
Quand on aime autant les livres que moi, un roman qui s’intitule « La maison aux livres » ne peut qu’attirer l’attention, même quand on vient de côtoyer quelques milliers de livres dans un festival, et que le sac est déjà bien rempli de nouvelles lectures…
Problème : il y a une grande différence entre ce que j’avais compris de la quatrième de couverture, et ce que le roman raconte vraiment.
Le point de départ est pourtant clair : un homme, écrivain, éditeur, grand amoureux des livres et des bibliothèques, découvre qu’il hérite d’une maison remplie de livres, une incroyable collection ayant appartenu à un homme dont il ne sait rien. Va-t-il accepter cet héritage ? Et si oui, pour en faire quoi ?
Ce que j’avais compris en lisant la quatrième de couverture, c’est que le roman serait une sorte d’enquête littéraire sur l’identité du mystérieux propriétaire décédé : « Énigmatique, la bibliothèque vire bientôt à l’obsession. Le classement ingénieux des luxuriants rayonnages, les innombrables notes manuscrites semblent autant d’indices pour percer le mystère : mais qui est l’architecte génial de ce fabuleux trésor ? »
Mais ce que le roman est vraiment, c’est surtout un texte où le narrateur exprime sa passion des livres, ses doutes sur ce qu’il doit faire de cet héritage, et où il parle de la place des livres dans sa vie – beaucoup plus que de la mystérieuse bibliothèque en elle-même. Malgré quelques aphorismes que j’ai relevés, et qui parleront aux grands lecteurs, je n’ai pas été convaincue par ce roman dont j’attendais autre chose… même jusqu’aux dernières dernières pages, très énigmatiques, qui m’ont laissée sur un sentiment d’incompréhension.

Zulma, 192 pages, 9,95€









