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« Au service secret de Marie-Antoinette : l’enquête du Barry ( tome 1) » de Frédéric Lenormand

enquête du barry - marie antoinette t1Rose Bertin et Léonard sont deux personnages historiques qui ont fortement contribué à l’image de Marie-Antoinette – à son image de modernité, mais aussi à une certaine frivolité qui alimenta la moquerie et le désamour de son peuple. Lenormand a choisi de faire de la modiste et du coiffeur les héros d’une série de cosy mysteries.

Habitués de ce blog, vous savez que c’est un genre littéraire que j’aime particulièrement, et par ailleurs il ne vous aura peut-être pas échappé que Marie-Antoinette est une figure historique à laquelle je m’intéresse beaucoup et depuis longtemps. Autant dire que ces romans me faisaient de l’œil depuis longtemps ! J’ai profité du confinement pour lire le premier tome en version numérique. Hélas, triple hélas, ma déception a été aussi forte que l’avait été mon envie de lecture.

Tout d’abord, j’ai regretté que Marie-Antoinette soit si peu présente dans l’histoire – elle n’apparaît vraiment qu’à la fin du livre. Mais surtout, j’ai trouvé beaucoup de maladresses dans la construction. Le début du roman est totalement invraisemblable : Marie-Antoinette choisit, par l’intermédiaire de ses dames de confiance, de recruter Rose Bertin et Léonard, sans les connaître du tout, et de les lancer sur la piste des diamants disparus de la Comtesse du Barry – rien que ça ! On disait Marie-Antoinette un peu légère parfois, de là à confier à deux artisans inconnus la quête d’une si précieuse parure de bijoux sans les connaître ni d’Eve ni d’Adam… moi j’ai eu un peu de mal.

Bien que l’on sente beaucoup de bonne volonté de la part de l’auteur pour entraîner le lecteur dans le Paris du XVIIIè siècle – il est d’ailleurs bien documenté – l’histoire est trop rocambolesque et les personnages trop caricaturaux à mon goût, et je me suis vite lassée. Dommage ! Trop d’espoirs placés dans une lecture, parfois, ne font qu’accroître la déception. Je ne lirai pas les tomes suivants.

S 1-3Ed de la Martinière, 360 pages, 14€

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« Au douzième coup de minuit » de Patricia Wentworth

douzieme coupLe fameux douzième coup de minuit est évidemment très romanesque. Tant pis si l’ambiance est un peu galvaudée, j’ai une fois de plus apprécié cette enquête de Miss Silver.

Cette fois-ci, c’est une trahison familiale qui est au coeur de l’intrigue. James Paradine, patriarche d’une riche famille d’industriels, profite du réveillon du nouvel an de l’année 1942 pour annoncer à sa famille réunie que l’un des invités a trahi sa propre famille. Serein mais déterminé, il dit connaître le coupable et attendre dans son bureau que celui-ci vienne se confesser avant minuit.

La suite, vous l’imaginez facilement : James Paradine va être retrouvé mort. Alors, qui est le traître dans la famille, qui a préféré tuer le patriarche plutôt que de voir son nom traîné dans la boue ?

Engagée par un membre de la famille, Miss Silver s’installe dans la demeure où vit une partie de la famille. Elle va ainsi faire connaissance avec les beaux-enfants de James Paradine, avec sa sœur possessive et la fille adoptive de celle-ci, avec les cousins, le secrétaire que tout le monde déteste, bref avec toute une galerie de personnages dont aucun n’a l’air très serein…

Il y a quelques fausses pistes données en pâture au lecteur, mais aussi des gros indices qui mènent à la résolution de l’intrigue. Pas de gros twist au moment de la révélation finale, mais la lecture reste plaisante et distrayante.

S 3-3En numérique chez 12-21, 8,99€

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« Miss Silver intervient » de Patricia Wentworth

miss silver intervient t6Situer une intrigue policière dans un immeuble est toujours une idée qui apporte de nombreuses ficelles narratives à un auteur. Prenez l’immeuble Vandeleur House, par exemple. On y croise une commère, une jeune veuve, un vieux couple, une blonde séduisante, une fille trop obéissante, un gardien qui ne se mêle de rien… Autant de personnages à qui il peut arriver mille et une histoires, qui se croisent à peine dans un ascenseur, et qui pourtant vont tous être impactés par un meurtre commis dans l’immeuble.

Le risque est double : avant que l’intrigue ne commence réellement, il faut installer tous les personnages ; et une fois que tous ont été présentés au lecteur, il faut faire en sorte que celui-ci ne confonde pas les détails sur chacun des protagonistes.

