Ce livre est un coup de poing émotionnel.
Il est à la fois malsain, et violent, et follement rempli d’amour.
Il est articulé autour de trois parties, qui font basculer le lecteur dans des montagnes russes d’émotion.
La première partie est le récit que Violaine fait de son enfance, et en particulier de la folie ravageuse de sa mère. J’étais très mal à l’aise au début du texte : le portrait de la mère est peu flatteur : elle est violente, vulgaire, blessante avec ses filles. Je n’étais pas sûre de supporter ce portrait sur près de 300 pages.
Mais arrive la deuxième partie : Violaine change l’angle de son récit. Elle décide de dresser le portrait de sa mère depuis l’enfance de celle-ci. Et soudain la mère prend une autre dimension, enfant malheureuse, femme blessée par les hommes, mais toujours débordante de vie, de projets, lumineuse finalement malgré ses périodes d’ombres. Elle est femme, amante, et mère, sans maîtriser la juste orchestration des trois.
Je ne vous dirai rien de la troisième partie du livre, si ce n’est qu’une fois adulte Violaine portera encore un autre regard sur sa mère, toujours plein d’amour malgré les épreuves et la vie cabossée qu’elle leur a fait mener, à sa sœur et à elle.
« Entre la mère et la putain, maman n’avait jamais su choisir. Ce déséquilibre constant perdura par delà le départ de ses filles et l’avait certainement précédé. La femme vivait ce funambulisme, l’inéluctable funambulisme de son sexe, tant bien que mal, mais maman le vivait surtout mal […]. Et mère et salope, et soumise et lascive, et consentante et farouche, et mamelle et matrice, et dépendante et dominée. Les mères avaient tout à perdre et maman avait tout perdu […] »
Folio, 304 pages, 7,90€
« Amis des mots » :
Je suis depuis plusieurs années les aventures du Commissaire Dupin, parisien muté pour une raison non dévoilée en Bretagne, où il apprend progressivement les us et coutumes de la région. Il manquait à mes lectures le
Quatrième tome de la série, « Le secret des Enfants-Rouges » installe les personnages récurrents des sœurs Izner dans une évolution continue (et finalement assez rapide). Victor Legris, libraire, s’est installé avec Tasha, une peintre dont il est profondément amoureux ; sa demi-sœur Iris s’est installée avec Kenji, l’associé de Victor à la librairie ; et Joseph le commis roucoule d’amour devant Iris – et ce tome s’avère un tournant dans les liens entre ces différents personnages. Le microcosme qui gravite autour de la librairie parisienne de la rue des Saints-Pères gagne en épaisseur ; le lecteur connaît bien maintenant les personnages et leurs gentils défauts.
En tant que blogueuse, j’attache une certaine importance aux conseils d’autres lecteurs pour découvrir des auteurs ou des textes que je ne connais pas encore. « Le parfum de l’hellébore » est un livre qui, plus encore que conseillé, m’a littéralement été mis entre les mains par Laurence Labbé, elle-même auteur de plusieurs livres. Avec son enthousiasme habituel, elle
Ce livre fait partie de mes découvertes de cette années au Salon du Livre de Paris. J’y ai en effet découvert Les éditions du sonneur et leurs publications particulièrement originales (romans étrangers, auteurs vivants ou morts, connus ou inconnus du grand public…). Et ce n’est pas seulement parce que leur emblème est une grenouille (en réalité un crapaud sonneur stylisé) que je me suis intéressée à leurs ouvrages. Leur équipe est passionnée et défend ses livres avec conviction et enthousiasme, racontant aux lecteurs curieux non pas l’histoire de chaque livre, mais sa forme, son originalité, le style de l’auteur et ce qui le différencie.
Curieuse de découvrir sous quelle forme Sophie Hannah avait redonné vie au détective héros d’Agatha Christie, le célèbre Hercule Poirot, j’ai lu récemment «
Le Livre de poche, 408 pages, 7,90€
Michele habite au bout d’une ligne de chemin de fer. Son quotidien est rythmé par le passage du train, et quand la journée s’achève, il ramasse dans le train tous les objets oubliés par les voyageurs, qu’il stocke méthodiquement dans sa petite maison. Michele n’a pas d’amis, pas de famille non plus depuis que sa mère a quitté le domicile lorsqu’il était enfant, sans jamais donner signe de vie, et depuis que son père est mort. Michele n’a personne d’autre à aimer que ces objets oubliés.
La couverture, tout d’abord, intrigue : sombre et mettant en avant une corde qui va jusqu’à cacher partiellement le titre du livre – titre, qui, d’ailleurs, intrigue tout autant, bref et avec ce chiffre qui prend toute la place « 37 ».
Si le nom de Pamela Lyndon Travers ne vous dit rien, celui de son héroïne vous est forcément connu : Mary Poppins.