

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« Au service secret de Marie-Antoinette : l’enquête du Barry ( tome 1) » de Frédéric Lenormand

enquête du barry - marie antoinette t1Rose Bertin et Léonard sont deux personnages historiques qui ont fortement contribué à l’image de Marie-Antoinette – à son image de modernité, mais aussi à une certaine frivolité qui alimenta la moquerie et le désamour de son peuple. Lenormand a choisi de faire de la modiste et du coiffeur les héros d’une série de cosy mysteries.

Habitués de ce blog, vous savez que c’est un genre littéraire que j’aime particulièrement, et par ailleurs il ne vous aura peut-être pas échappé que Marie-Antoinette est une figure historique à laquelle je m’intéresse beaucoup et depuis longtemps. Autant dire que ces romans me faisaient de l’œil depuis longtemps ! J’ai profité du confinement pour lire le premier tome en version numérique. Hélas, triple hélas, ma déception a été aussi forte que l’avait été mon envie de lecture.

Tout d’abord, j’ai regretté que Marie-Antoinette soit si peu présente dans l’histoire – elle n’apparaît vraiment qu’à la fin du livre. Mais surtout, j’ai trouvé beaucoup de maladresses dans la construction. Le début du roman est totalement invraisemblable : Marie-Antoinette choisit, par l’intermédiaire de ses dames de confiance, de recruter Rose Bertin et Léonard, sans les connaître du tout, et de les lancer sur la piste des diamants disparus de la Comtesse du Barry – rien que ça ! On disait Marie-Antoinette un peu légère parfois, de là à confier à deux artisans inconnus la quête d’une si précieuse parure de bijoux sans les connaître ni d’Eve ni d’Adam… moi j’ai eu un peu de mal.

Bien que l’on sente beaucoup de bonne volonté de la part de l’auteur pour entraîner le lecteur dans le Paris du XVIIIè siècle – il est d’ailleurs bien documenté – l’histoire est trop rocambolesque et les personnages trop caricaturaux à mon goût, et je me suis vite lassée. Dommage ! Trop d’espoirs placés dans une lecture, parfois, ne font qu’accroître la déception. Je ne lirai pas les tomes suivants.

S 1-3Ed de la Martinière, 360 pages, 14€

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« Au douzième coup de minuit » de Patricia Wentworth

douzieme coupLe fameux douzième coup de minuit est évidemment très romanesque. Tant pis si l’ambiance est un peu galvaudée, j’ai une fois de plus apprécié cette enquête de Miss Silver.

Cette fois-ci, c’est une trahison familiale qui est au coeur de l’intrigue. James Paradine, patriarche d’une riche famille d’industriels, profite du réveillon du nouvel an de l’année 1942 pour annoncer à sa famille réunie que l’un des invités a trahi sa propre famille. Serein mais déterminé, il dit connaître le coupable et attendre dans son bureau que celui-ci vienne se confesser avant minuit.

La suite, vous l’imaginez facilement : James Paradine va être retrouvé mort. Alors, qui est le traître dans la famille, qui a préféré tuer le patriarche plutôt que de voir son nom traîné dans la boue ?

Engagée par un membre de la famille, Miss Silver s’installe dans la demeure où vit une partie de la famille. Elle va ainsi faire connaissance avec les beaux-enfants de James Paradine, avec sa sœur possessive et la fille adoptive de celle-ci, avec les cousins, le secrétaire que tout le monde déteste, bref avec toute une galerie de personnages dont aucun n’a l’air très serein…

Il y a quelques fausses pistes données en pâture au lecteur, mais aussi des gros indices qui mènent à la résolution de l’intrigue. Pas de gros twist au moment de la révélation finale, mais la lecture reste plaisante et distrayante.

