Il y a dix ans, les hommes du village sont partis à la guerre. Depuis, nul n’est revenu. Comment s’organiser quand la moitié du village disparaît du jour au lendemain ? Comment défendre les terres ? Les femmes qui sont restées auraient pu être des victimes collatérales de cette guerre ; elles ont décidé de refuser leur sort et de prendre le destin de leur village en main.
Cette année, c’est la jeune Molly, accompagnée de ses copines, qui va intégrer l’entraînement pour devenir elle aussi une « bergère guerrière » et apprendre à défendre son village.
Cette BD fort réussie raconte le rite initiatique que vivent ces jeunes filles – elles vont apprendre à tirer à l’arc, à se battre, à manier l’épée. Si Molly est effrontément courageuse, toutes ses copines ne le sont pas autant, et l’histoire raconte aussi la pression qui pèse sur ces enfants qui doivent passer un cap dans leur vie. Ensemble, unies par l’appartenance à ce groupe, elles deviennent fortes. Et je ne parle pas de Liam, le petit garçon qui ne devrait pas faire partie de ce groupe de filles, mais qui va peu à peu gagner sa place à force de détermination.
Une jolie leçon de courage, d’engagement, de solidarité ! Cette lecture m’a d’autant plus plu qu’elle m’a été conseillée par une ado (merci Alix !) dont je ne peux que saluer la qualité des lectures.
Glénat, 72 pages, 15,50€
Ben et Capucine ont créé avec leur « mécanichien » Toto et leur ami imaginaire Ujesh le « Club des enfants capables ». Ben est un inventeur de génie, tandis que sa sœur Capucine adore les enquêtes et les mystères.
Parfois le choix d’une lecture se fait en fonction de la saison. Quand j’ai sélectionné quelques lectures pour cet été, cette bande dessinée m’a naturellement tapé dans l’œil : par le titre d’abord, mais aussi parce qu’elle raconte l’histoire d’une maison familiale de vacances.
Si le Larzac semble aujourd’hui une terre plutôt isolée, qui ne fait plus trop parler d’elle, c’est aussi un endroit qui a symbolisé dans les années 1970 une lutte pacifique entre les paysans et l’État.
Paul et Louise sont amoureux, vivent ensemble, se marient. Mais la guerre est déclarée et Paul, qui faisait son service militaire, est appelé à combattre. Dans les tranchées, il voit l’horreur, la mort. Il tente d’échapper à la guerre en se blessant volontairement. Mais cela ne suffit pas.
Dans une ville du Costa Rica, les destins se croisent. Il y a un homme qui vide l’appartement de son père décédé ; et quelques jours avant, des voisins qui se sont croisés sur le palier, inquiets d’entendre la douche couler depuis des heures.
Cette BD m’attendait depuis des mois et des mois, je ne sais pas dire pourquoi j’ai attendu aussi longtemps pour la lire… A la faveur d’une « pause » entre deux romans, je me suis finalement immergée dans la marche d’Etienne Davodeau (dont je connaissais « Les ignorants », conseillé par une amie blogueuse spécialiste ès BD il y a fort longtemps). 
Ma découverte de l’œuvre de Proust est assez originale. Pour ceux qui n’ont pas suivi mes précédentes chroniques, j’avais d’abord commencé par lire le texte original, qui m’est tombé des mains et que je n’ai pas rouvert pendant des années. Puis j’ai découvert les premiers tomes de la formidable adaptation en BD par
Tous les lecteurs de Marcel Proust et ceux qui s’intéressent à sa vie connaissent forcément ce prénom : Céleste.