
Cette fois, Ninn s’est installée dans les
Grands lointains, au bout de la Ligne noire
– elle a repris le rôle de gardienne du fanal. Dans un vieux journal intime de 1924, elle a découvert l’histoire d’Eponine, une jeune aviatrice. Et en consultant le fond Guimard (du nom du créateur de l’architecture des sorties de métro parisiennes), elle a pu consulter des documents sur un étrange hôtel, l’hôtel Venezia, qui n’est peut-être pas resté à l’état de projet…
Tome après tome, l’histoire devient plus difficile à raconter. Ninn, que l’on voit encore un peu « dans la vraie vie », est surtout devenue un personnage de monde parallèle. Il faut parfois relire, s’approprier l’histoire, mais pourtant malgré cette complexité j’aime le côté magique de cette histoire, un peu fantastique, un peu poétique. Et les dessins et couleurs restent, tome après tome, un bonheur pour les yeux.

Kennes, 72 pages, 16,95€