La couverture, tout d’abord, intrigue : sombre et mettant en avant une corde qui va jusqu’à cacher partiellement le titre du livre – titre, qui, d’ailleurs, intrigue tout autant, bref et avec ce chiffre qui prend toute la place « 37 ».
Mais si le contenu à l’intérieur est sombre, il est surtout psychologique et mené de main de maître par un auteur qui sait étonner le lecteur.
L’histoire, donc. Patrick, Matthew et Hannah sont camarades, mais lors d’un après-midi pas comme les autres, leurs vies se retrouvent liées par un drame incompréhensible. Matthew a grièvement blessé Hannah, avec fureur, avec cruauté. Et Patrick, qui était à côté, n’est pas intervenu.
Pourtant quand on les retrouve une vingtaine d’année plus tard, Hannah et Patrick sont mariés. Elle, est devenue journaliste ; lui, au chômage, rêve d’ouvrir son restaurant et anime en attendant un blog culinaire à succès. Mais le passé finit toujours par remonter à la surface – surtout dans les romans noirs – et le quotidien bien ordonné de Patrick et Hannah ne va pas résister au séisme.
Aux premiers chapitres, je me demandais où l’auteur voulait en venir. Connaissant le drame et les coupables dès les premières pages, je me demandais ce qui allait bien pouvoir nourrir un roman de 400 pages. C’était sans compter le talent de l’auteur et son art de promener l’air de rien le lecteur tour à tour dans un quotidien banal ou dans les plus misérables tréfonds de l’âme humaine. C’est bien construit, plutôt malin, et vous n’aurez les clés de l’histoire qu’à la fin du roman. Voilà un polar qui fonctionne bien, jusqu’aux dernières pages.
Cherche Midi, 416 pages, 22€
Si le nom de Pamela Lyndon Travers ne vous dit rien, celui de son héroïne vous est forcément connu : Mary Poppins.
Serge est consultant dans une obscure compagnie financière. Il a, comme d’habitude, décroché ce job grâce à l’intervention de son frère, ministre de l’Economie. Car Serge, malgré la quarantaine et son brillant esprit d’analyste financier, est toujours resté un petit garçon sur certains aspects, et ne s’est pas totalement émancipé. Après la mort de ses parents, il est resté chez sa sœur, chez qui il vit encore, et qui lui prépare chaque matin son petit-déjeuner selon un rituel immuable. Il dort dans sa chambre d’enfant, avec le poster de Diego Maradona bien en évidence.
1787. Nicolas Le Floch est maintenant grand-père. Alors que la rue gronde, que la rupture entre le peuple
Il y a des plaisirs de lectrice aussi simples que d’avoir entre les mains le nouveau roman attendu d’un auteur devenu un incontournable de ma bibliothèque. Depuis l’épatant « Nymphéas noirs », je suis avec impatience la sortie de chaque nouveau roman de Michel Bussi. Je me demande à chaque fois dans quel univers teinté de suspense va m’emmener l’auteur.
Félix et sa maman Fatou habitent dans la plus belle ville du monde, Paris, dans le quartier de Belleville – même si son oncle s’amuse à l’appeler « Mocheville ». Fatou tient un café où se côtoient des personnalités sensibles et attachantes : Robert Larousse, ainsi surnommé car il s’attelle à apprendre le dictionnaire (dans l’ordre) ;
Sophie Hannah a été choisie par les héritiers d’Agatha Christie pour écrire de nouvelles aventures du célèbre détective Hercule Poirot. Quand on s’attaque à un tel mythe, il faut être à la hauteur… Je suis une grande admiratrice de la « reine du crime », j’ai lu quasiment tous ses romans policiers (ce qui représente quand même plusieurs dizaines de livres). Alors quand j’ai commencé la lecture de « La mort a ses raisons », j’étais curieuse mais je pensais que j’allais sans cesse comparer ce roman aux originaux.
Il y a des livres comme ça, dont on a beaucoup entendu parler, que nous ont conseillés des amis, dont la couverture attire notre œil à chaque passage en librairie. Des livres qu’on a l’impression d’avoir trop vus avant même de les lire. Et pourtant, si j’avais ce sentiment avant de commencer la lecture de « Petit pays », j’ai très vite compris pourquoi ce livre avait tant marqué ses lecteurs.
Dans le sud de la France, un jeune garçon passe ses journées dans la station-service tenue par ses parents. Surnommé Shell, il est à la fois intelligent et un peu coupé du monde (on imagine une forme d’autisme même si aucun mot n’est précisément utilisé pour décrire son comportement). Sa sœur est partie de la maison familiale, et il ne va plus à l’école.
Jaakko va mourir. Il se sentait mal depuis plusieurs jours, et le diagnostic du médecin ne laisse aucun espoir : Jaakko a été empoisonnée à petit feu, et ses jours sont comptés.