Finn est la baby-sitter de Amabel, la petite-fille d’un célèbre sénateur américain, Jim Martin. Si le passé de Finn n’est pas très clair, elle n’a pourtant eu aucun mal à se faire embaucher et fait désormais presque partie de la famille. Elle est aussi la petite-amie de Bryant, le bras droit du sénateur Martin.
Un jour la petite Amabel remarque qu’une femme la suit. Finn, sans alerter la famille, décide d’être plus vigilante ; jusqu’au jour où la mystérieuse femme va se confier à Finn et faire basculer la vie des Martin.
Le roman n’est ni un thriller ni un « page turner », il fait même attendre assez longtemps avant de comprendre quelle direction va prendre l’histoire, ce qui laisse le temps au lecteur de devenir familier des Martin et de leur mode de vie. Finn est un personnage assez ambigu, qui joue à la fois sur la retenue attendue par une famille de personnalités publiques, sur l’ambition non assumée d’une jeune femme qui fréquente un milieu social différent du sien, et sur un passé qu’elle cache.
Passons sur le titre, que je trouve maladroit (je ne comprends pas ce que signifie « disparaître ici » et je ne vois pas clairement le lien avec l’intrigue) ; l’histoire est bien construite, l’écriture très fluide. On se sent complètement immergé dans cette Amérique politique, aisée, éduquée à sauver les apparences.
Cherche-Midi, 480 pages, 23€

Ne vous fiez pas à la couverture, Noël ne sera qu’un prétexte pour donner un contexte au début de l’histoire, mais contrairement au « hors collection » « Le Noël d’Agatha », l’intrigue s’éloigne vite des festivités de décembre.
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Ce qui devait arriver, arriva : après avoir divorcé d’Agatha, puis cherché sa voie dans un monastère, James Lacey a décidé de se remarier. Cette fois-ci, l’heureuse élue est une toute jeune femme, dont le physique est aussi avantageux que l’intelligence inexistante. Que peut bien lui trouver James, lui le féru d’Histoire qui reprochait à Agatha de ne pas assez s’intéresser à ses recherches ?
Agatha est une ancienne pro de la communication. Alors quand son amie Mrs Bloxby lui demande de faire la promotion d’une kermesse pour augmenter la fréquentation de celle-ci, Agatha ne peut refuser. Son engagement n’est pas totalement désintéressé : à côté du pasteur et de sa femme, un certain George aux yeux verts est loin de laisser Agatha indifférente !
L’avantage d’un recueil de nouvelles, c’est qu’on peut le commencer, le laisser, le reprendre, y revenir plus tard… Acheté à sa sortie, il y a une éternité (c’était fin 2019, avant le confinement, bref dans une autre vie), il m’attendait sur une étagère, comme souvent le font les livres parce que je les achète souvent par plusieurs mais ne les lis pas tous à la suite. Peu importe, l’essentiel est qu’il m’attendait. J’avais lu les premières nouvelles, puis l’avait mis de côté (prise sans doute par une autre lecture), et l’ai ressorti dernièrement pour en terminer la lecture.
1950.
J’aime les romans de Virginie Grimaldi pour la tendresse qui y transparaît, et pour ce mélange toujours bien dosé d’émotion, de blessures, et malgré tout d’optimisme.