Que l’intrigue mette un peu de temps à démarrer ne m’a pas gênée dans ma lecture ; en revanche j’ai trouvé qu’il y avait trop de personnages, trop de détails sur chacun que je n’arrivais pas à séparer entre ceux qui auraient de l’importance et ceux qui n’en avaient guère. L’histoire n’est pas désagréable, et la multiplication des détails a aussi réussi à me lancer sur des fausses pistes – même si je n’arrivais pas à me faire une conviction précise sur le meurtrier. Heureusement Miss Silver, égale à elle-même, continue d’être une gentille héroïne dont je lis avec plaisir les aventures. Petit étonnement quand même, l’inspecteur Lamb est plutôt désagréable, hautain et même misogyne. Drôle de personnage !

S 2-3En numérique chez 12-21, 8,99€

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« Le châle chinois » de Patricia Wentworth

châle chinoisComment ai-je pu passer aussi longtemps à côté des romans de Patricia Wentworth ?

Pour une lectrice qui aime autant les cosy mysteries, les romans policiers sauce Agatha Christie avec de sympathiques détectives à l’ancienne et des intrigues polies dans l’Angleterre de la mi-vingtième siècle, c’est presque inexcusable !

Enfin, vous l’aurez compris, depuis quelque temps je rattrape mon retard, de manière presque addictive puisque à chaque fin de roman je commence le suivant de la série. Tous ne sont plus disponibles en ce moment en version papier, heureusement ma liseuse numérique me permet de palier à cela (jusqu’ici je les ai tous lus en version numérique, c’est assez amusant quand on lit des romans d’un autre siècle).

Mon début de lecture du « Châle chinois » me laissait perplexe : beaucoup de personnages étaient présentés dès les premières pages, j’ai redouté une intrigue trop alambiquée, ou tout simplement de me perdre dans les personnages (c’est une inquiétude récurrente chez moi, à part Ken Follett peu d’écrivains m’ont rassurée sur le fait qu’un nombre impressionnant de personnages ne nuit pas toujours à la compréhension, du moment que le récit est bien construit).

1943. Laura Flane est une jeune héritière dont les parents, des cousins aujourd’hui décédés, ont scandalisé leur famille en se mariant alors que le jeune époux était promis à une autre. A 21 ans, Laura est en âge d’hériter, et va devoir décider ce que devient « le Prieuré », la demeure qui lui appartient désormais et où (on n’est pas à un détail peu crédible près) est habité par la fiancée autrefois éconduite. Ladite fiancée avait à l’époque eu un terrible accident qui l’a laissée paralysée. C’est aujourd’hui une dame mûre, invalide, mais au tempérament bien trempé, et qui espère bien garder « le Prieuré ». Ajoutez à cela une jeune cousine au coeur d’artichaut, des prétendants qui perdent la tête, et quelques femmes jalouses, vous aurez une idée de l’ambiance au « Prieuré ».

Alors évidemment il faut aimer les histoires de jeune héritière dont les hommes tombent amoureux au premier regard, les veillées au coin du feu et le gong qui sonne l’heure du thé.Tous les codes du roman à énigme sont présents, c’est charmant comme de la porcelaine anglaise, et pour ma part j’adore !

S 3-3En numérique chez 12-21, 8,99€ ; sinon en format papier poche 7,10€

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« Le rocher de la Tête-Noire » de Patricia Wentworth

rocher Tete NoireVoilà, je suis addict, après la lecture des trois premières aventures de la détective Miss Silver, j’ai eu envie de continuer…

Une fois encore, l’histoire débute dans un train. Miss Silver y fait la connaissance de Lisle Jerningham. Celle-ci est troublée après avoir surpris une conversation de deux commères qui accusaient son mari d’avoir tué sa première femme pour hériter d’elle, et ainsi sauver de la ruine la demeure familiale. Or Lisle est elle-même très riche, et se sent depuis quelque temps menacée, ayant réchappé à divers accidents.

Et la mort va venir frapper dans l’entourage de Lisle, là où on ne l’attendait pas.

Entre Dale, son mari qui ne pense qu’à sauver son château, les cousins Alicia et Rafe, ou encore le mécanicien renvoyé depuis peu, les suspects ne sont pas si nombreux. Et pourtant le suspense reste présent jusqu’à la fin ! Autant dans la précédente intrigue, Le Chemin de la falaise, j’avais trouvé (trop) rapidement le coupable, autant dans cette intrigue-ci j’aurais eu bien du mal à affirmer avec certitude qui était le personnage le plus sombre car les fausses pistes sont nombreuses.

Miss Silver n’apparaît quasiment pas pour faire avancer l’intrigue, ni même dans le dénouement. Et pourtant je prends plaisir à recroiser cette femme simple et intelligente, qui traîne son tricot et ses aiguilles dans tous ses déplacements. Plaisante et désuète à souhait, cette série est mon petit plaisir de lecture du moment.

