
J’ai beaucoup vu passer la couverture de ce roman sur les réseaux sociaux depuis plusieurs années, sans vraiment m’attarder sur les avis ni sur le résumé. Il fait partie de ces livres dont je m’étais dit que je le lirais peut-être, un jour… et l’occasion est venue parce que je l’ai trouvé en version originale et que j’avais à ce moment-là envie de relire un peu en anglais, un roman pas trop complexe.
Si le roman est très accessible en version originale (vocabulaire et grammaire courants), on ne peut pas dire en revanche que le personnage d’Evelyn Hugo soit simple, bien au contraire ! Célébrissime actrice américaine depuis les années 1950, icône absolue, sex symbol, elle s’est imposée au fil des décennies dans des films à succès. A la fin de sa vie, elle choisit une jeune journaliste inconnue, Monique, pour lui raconter sa vie sans filtre et que celle-ci en tire une biographie après sa mort.
Pourquoi Monique ? Ça, ce sera l’intrigue secondaire, pour laquelle il faudra attendre les derniers chapitres avant d’en comprendre la clé. Ce n’est clairement pas la partie la plus intéressante du roman – je n’ai d’ailleurs pas vu l’intérêt d’ajouter cette partie-là à l’histoire, je trouve que cela n’apporte rien.
Ce qui est intéressant en revanche, c’est le récit de cette vie incroyable, ponctuée de sept mariages, donc, qui sont chacun arrivés à un moment précis et pour une raison bien spéciale dans la vie d’Evelyn Hugo. On s’interroge un peu sur les raisons qui l’ont poussée à se marier à chaque fois (elle aurait pu avoir des amours sans que cela se concrétise par des mariages), mais je suppose que cela serait moins romanesque.
Evelyn est un personnage très complexe, et je ne vous gâcherai pas certaines révélations sur sa personnalité. Mais j’ai trouvé très intéressant ce texte sur la vie d’une femme à l’heure du bilan, sans filtre, sans mensonge de complaisance. Elle est un mélange de courage et de lâcheté selon les sujets, de prétention ou de lucidité selon les périodes de sa vie. Le texte est fort, j’ai noté plusieurs citations d’ailleurs, et malgré quelques longueurs (on finit par se perdre dans le compte des maris), c’est un roman façon biographie qui m’a beaucoup intéressée.

Simon & Schuster UK, 400 pages