S 3-3En numérique chez 12-21, 8,99€

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« Miss Silver intervient » de Patricia Wentworth

miss silver intervient t6Situer une intrigue policière dans un immeuble est toujours une idée qui apporte de nombreuses ficelles narratives à un auteur. Prenez l’immeuble Vandeleur House, par exemple. On y croise une commère, une jeune veuve, un vieux couple, une blonde séduisante, une fille trop obéissante, un gardien qui ne se mêle de rien… Autant de personnages à qui il peut arriver mille et une histoires, qui se croisent à peine dans un ascenseur, et qui pourtant vont tous être impactés par un meurtre commis dans l’immeuble.

Le risque est double : avant que l’intrigue ne commence réellement, il faut installer tous les personnages ; et une fois que tous ont été présentés au lecteur, il faut faire en sorte que celui-ci ne confonde pas les détails sur chacun des protagonistes.

Que l’intrigue mette un peu de temps à démarrer ne m’a pas gênée dans ma lecture ; en revanche j’ai trouvé qu’il y avait trop de personnages, trop de détails sur chacun que je n’arrivais pas à séparer entre ceux qui auraient de l’importance et ceux qui n’en avaient guère. L’histoire n’est pas désagréable, et la multiplication des détails a aussi réussi à me lancer sur des fausses pistes – même si je n’arrivais pas à me faire une conviction précise sur le meurtrier. Heureusement Miss Silver, égale à elle-même, continue d’être une gentille héroïne dont je lis avec plaisir les aventures. Petit étonnement quand même, l’inspecteur Lamb est plutôt désagréable, hautain et même misogyne. Drôle de personnage !

S 2-3En numérique chez 12-21, 8,99€

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« Le châle chinois » de Patricia Wentworth

châle chinoisComment ai-je pu passer aussi longtemps à côté des romans de Patricia Wentworth ?

Pour une lectrice qui aime autant les cosy mysteries, les romans policiers sauce Agatha Christie avec de sympathiques détectives à l’ancienne et des intrigues polies dans l’Angleterre de la mi-vingtième siècle, c’est presque inexcusable !

Enfin, vous l’aurez compris, depuis quelque temps je rattrape mon retard, de manière presque addictive puisque à chaque fin de roman je commence le suivant de la série. Tous ne sont plus disponibles en ce moment en version papier, heureusement ma liseuse numérique me permet de palier à cela (jusqu’ici je les ai tous lus en version numérique, c’est assez amusant quand on lit des romans d’un autre siècle).

Mon début de lecture du « Châle chinois » me laissait perplexe : beaucoup de personnages étaient présentés dès les premières pages, j’ai redouté une intrigue trop alambiquée, ou tout simplement de me perdre dans les personnages (c’est une inquiétude récurrente chez moi, à part Ken Follett peu d’écrivains m’ont rassurée sur le fait qu’un nombre impressionnant de personnages ne nuit pas toujours à la compréhension, du moment que le récit est bien construit).

1943. Laura Flane est une jeune héritière dont les parents, des cousins aujourd’hui décédés, ont scandalisé leur famille en se mariant alors que le jeune époux était promis à une autre. A 21 ans, Laura est en âge d’hériter, et va devoir décider ce que devient « le Prieuré », la demeure qui lui appartient désormais et où (on n’est pas à un détail peu crédible près) est habité par la fiancée autrefois éconduite. Ladite fiancée avait à l’époque eu un terrible accident qui l’a laissée paralysée. C’est aujourd’hui une dame mûre, invalide, mais au tempérament bien trempé, et qui espère bien garder « le Prieuré ». Ajoutez à cela une jeune cousine au coeur d’artichaut, des prétendants qui perdent la tête, et quelques femmes jalouses, vous aurez une idée de l’ambiance au « Prieuré ».

Alors évidemment il faut aimer les histoires de jeune héritière dont les hommes tombent amoureux au premier regard, les veillées au coin du feu et le gong qui sonne l’heure du thé.Tous les codes du roman à énigme sont présents, c’est charmant comme de la porcelaine anglaise, et pour ma part j’adore !

