Roman

« La tulipe noire » d’Alexandre Dumas

Certaines lectures d’enfance nous marquent longtemps, et je me souviens avec précision avoir dévoré « La tulipe noire », m’être passionnée par l’intrigue… avant de découvrir avec amertume que le roman que j’avais entre les mains était une version adaptée pour la jeunesse.

Je m’étais toujours promis de lire un jour le texte originel, mais les années ont passé, l’idée a été oubliée, le roman de Dumas jamais (re)lu.

Avoir lu (et adoré) « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo il y a quelque semaines m’a donné envie de lire d’autres classiques, et j’ai rapidement ressorti cette idée de lire « La tulipe noire ».

L’histoire est bien celle dont je me souvenais : accusé injustement de trahison politique, Cornelius Van Baerle est emprisonné. La fille de son geôlier, Rosa, s’éprend de lui et, tandis que Cornelius ne peut quitter sa cellule, elle accepte une mission : celle de faire fleurir un oignon de tulipe. Mais pas n’importe quelle tulipe ! Une tulipe inédite, que personne n’a jamais réussi à mettre au point : une tulipe noire.

Si les premières pages (autour des enjeux politiques) m’ont un peu surprise, on entre finalement assez vite dans le coeur de l’histoire. J’ai certes eu moins de suspense en attendant la floraison de la fameuse tulipe, mais j’ai trouvé le roman assez agréable à lire, même si les tournures de phrases ont eu peu vieilli (davantage à mon sens que celles de Victor Hugo).

Par curiosité, et pour en avoir le coeur net, j’ai ressorti mon édition jeunesse du fin fond de ma bibliothèque, et ai comparé quelques chapitres. J’y ai découvert, avec une certaine satisfaction, que si certains passages avaient été raccourcis, le texte conservé était bien le même que celui de Dumas. La boucle est enfin bouclée.

Folio classiques plus, 384 pages (avec les pages d’analyse), 6,60€

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