
« La vulgarisation n’est pas vulgaire » m’a-t-on dit un jour, et je rêve toujours d’ouvrages scientifiques qui rendraient accessibles les concepts scientifiques les plus pointus. Je n’ai jamais rien compris à la physique quantique, et comme je déteste ne pas comprendre, j’étais curieuse de voir si ce livre allait m’éclairer (au moins un peu) sur le sujet.
Que le titre sympathique et l’introduction rassurante ne vous induisent pas en erreur, ce livre est loin d’être un ouvrage grand public, et il vous faudra de solides notions de physique et de mathématiques pour aborder cet ouvrage – et quand bien même vous auriez un vernis dans ces matières, il faudra vous accrocher.
De Schrödinger je ne connaissais que son expérience avec le chat, mais qui bizarrement n’est citée et expliquée que dans le dernier quart du livre. J’ai regretté aussi qu’il n’y ait pas plus d’éléments autobiographiques sur le scientifique (un peu plus d’1 page seulement, et assez anecdotique). Ce n’était certes pas l’objectif du livre, mais un peu de contexte ne fait jamais de mal.
On apprend quand même des petites choses, comme par exemple que la représentation (toujours largement enseignée) d’un atome comme une sorte de petit système solaire avec un noyau bien sphérique et et des électrons en orbite autour, est une représentation fausse ! Ou encore, que « l’effet tunnel » dont on entend largement parler en psychologie, n’a pas du tout le même sens en physique quantique…
Bilan de ma lecture : c’était éprouvant ! Et vraiment pas adapté à un public non initié. Je ne regrette néanmoins pas ma lecture, qui, paradoxalement, m’a rassurée : si jusqu’ici je n’avais rien compris à la physique quantique, c’est peut-être simplement parce que le sujet est incroyablement pointu et complexe.

Dunod, 240 pages, 15,90€