S 3-3en numérique chez 12-21, 8,99€

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« Les secrets de Brocéliande » de Jean-Luc Bannalec

secrets brocéliandeUne fois n’est pas coutume, toute l’équipe du Commissaire Dupin a décidé de s’octroyer une petite sortie récréative. Leur destination ? La forêt de Brocéliande. Si Nolwenn et Le Ber, les fidèles de Dupin, ont une connaissance assez précise des légendes arthuriennes, ce n’est pas le cas du Commissaire. Pourtant il va se retrouver bien malgré lui au coeur d’une intrigue où les débats autour du mythe d’Arthur agitent les esprits.

En effet, un chercheur est retrouvé mort, et bientôt c’est tout le groupe d’experts auquel il appartenait qui se retrouve en émoi. Si l’on ne sait pas au début de l’enquête qui est victime et qui est coupable, Dupin, mandaté par les plus hautes sphères parisiennes, va devoir démêler mythe et réalité.

Vraiment, cette série se bonifie à chaque nouveau tome. A chaque fois l’auteur nous fait (re)découvrir un aspect différent de la culture bretonne, une terre différente (parfois les bords de mer, parfois l’intérieur des terres, voire la forêt dans le cas présent). J’ai dévoré ce livre, pour l’ambiance, et pour l’intrigue qui est très bien menée, sans temps mort ni chapitres inutiles. J’ai eu peur que l’auteur nous entraîne trop loin dans les légendes, quitte à perdre la crédibilité de l’histoire – mais pas du tout, le dosage est juste bien fait pour faire douter nos sens tout en restant réaliste.

Quant à Dupin, il est égal à lui-même, toujours à la recherche d’un petit café pour assurer sa dose quotidienne de caféine – et cette fois-ci, la touche supplémentaire d’humour est apportée par le carnet sur lequel il prend ses notes (je vous laisse découvrir).

Ce (déjà) septième tome de la série est une réussite, je ne peux que vous inviter à vous laisser entraîner dans les mystères de Brocéliande…

S 3-3Presses de la cité, 415 pages, 21€

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« Le chemin de la falaise » de Patricia Wentworth

miss silver numériqueHériter d’une immense fortune peut être une aubaine… ou devenir le cauchemar d’une vie ! Rachel Treherne a hérité de la totalité de la fortune de son père, mais avec une clause bien particulière : chaque année, elle doit elle-même revoir le contenu de son testament, pour que la fortune familiale soit répartie de la manière qu’elle juste la plus juste au moment où elle écrit son testament.

Autant dire que toute la famille de Rachel se comporte avec elle d’une manière assez peu désintéressée ! Ainsi, gravitent autour d’elle sa sœur, son époux et leurs enfants, mais aussi plusieurs cousins à divers degrés qui ont l’habitude de séjourner dans la grande demeure familiale. Rachel se sent menacée, surtout depuis qu’elle a reçu des lettres anonymes. Et lorsqu’elle fait la connaissance de Miss Silver dans un train, elle demande de l’aide à celle-ci.

J’ai trouvé ce troisième tome moins captivant que les deux premiers de la série. Certes, on en apprend davantage sur le personnage de Maud Silver, « cette petite femme, en apparence insignifiante », « institutrice à la retraite », qui exhorte ses clients à être le plus transparents possible avec elle, tout en citant le poète Tennyson à chaque nouvelle rencontre. Mais j’ai trouvé l’intrigue plus diffuse et moins crédible (qu’est-ce que cette histoire de testament revu tous les ans, au vu et au su de tous ? Bien sûr que l’héritière ne peut être qu’en danger dans pareille situation!), et pour la première fois (sur trois intrigues) j’ai trouvé facilement le coupable – il y avait trop d’indices, trop d’informations qui arrivaient bizarrement dans l’intrigue pour être inutiles.

Malgré cela, l’histoire se lit bien et j’aime le charme désuet de ces intrigues… donc j’aurai l’occasion de vous parler bientôt des autres aventures de Miss Silver.

S 2-3en numérique, 12-21, 11,99€ le livre qui regroupe les 3 premières intrigues, environ 768 pages.

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« L’affaire est close » de Patricia Wentworth

miss silver numériqueQuel plaisir de lecture que cette trilogie regroupant les premières enquêtes de Miss Silver ! C’est une belle découverte pour moi. Après la lecture du « Masque gris», j’ai encore plus aimé « L’affaire est close ».

Marion est une jeune femme brisée. Son mari, Geoff, est en prison pour le meurtre de son oncle. Marion est persuadée de son innocence, mais tout accuse Geoff. Au procès, les témoignages contre lui se sont avérés accablants.

Marion partage son appartement avec Hillary. Un jour, celle-ci est abordée dans un train par une femme qui l’a reconnue, et qui semble accablée des dommages causés au procès de Geoff par son témoignage. Elle prononce d’énigmatiques phrases, qui laissent penser à Hillary que cette femme pourrait détenir la clé de l’affaire.