S 3-3En numérique chez 12-21, 8,99€ ; sinon en format papier poche 7,10€

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« Le rocher de la Tête-Noire » de Patricia Wentworth

rocher Tete NoireVoilà, je suis addict, après la lecture des trois premières aventures de la détective Miss Silver, j’ai eu envie de continuer…

Une fois encore, l’histoire débute dans un train. Miss Silver y fait la connaissance de Lisle Jerningham. Celle-ci est troublée après avoir surpris une conversation de deux commères qui accusaient son mari d’avoir tué sa première femme pour hériter d’elle, et ainsi sauver de la ruine la demeure familiale. Or Lisle est elle-même très riche, et se sent depuis quelque temps menacée, ayant réchappé à divers accidents.

Et la mort va venir frapper dans l’entourage de Lisle, là où on ne l’attendait pas.

Entre Dale, son mari qui ne pense qu’à sauver son château, les cousins Alicia et Rafe, ou encore le mécanicien renvoyé depuis peu, les suspects ne sont pas si nombreux. Et pourtant le suspense reste présent jusqu’à la fin ! Autant dans la précédente intrigue, Le Chemin de la falaise, j’avais trouvé (trop) rapidement le coupable, autant dans cette intrigue-ci j’aurais eu bien du mal à affirmer avec certitude qui était le personnage le plus sombre car les fausses pistes sont nombreuses.

Miss Silver n’apparaît quasiment pas pour faire avancer l’intrigue, ni même dans le dénouement. Et pourtant je prends plaisir à recroiser cette femme simple et intelligente, qui traîne son tricot et ses aiguilles dans tous ses déplacements. Plaisante et désuète à souhait, cette série est mon petit plaisir de lecture du moment.

S 3-3en numérique chez 12-21, 8,99€

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« Les secrets de Brocéliande » de Jean-Luc Bannalec

secrets brocéliandeUne fois n’est pas coutume, toute l’équipe du Commissaire Dupin a décidé de s’octroyer une petite sortie récréative. Leur destination ? La forêt de Brocéliande. Si Nolwenn et Le Ber, les fidèles de Dupin, ont une connaissance assez précise des légendes arthuriennes, ce n’est pas le cas du Commissaire. Pourtant il va se retrouver bien malgré lui au coeur d’une intrigue où les débats autour du mythe d’Arthur agitent les esprits.

En effet, un chercheur est retrouvé mort, et bientôt c’est tout le groupe d’experts auquel il appartenait qui se retrouve en émoi. Si l’on ne sait pas au début de l’enquête qui est victime et qui est coupable, Dupin, mandaté par les plus hautes sphères parisiennes, va devoir démêler mythe et réalité.

Vraiment, cette série se bonifie à chaque nouveau tome. A chaque fois l’auteur nous fait (re)découvrir un aspect différent de la culture bretonne, une terre différente (parfois les bords de mer, parfois l’intérieur des terres, voire la forêt dans le cas présent). J’ai dévoré ce livre, pour l’ambiance, et pour l’intrigue qui est très bien menée, sans temps mort ni chapitres inutiles. J’ai eu peur que l’auteur nous entraîne trop loin dans les légendes, quitte à perdre la crédibilité de l’histoire – mais pas du tout, le dosage est juste bien fait pour faire douter nos sens tout en restant réaliste.

Quant à Dupin, il est égal à lui-même, toujours à la recherche d’un petit café pour assurer sa dose quotidienne de caféine – et cette fois-ci, la touche supplémentaire d’humour est apportée par le carnet sur lequel il prend ses notes (je vous laisse découvrir).

Ce (déjà) septième tome de la série est une réussite, je ne peux que vous inviter à vous laisser entraîner dans les mystères de Brocéliande…

S 3-3Presses de la cité, 415 pages, 21€

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« Le chemin de la falaise » de Patricia Wentworth

miss silver numériqueHériter d’une immense fortune peut être une aubaine… ou devenir le cauchemar d’une vie ! Rachel Treherne a hérité de la totalité de la fortune de son père, mais avec une clause bien particulière : chaque année, elle doit elle-même revoir le contenu de son testament, pour que la fortune familiale soit répartie de la manière qu’elle juste la plus juste au moment où elle écrit son testament.

