A la mort de sa femme Ada, Otto se remémore le quotidien qu’il a passé avec elle pendant des décennies, dans cette maison jaune d’un quartier animé et que l’on imagine ensoleillé.
Leur vie, dont on ne saura pas grand-chose de plus que leur quotidien de retraités, s’est écoulée entre repas pris ensemble – ah, la recette du chou fleur à la milanaise… – et heures passées devant la télévision. Mais surtout, ils ont vécu entourés de voisins tous plus farfelus les uns que les autres : Nico le préparateur en pharmacie obsédé par les effets secondaires des médicaments ; M. Taniguchi qui a mis des années à comprendre que la Seconde Guerre mondiale était terminée ; ou encore le facteur, la jeune épouse délaissée…
Le roman raconte les destins croisés de cette communauté atypique et amusante, qu’un événement inattendu va souder, pour le meilleur et pour le pire… Lire la suite
Acheté en même temps que « Concarneau, affaire classée », « Faites vos jeux » est le deuxième (et pas le dernier) roman de Firmin Le Bourhis que je lis. J’y ai retrouvé Phil et François, les deux « OPJ » (Officiers de Police Judiciaire) de la série. En un chaud mois de juillet, ils ont été détachés de leur commissariat de Quimper pour celui de La Baule.
Il y a des livres que l’on déguste comme des gourmandises. « Rester groupés », la suite du truculent « Poulets grillés » de Sophie Hénaff, fait assurément partie de ces pépites dont je voudrais faire durer le plus longtemps possible la lecture. En effet ce second opus est à la hauteur du précédent, et je n’ai pas boudé mon plaisir à sa lecture !
Parmi mes belles découvertes littéraires des dernières semaines, se trouve Firmin Le Bourhis. Je l’ai rencontré au Salon du livre de Paris en mars dernier. Contrairement à certains auteurs qui se cachent derrière leur table, lui n’est pas du genre timide, et interpelle les lecteurs qui flânent à proximité de son stand breton. Il est fier de montrer son impressionnante œuvre, déjà une trentaine de livres écrits depuis qu’il a pris sa retraite il y a quinze ans.
Oubliez la couverture de bord de mer, qui n’illustre pas grand-chose de l’histoire.
1895. Coureur de jupons notoire, le jeune vicomte Gonzague mène une vie de plaisirs, sans contrainte et sans inquiétude quant à l’avenir. Si sa sœur ne supporte pas sa vie dissolue, sa mère ferme les yeux sur les frasques de son fils chéri.
Je ne connaissais pas Erri de Luca, et j’ai choisi de lire ce court livre publié chez Folio dans la collection « le forum » pour l’extrait repris sur la couverture – et qui d’ailleurs prend plus de place que le titre lui même : « J’accepte volontiers une condamnation pénale, mais pas une réduction de vocabulaire ». Erri de Luca a écrit ce texte pour justifier des propos qu’il a tenus et qui, selon lui, ont mal été interprétés, et lui ont valu des poursuites judiciaires.
En ce jour d’élection présidentielle, chroniquer un roman qui s’intitule « Les duellistes » pourrait vite se transformer en chronique politique. C’est bien loin d’être le cas, car ce roman se déroule à une toute autre époque, en l’occurrence le XVIIème siècle.
Les premiers paragraphes de « Charlotte » surprennent : phrases très courtes, retour à la ligne à chaque phrase. Visuellement, c’est un poème, même si la lecture du texte prouve que ce n’en est pas un. J’interromps ma lecture, feuillette le reste du livre : tout le roman est écrit sous cette forme. Je me demande pourquoi Foenkinos a fait ce choix qui risque de gêner la lecture de son texte. Il faut attendre plusieurs dizaines de pages pour comprendre que ce n’est pas un effet de style, mais la retranscription de ce que l’auteur ressent lorsqu’il pense à la vie de Charlotte Salomon.