Serge est consultant dans une obscure compagnie financière. Il a, comme d’habitude, décroché ce job grâce à l’intervention de son frère, ministre de l’Economie. Car Serge, malgré la quarantaine et son brillant esprit d’analyste financier, est toujours resté un petit garçon sur certains aspects, et ne s’est pas totalement émancipé. Après la mort de ses parents, il est resté chez sa sœur, chez qui il vit encore, et qui lui prépare chaque matin son petit-déjeuner selon un rituel immuable. Il dort dans sa chambre d’enfant, avec le poster de Diego Maradona bien en évidence.
Mais depuis quelque temps, Serge souffre de troubles de la parole, et voilà qu’il fait échouer par une gaffe la signature d’un gros contrat japonais. Ses patrons sont furieux, mais son statut de « frère de » lui permet le sursis. Il va devoir se racheter, et pour cela est envoyé en mission avec la belle Laura, sa collègue dont il est fou amoureux. Laura, ambitieuse, navigue entre ses envies de brillante carrière et son quotidien, elle est l’archétype de la business woman pas totalement assumée. Son personnage montre toute la difficulté de certaines femmes ambitieuses à exister dans des univers masculins, machistes parfois, et ce tiraillement entre la réussite personnelle et professionnelle. Serge pourrait sembler être son opposé, mais sa conscience professionnelle en font un financier dangereux « malgré lui ».
Sous couvert d’un roman distrayant, drôle même, le roman interroge notre vision de la réussite, les conséquences de l’intégrité, et le choix d’une vie professionnelle en accord avec nos valeurs. On lit, on sourit… et on réfléchit.
Folio, 320 pages, 7,90€
1787. Nicolas Le Floch est maintenant grand-père. Alors que la rue gronde, que la rupture entre le peuple
Il y a des plaisirs de lectrice aussi simples que d’avoir entre les mains le nouveau roman attendu d’un auteur devenu un incontournable de ma bibliothèque. Depuis l’épatant « Nymphéas noirs », je suis avec impatience la sortie de chaque nouveau roman de Michel Bussi. Je me demande à chaque fois dans quel univers teinté de suspense va m’emmener l’auteur.
Félix et sa maman Fatou habitent dans la plus belle ville du monde, Paris, dans le quartier de Belleville – même si son oncle s’amuse à l’appeler « Mocheville ». Fatou tient un café où se côtoient des personnalités sensibles et attachantes : Robert Larousse, ainsi surnommé car il s’attelle à apprendre le dictionnaire (dans l’ordre) ;
Sophie Hannah a été choisie par les héritiers d’Agatha Christie pour écrire de nouvelles aventures du célèbre détective Hercule Poirot. Quand on s’attaque à un tel mythe, il faut être à la hauteur… Je suis une grande admiratrice de la « reine du crime », j’ai lu quasiment tous ses romans policiers (ce qui représente quand même plusieurs dizaines de livres). Alors quand j’ai commencé la lecture de « La mort a ses raisons », j’étais curieuse mais je pensais que j’allais sans cesse comparer ce roman aux originaux.
Il y a des livres comme ça, dont on a beaucoup entendu parler, que nous ont conseillés des amis, dont la couverture attire notre œil à chaque passage en librairie. Des livres qu’on a l’impression d’avoir trop vus avant même de les lire. Et pourtant, si j’avais ce sentiment avant de commencer la lecture de « Petit pays », j’ai très vite compris pourquoi ce livre avait tant marqué ses lecteurs.
Dans le sud de la France, un jeune garçon passe ses journées dans la station-service tenue par ses parents. Surnommé Shell, il est à la fois intelligent et un peu coupé du monde (on imagine une forme d’autisme même si aucun mot n’est précisément utilisé pour décrire son comportement). Sa sœur est partie de la maison familiale, et il ne va plus à l’école.
Jaakko va mourir. Il se sentait mal depuis plusieurs jours, et le diagnostic du médecin ne laisse aucun espoir : Jaakko a été empoisonnée à petit feu, et ses jours sont comptés.
Avant de parler de l’histoire de ce livre, j’ai choisi de vous parler des lieux qui en sont le théâtre. Pour un décor, quel décor !
Le titre, bien sûr, intrigue tout d’abord : qu’est-ce donc que cet « hyver » qui interpelle à la seule lecture de la couverture ? Si le titre vous interpelle, vous n’êtes pas au bout de vos surprises, car ce livre est à la fois construit avec intelligence et particulièrement étonnant.