Alors Hillary décide de refaire l’enquête.

Miss Silver, comme dans « Le masque gris », n’apparaît que très peu dans le roman. Elle n’en est pas du tout le personnage principal, on dirait plutôt une bonne fée qui intervient au moment propice puis disparaît. C’est un personnage tranquille, une détective qui reçoit ses clients dans son bureau en tricotant, et qui les enjoint systématiquement de ne rien lui cacher. Elle n’est ni sympathique ni antipathique, d’ailleurs on ne sait presque rien d’elle.

Quant à l’histoire en elle-même, elle est très bien construite. Dès le départ, on sent que plein de pistes sont possibles pour innocenter Geoff, qu’il y a plein de détails intrigants, mais sans réussir à comprendre lequel pourrait l’innocenter. Je retrouve complètement une ambiance digne d’Agatha Christie, l’histoire se déroulant en plus dans l’Angleterre du milieu du XXè siècle. Il faut noter cependant que la première enquête de Miss Silver a été écrite avant la première de Miss Marple.

Voilà donc une deuxième enquête très réussie, qui appelle forcément la lecture de la troisième !

S 3-3en numérique 12-21, 11,99€ (environ 768 pages)

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« Le masque gris » de Patricia Wentworth

miss silverJ’ai choisi ce livre pour trois raisons :

– la première, c’est sa jolie couverture

– la deuxième, c’est que l’éditeur présentait cette série de romans comme étant digne d’Agatha Christie

– la troisième, c’est que la version numérique regroupant les trois premiers tomes était à un prix raisonnable, environ 4€ le roman.

Bingo ! Pressée de démarrer cette lecture, j’ai aussitôt été séduite par l’ambiance de ce roman, qui se déroule en Angleterre dans la première moitié du XXè siècle. Après avoir été quitté par sa fiancée, Charles Mornay est parti longuement en voyage. De retour dans sa propriété familiale qu’il croyait déserte, il surprend une discussion entre malfaiteurs qui s’y sont donné rendez-vous. Ceux-ci prévoient de subtiliser l’héritage d’un milliardaire qui vient de mourir en mer, en supprimant sa fille et unique héritière.

Charles aurait pu appeler tout de suite la police, mais la présence de son ancienne fiancée parmi les malfaiteurs l’en dissuade rapidement.

Le reste de l’histoire est en effet digne d’Agatha Christie, par la construction, l’ambiance, le décor. Je me suis régalée avec cette lecture très efficace et plaisante. Miss Silver, qui donne pourtant son nom à la série, est finalement très peu présente, et n’intervient que pour faire avancer l’histoire en apportant des éléments nouveaux à l’enquête.

J’ai hâte de commencer le deuxième tome de ce recueil !

S 3-3en numérique chez 12-21, 11,99€ (env. 768 pages)

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« Talion » de Santiago Diaz

talionTalion.

Le titre seul sonne déjà comme un couperet, plante le décor et annonce la couleur : œil pour œil, dent pour dent.

Imaginez ce que ressent Marta Aguilera, journaliste reconnue, femme dynamique, lorsqu’un médecin lui diagnostique une tumeur au cerveau et lui annonce la terrible nouvelle : il ne lui reste que deux mois à vivre.

Marta pourrait se lamenter, s’enfermer chez elle… Mais ce n’est pas son tempérament. Elle va profiter de ces deux mois pour laisser une trace de son passage sur Terre, et pas n’importe comment : elle va se transformer en justicière, un peu malgré elle au départ, puis en prenant son rôle très à coeur.

Le livre est alors découpé en chapitres, chacun consacré à une cause, une personne, que Marta va venger.

L’idée de départ est excellente, même si très romanesque. Il y a quelques ficelles un peu grosses (la rapidité avec laquelle Marta, journaliste sans histoire, se transforme en justicière tueuse ; ou encore la facilité avec laquelle elle vend son appartement pour récupérer une énorme somme en liquide), mais disons que le démarrage reste très efficace. Je vous laisse juger du fond (peut-on faire justice soit même?), le livre n’est pas moralisateur, il ne propose que le point de vue d’une femme dans un contexte très particulier, celui de sa mort imminente.

Si le début du livre fonctionne bien, je me suis un peu ennuyée à partir de la moitié du roman, trop prévisible à mon goût : je voyais bien arriver chaque nouveau « cas » à traiter par Marta, et les raisons pour lesquelles ce « cas » lui tenait à coeur. J’aurais aimé plus de rebondissements dans la seconde partie du roman, plus d’imprévus, qui auraient permis de soutenir le rythme de lecture. Même la fin, bien que racontée comme un ultime rebondissement, est assez prévisible.

S 2-3Cherche Midi, 504 pages, 23€