Ma première impression quand j’ai vu cette BD basée sur la rencontre de deux « monstres » de la littérature a d’abord été : ok, Lupin, Holmes, c’est vendeur, mais est-ce que ce n’est pas juste un coup marketing ? Est-ce que ce n’est pas un prétexte de coller deux noms aussi connus dans une histoire qui n’aura peut-être rien à voir avec leurs aventures initiales ?
Puis la curiosité l’a emportée… les deux tomes étaient là, je n’avais qu’à leur consacrer quelques instants de lecture… ça m’a intriguée.
Je dois dire que je suis agréablement surprise en refermant le premier tome. D’abord les dessins sont bien réalisés, les maisons normandes (intérieur et extérieur) sont magnifiques, la grotte de recherche restitue une ambiance un peu mystérieuse. Je me suis vite plongée dans la bulle de l’histoire. Et puis, contrairement à ma crainte initiale, l’hommage aux deux héros de la littérature est fait avec élégance. Chacun est représenté avec les attributs qu’on s’attend à lui voir porter, chacun a les traits de caractère que la mémoire collective a retenu d’eux. Lupin est parfait en « gentleman cambrioleur », à mon sens il est le plus réussi des deux personnages ; quant à Holmes, il est dans une semi-retraite qui ne l’empêche pas de s’intéresser aux derniers exploits de Lupin.
Dans ce premier tome, les pierres sont posées : Lupin, sous les traits d’un mathématicien de génie, s’intéresse à une mystérieuse formule qui pourrait bien être la clé des recherches d’un alchimiste ; quant à Holmes, il s’est juré de piéger Lupin – et je ne vous en dis pas plus…
La BD se lit très vite, et je vous conseille vivement d’avoir le deuxième tome à portée de main car le premier s’achève en plein cœur de l’intrigue. Impossible de ne pas poursuivre immédiatement avec la lecture du second volet…
Grand Angle, 56 pages, 14,90€
J’aime les grands destins. Ceux qui inspirent. Les destins des visionnaires, des rebelles, de ceux qui étaient parfois incompris à leur époque et qui pourtant ont créé une révolution, quelle qu’en soit la nature.
L’une est Américaine, l’autre Anglaise.
J’étais impatiente de découvrir cette nouvelle adaptation en BD d’un roman d’Agatha Christie, dans la collection désormais bien fournie des éditions Paquet.
Nantes, 1837. Un notaire et un restaurateur ont tous deux de grandes idées pour transformer l’insalubre rue de la Fosse, et y faire déboucher un passage d’un nouveau genre. Au lieu de s’opposer, ils décident de s’unir, lèvent des fonds, et se lancent dans un investissement faramineux. On suit ainsi, au fil des pages, la création et la transformation du célèbre passage Pommeraye.
En 2024, j’ai vu au Musée du Quai Branly une exposition dédiée aux Mexicas, dont je garde un souvenir assez marquant. J’avais alors noté de lire cette bande dessinée, dans laquelle j’ai découvert une figure emblématique de l’Amérique centrale du XVIème siècle, dans cette zone qui deviendra le Mexique, et qui était alors habitée par des peuples opposés, voire ennemis.
Je connaissais déjà le roman d’Agatha Christie « Le crime d’Halloween », pour l’avoir lu plusieurs fois (et d’ailleurs chroniqué
C’est une toute petite BD en noir et blanc d’une vingtaine de pages, mais il s’y passe tant de rebondissements !
Il y a dix ans, les hommes du village sont partis à la guerre. Depuis, nul n’est revenu. Comment s’organiser quand la moitié du village disparaît du jour au lendemain ? Comment défendre les terres ? Les femmes qui sont restées auraient pu être des victimes collatérales de cette guerre ; elles ont décidé de refuser leur sort et de prendre le destin de leur village en main.
Ben et Capucine ont créé avec leur « mécanichien » Toto et leur ami imaginaire Ujesh le « Club des enfants capables ». Ben est un inventeur de génie, tandis que sa sœur Capucine adore les enquêtes et les mystères.