Cosy mystery

« Flavia de Luce (tome 2) – Crime sur les planches» d’Alan Bradley


Flavia est de retour ! Elle a toujours onze ans (elle ne vieillira sans doute pas au fil des tomes, ce serait perdre l’angle le plus original de la série que de la faire devenir adolescente voire adulte) et se passionne toujours pour la chimie. Mais surtout, elle a toujours un certain talent pour enquêter… Cette fois-ci, c’est la mort d’un marionnettiste qui lui semble suspecte. L’homme n’était dans le village que depuis peu, arrivé avec son assistante et retenu sur place à cause d’une panne de véhicule.

Mais qui pouvait bien lui en vouloir, et pourquoi ? Si le roman souffre, comme dans le premier tome, de quelques longueurs (surtout au début), l’enquête prend un peu de consistance lorsque le passé du défunt est davantage détaillé.

Flavia reste un personnage très sympathique, qui s’amuse à empoisonner des chocolats pour sa sœur, et à analyser les effets de toutes sortes de poisons. Ce n’est toujours pas crédible de voir une enfant avec autant de connaissances (en chimie mais aussi en littérature ou en histoire), mais qu’importe on se laisse porter. Elle a même réussi à m’arracher quelques sourires à force de malice.

Verso, 416 pages, 14,90€

Cosy mystery

« Flavia de Luce (tome 1) – Crime sur le paillasson » d’Alan Bradley

Parmi tous les cosy mysteries que j’ai lus, c’est la première fois que l’enquêtrice est une fillette de onze an. Mais pas n’importe quelle fillette ! Flavia de Luce, qui donne son nom à la série, est un petit génie. Benjamine de trois filles, orpheline de mère, elle accumule dans son petit laboratoire personnel tout un… Lire la suite « Flavia de Luce (tome 1) – Crime sur le paillasson » d’Alan Bradley

Cosy mystery·Policier

« Les dames de Marlow enquêtent (tome 4) – Meurtre sur la Tamise » de Robert Thorogood

Je vais vous faire une confidence : ce que j’aime avant tout dans la série des « Dames de Marlow », c’est le souvenir de la version audio des premiers tomes. J’avais tellement ri, tellement aimé la lecture vivante et incarnée de Rachel Arditi, que pour moi Suzie parlera toujours avec une gouaille inimitable…

Alors forcément, le retour aux versions papier fait un peu redescendre l’enthousiasme par rapport à la version audio, même si les trois enquêtrices amateurs – Judith, Becks et Suzie – sont toujours aussi sympathiques et complémentaires.

Comme toujours, c’est d’abord Judith, la septuagénaire, qui est au cœur de l’enquête. Elle est désormais une petite célébrité à Marlow, et c’est elle que l’on vient voir pour mener des enquêtes parallèles à celles de la police. Cette fois-ci, c’est Verity qui vient lui demander d’enquêter sur la disparition de son mari Oliver, un homme de théâtre fantasque – qui est rapidement retrouvé mort. Or il venait d’organiser une mini croisière sur la Tamise, et les six invités sont tous suspects.

Avec leur sans gêne habituel, les trois femmes vont enquêter – bien que l’enquêtrice principale, Tanika, devenue d’ailleurs leur amie, le leur ai formellement interdit… mais c’est le propre du cosy mystery d’avoir des enquêteurs amateurs qui agacent la police.

Editions de la Martinière, 408 pages, 14,90€

BD

« Ninn (tome 4) – La cathédrale de fer » de Jean-Michel Darlot et Johan Pilet


Une crue mémorable inonde le métro parisien. Mais l’eau ne vient pas du ciel : elle semble remonter du sol. Ninn, coincée dans l’eau avec son tigre, doit rejoindre la mystérieuse cathédrale de fer pour s’en sortir.


On se perd encore un peu plus dans ce tome, avec des flash black sur des nazis qui installent une usine d’armement Porte des Lilas, et une cathédrale de fer dont on ne comprend pas bien les tenants et aboutissants. Les personnages se mêlent, présentés à des âges différents… c’est dur de suivre. Pourtant je reste fascinée par ces BD à l’esthétique incomparable. J’aime l’ambiance des secrets du métro parisien. Je préférerais juste que les liens entre les personnages soient plus explicites. Je poursuis ma lecture tome après tome, en espérant que les pièces du puzzle finiront par s’assembler.

Kennes, 72 pages, 16,95€

BD

« Ninn (tome 7) – Un zoo de papier » de Jean-Michel Darlot et Johan Pilet


Voilà, j’arrive au bout des sept tomes parus. Et l’histoire n’est pas finie… (d’ailleurs j’ai du mal à croire qu’il y aura un jour une « vraie » fin, tant les chemins explorés en sept tomes sont nombreux et tortueux. C’est vraiment une série qu’il faut lire dans sa continuité car elle est complexe sur les univers et les personnages (même en lisant tout à la suite, certains tomes restent obscurs). Deux bonnes nouvelles ouvrent ce tome : un résumé et une présentation des personnages en introduction, et surtout on retrouve la surface, Paris, le métro, le magnifique Musée d’Orsay…


On s’était habitués au tigre de papier qui accompagne Ninn depuis le début ; on découvre qu’il y a d’autres animaux en origami qui peuvent prendre chair un peu partout dans Paris. Cela fait plaisir de retrouver Paris et ses alentours, avec à nouveau un fourmillement d’anecdotes (sur l’ancienne gare frigorifique du 13e arrondissement, le réservoir d’eau non potable de Passy…)… toute l’ambiance qui m’avait plu dans le premier tome.

