J’aime les grands destins. Ceux qui inspirent. Les destins des visionnaires, des rebelles, de ceux qui étaient parfois incompris à leur époque et qui pourtant ont créé une révolution, quelle qu’en soit la nature.
Je ne connaissais rien d’Eadweard Muybridge, mais j’ai adoré le récit de sa vie dans cette BD. Je n’attendais pas Guy Delisle dans ce registre, mais le résultat est réussi.
Eadweard Muybridge est un génial inventeur de la seconde moitié du dix-neuvième siècle. Il a en particulier travaillé toute sa vie sur la photographie, et plus précisément sur une quête permanente de l’image parfaite. Je n’aurais jamais imaginé que réaliser la photo d’un cheval au galop, pour démontrer que l’animal quitte par moment complètement le sol, puisse être la quête de (presque) toute une vie. Pourtant je me suis laissée porter par l’histoire et j’ai suivi avec grand intérêt les essais et les recherches de Muybridge.
Et quelle bonne idée d’avoir reproduit certaines de ses photos ! Bien loin de casser le rythme du récit, cela apporte au contraire une émotion supplémentaire, un rappel que toute cette histoire (parfois rocambolesque) a été bien réelle.
Inventeur génial, esprit un peu fou, meurtrier aussi, Muybridge se révèle être un personnage haut en couleurs. On croise aussi dans cette BD d’autres inventeurs célèbres (Edison, Tesla…), ce qui donne au lecteur des repères sur le contexte des recherches de l’époque. C’est passionnant !
Pour l’anecdote, le directeur de la collection Shampooing dans laquelle est publiée cette BD n’est autre que… Lewis Trondheim.
Editions Delcourt, 208 pages, 24,50€
L’une est Américaine, l’autre Anglaise.
J’étais impatiente de découvrir cette nouvelle adaptation en BD d’un roman d’Agatha Christie, dans la collection désormais bien fournie des éditions Paquet.
Nantes, 1837. Un notaire et un restaurateur ont tous deux de grandes idées pour transformer l’insalubre rue de la Fosse, et y faire déboucher un passage d’un nouveau genre. Au lieu de s’opposer, ils décident de s’unir, lèvent des fonds, et se lancent dans un investissement faramineux. On suit ainsi, au fil des pages, la création et la transformation du célèbre passage Pommeraye.
En 2024, j’ai vu au Musée du Quai Branly une exposition dédiée aux Mexicas, dont je garde un souvenir assez marquant. J’avais alors noté de lire cette bande dessinée, dans laquelle j’ai découvert une figure emblématique de l’Amérique centrale du XVIème siècle, dans cette zone qui deviendra le Mexique, et qui était alors habitée par des peuples opposés, voire ennemis.
Je connaissais déjà le roman d’Agatha Christie « Le crime d’Halloween », pour l’avoir lu plusieurs fois (et d’ailleurs chroniqué
C’est une toute petite BD en noir et blanc d’une vingtaine de pages, mais il s’y passe tant de rebondissements !
Il y a dix ans, les hommes du village sont partis à la guerre. Depuis, nul n’est revenu. Comment s’organiser quand la moitié du village disparaît du jour au lendemain ? Comment défendre les terres ? Les femmes qui sont restées auraient pu être des victimes collatérales de cette guerre ; elles ont décidé de refuser leur sort et de prendre le destin de leur village en main.
Ben et Capucine ont créé avec leur « mécanichien » Toto et leur ami imaginaire Ujesh le « Club des enfants capables ». Ben est un inventeur de génie, tandis que sa sœur Capucine adore les enquêtes et les mystères.
Parfois le choix d’une lecture se fait en fonction de la saison. Quand j’ai sélectionné quelques lectures pour cet été, cette bande dessinée m’a naturellement tapé dans l’œil : par le titre d’abord, mais aussi parce qu’elle raconte l’histoire d’une maison familiale de vacances.