Parfois le choix d’une lecture se fait en fonction de la saison. Quand j’ai sélectionné quelques lectures pour cet été, cette bande dessinée m’a naturellement tapé dans l’œil : par le titre d’abord, mais aussi parce qu’elle raconte l’histoire d’une maison familiale de vacances.
Cette maison de vacances, nous la suivons sur plusieurs décennies, au fil de ses propriétaires successifs. J’ai été un tout petit peu gênée par l’enchaînement des dates, j’ai à chaque fois dû revenir en arrière pour situer la période qui commençait. Passé ce petit ralentissement dans ma lecture, j’ai beaucoup apprécié cette BD aux couleurs douces, qui restitue très bien l’ambiance estivale (à la plage ou sous l’ombre des arbres du jardin).
La BD commence avec Julie, enceinte, veuve depuis peu, de retour pour l’été dans la maison familiale. Son oncle a décidé de vendre sa part – et c’est toute la famille qui est chamboulée. Peu à peu, on découvre l’histoire de la maison avant que la famille de Julie ne l’achète. C’est doux, sentimental, plein de souvenirs comme savent les réveiller les lieux qui ont bercé les étés de notre enfance.
L’été n’est pas fini, vous avez encore largement le temps de vous plonger dans cette jolie BD de saison.
Grand angle, 160 pages, 19,90€
Si le Larzac semble aujourd’hui une terre plutôt isolée, qui ne fait plus trop parler d’elle, c’est aussi un endroit qui a symbolisé dans les années 1970 une lutte pacifique entre les paysans et l’État.
Paul et Louise sont amoureux, vivent ensemble, se marient. Mais la guerre est déclarée et Paul, qui faisait son service militaire, est appelé à combattre. Dans les tranchées, il voit l’horreur, la mort. Il tente d’échapper à la guerre en se blessant volontairement. Mais cela ne suffit pas.
Dans une ville du Costa Rica, les destins se croisent. Il y a un homme qui vide l’appartement de son père décédé ; et quelques jours avant, des voisins qui se sont croisés sur le palier, inquiets d’entendre la douche couler depuis des heures.
Cette BD m’attendait depuis des mois et des mois, je ne sais pas dire pourquoi j’ai attendu aussi longtemps pour la lire… A la faveur d’une « pause » entre deux romans, je me suis finalement immergée dans la marche d’Etienne Davodeau (dont je connaissais « Les ignorants », conseillé par une amie blogueuse spécialiste ès BD il y a fort longtemps). 
Ma découverte de l’œuvre de Proust est assez originale. Pour ceux qui n’ont pas suivi mes précédentes chroniques, j’avais d’abord commencé par lire le texte original, qui m’est tombé des mains et que je n’ai pas rouvert pendant des années. Puis j’ai découvert les premiers tomes de la formidable adaptation en BD par
Tous les lecteurs de Marcel Proust et ceux qui s’intéressent à sa vie connaissent forcément ce prénom : Céleste.
Lire une bande dessinée est souvent pour moi une « pause » entre des lectures de romans très épais ou très marquants, un peu comme une transition douce.
Dans ma liste de livres à lire « un jour » figure depuis longtemps d’autobiographie de Simone Veil. Mais jusqu’ici je n’ai jamais réussi à me lancer dans cette lecture car la vie de cette femme, incroyable par certains aspects, est aussi marquée d’événements tragiques et en particulier sa déportation en 1944 avec sa mère et sa sœur.