Kennes, 64 pages, 16,95€

BD

« Ninn (tome 6) – Lune de glace » de Jean-Michel Darlot et Johan Pilet

Encore un nouvel univers à explorer pour Ninn ! Une chute en montgolfière les a propulsés, elle et ses amis (le tigre et les enfants rencontrés au tome précédent) près de la forteresse du Baron ferraille (oui, encore un nouveau personnage, il faut suivre).

Une fois encore, l’histoire foisonne de nouveaux personnages bizarres, de lieux à découvrir, et de liens pas toujours explicites entre les personnages (ça va parfois un peu vite, il faut rester concentré!).

Il y a dans cette série une créativité incroyable, de beaux dessins, une ambiance unique… mais cette fois on a complètement quitté l’ambiance du métro (aucun dessin de métro, aucun passage dans le monde réel). J’ai un peu décroché sur ce tome.

Kennes, 56 pages, 16,95€

BD

« Ninn (tome 5) – Magic City » de Jean-Michel Darlot et Johan Pilet

Le quatrième tome m’avait un peu perdue, et j’ai apprécié que le cinquième commence par un résumé qui permet de rappeler le décor, ces Grands lointains qui sont au bout de la Ligne noire, une ligne abandonnée du métro parisien.

Ce tome apparaît d’ailleurs comme une parenthèse : avec ses amis Chad et Malika (et bien sûr le tigre de papier, plus vrai que nature), Ninn part explorer un parc d’attractions désaffecté qui sert de décor à tout le tome.

Elle y rencontre des enfants (qui m’ont fait penser aux enfants perdus de Peter Pan) qui utilisent de drôles d’expression (ça surprend au début de lire « Gare du Nord » comme une interjection), ainsi que des mannequins-robots à la solde du Kreuz, un étrange personnage qui règne en maître sur ce Parc d’attraction.

Le dernier tome retombe dans les travers du précédent et m’a à nouveau quelque peu perdue… dommage (mais j’ai quand même envie de lire la suite!)

Kennes, 64 pages, 16,95€

BD

« Ninn (tome 3) – Les oubliés » de Jean-Michel Darlot et Johan Pilet


Cette fois, Ninn s’est installée dans les
Grands lointains, au bout de la Ligne noire
– elle a repris le rôle de gardienne du fanal. Dans un vieux journal intime de 1924, elle a découvert l’histoire d’Eponine, une jeune aviatrice. Et en consultant le fond Guimard (du nom du créateur de l’architecture des sorties de métro parisiennes), elle a pu consulter des documents sur un étrange hôtel, l’hôtel Venezia, qui n’est peut-être pas resté à l’état de projet…


Tome après tome, l’histoire devient plus difficile à raconter. Ninn, que l’on voit encore un peu « dans la vraie vie », est surtout devenue un personnage de monde parallèle. Il faut parfois relire, s’approprier l’histoire, mais pourtant malgré cette complexité j’aime le côté magique de cette histoire, un peu fantastique, un peu poétique. Et les dessins et couleurs restent, tome après tome, un bonheur pour les yeux.

Kennes, 72 pages, 16,95€

BD

« Ninn (tome 2) – Les grands lointains » de Jean-Michel Darlot et Johan Pilet

Ça y est, Ninn est arrivée dans un monde parallèle, « les grands lointains », accompagnée d’un tigre de papier devenu bien réel. Elle y découvre des personnages inquiétants, qui n’ont pas l’air ravis de la voir revenir sur la terre (mystérieuse) de ses origines.

Acceptez de vous laisser porter dans ce monde fantastique, à la fois sombre (parce que la fillette est poursuivie par des personnages qui ne lui veulent pas du bien) et pourtant joliment poétique. Les dessins et les couleurs sont toujours magnifiques.


Quelques incises dans le monde « réel » permettent de revoir des personnages du premier tome (ses tontons, leur amie vendeuse dans un kiosque, les copains de classe de Ninn…) et ramènent ponctuellement le lecteur à la surface. Avec ce tome, l’histoire prend clairement un tournant, plus fantastique, plus éloigné des entrailles de Paris, mais tout aussi plaisant à lire que le premier.

Kennes, 72 pages, 16,95€

BD

« Ninn (tome 1) – La ligne noire » de Jean-Michel Darlot et Johan Pilet

Coup de cœur !

Ninn a été recueillie bébé dans le métro parisien. Depuis toujours, elle est fascinée par ce monde souterrain, son histoire, ses secrets. Aujourd’hui âgée d’une dizaine d’années, elle y passe tout son temps libre, et y rencontre des personnages hauts en couleurs, parfois étranges – comme ce vieil homme qui voit des papillons partout autour de lui.

Lorsque Ninn décide d’explorer la « ligne noire », une ligne de métro à l’abandon, elle découvre un monde parallèle… et peut-être la source de ses origines.

Si vous aimez l’histoire du métro parisien (et ses petits secrets), vous allez vous ré-ga-ler ! S’il est assez connu qu’il y a quelques stations « secrètes », aujourd’hui désaffectées, avoir imaginé une histoire autour d’une ligne entière abandonnée et pleine de mystères est une idée de génie. J’ai adoré suivre Ninn dans son exploration d’un métro parallèle.

Ce premier tome s’arrête en plein suspense ; je vous conseille donc d’avoir d’ores et déjà à portée de main le deuxième tome !

Kennes, 64 pages, 16,95€