Autant dire que toute la famille de Rachel se comporte avec elle d’une manière assez peu désintéressée ! Ainsi, gravitent autour d’elle sa sœur, son époux et leurs enfants, mais aussi plusieurs cousins à divers degrés qui ont l’habitude de séjourner dans la grande demeure familiale. Rachel se sent menacée, surtout depuis qu’elle a reçu des lettres anonymes. Et lorsqu’elle fait la connaissance de Miss Silver dans un train, elle demande de l’aide à celle-ci.

J’ai trouvé ce troisième tome moins captivant que les deux premiers de la série. Certes, on en apprend davantage sur le personnage de Maud Silver, « cette petite femme, en apparence insignifiante », « institutrice à la retraite », qui exhorte ses clients à être le plus transparents possible avec elle, tout en citant le poète Tennyson à chaque nouvelle rencontre. Mais j’ai trouvé l’intrigue plus diffuse et moins crédible (qu’est-ce que cette histoire de testament revu tous les ans, au vu et au su de tous ? Bien sûr que l’héritière ne peut être qu’en danger dans pareille situation!), et pour la première fois (sur trois intrigues) j’ai trouvé facilement le coupable – il y avait trop d’indices, trop d’informations qui arrivaient bizarrement dans l’intrigue pour être inutiles.

Malgré cela, l’histoire se lit bien et j’aime le charme désuet de ces intrigues… donc j’aurai l’occasion de vous parler bientôt des autres aventures de Miss Silver.

S 2-3en numérique, 12-21, 11,99€ le livre qui regroupe les 3 premières intrigues, environ 768 pages.

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« L’affaire est close » de Patricia Wentworth

miss silver numériqueQuel plaisir de lecture que cette trilogie regroupant les premières enquêtes de Miss Silver ! C’est une belle découverte pour moi. Après la lecture du « Masque gris», j’ai encore plus aimé « L’affaire est close ».

Marion est une jeune femme brisée. Son mari, Geoff, est en prison pour le meurtre de son oncle. Marion est persuadée de son innocence, mais tout accuse Geoff. Au procès, les témoignages contre lui se sont avérés accablants.

Marion partage son appartement avec Hillary. Un jour, celle-ci est abordée dans un train par une femme qui l’a reconnue, et qui semble accablée des dommages causés au procès de Geoff par son témoignage. Elle prononce d’énigmatiques phrases, qui laissent penser à Hillary que cette femme pourrait détenir la clé de l’affaire.

Alors Hillary décide de refaire l’enquête.

Miss Silver, comme dans « Le masque gris », n’apparaît que très peu dans le roman. Elle n’en est pas du tout le personnage principal, on dirait plutôt une bonne fée qui intervient au moment propice puis disparaît. C’est un personnage tranquille, une détective qui reçoit ses clients dans son bureau en tricotant, et qui les enjoint systématiquement de ne rien lui cacher. Elle n’est ni sympathique ni antipathique, d’ailleurs on ne sait presque rien d’elle.

Quant à l’histoire en elle-même, elle est très bien construite. Dès le départ, on sent que plein de pistes sont possibles pour innocenter Geoff, qu’il y a plein de détails intrigants, mais sans réussir à comprendre lequel pourrait l’innocenter. Je retrouve complètement une ambiance digne d’Agatha Christie, l’histoire se déroulant en plus dans l’Angleterre du milieu du XXè siècle. Il faut noter cependant que la première enquête de Miss Silver a été écrite avant la première de Miss Marple.

Voilà donc une deuxième enquête très réussie, qui appelle forcément la lecture de la troisième !

S 3-3en numérique 12-21, 11,99€ (environ 768 pages)