J’aime les grands destins. Ceux qui inspirent. Les destins des visionnaires, des rebelles, de ceux qui étaient parfois incompris à leur époque et qui pourtant ont créé une révolution, quelle qu’en soit la nature.
Je ne connaissais rien d’Eadweard Muybridge, mais j’ai adoré le récit de sa vie dans cette BD. Je n’attendais pas Guy Delisle dans ce registre, mais le résultat est réussi.
Eadweard Muybridge est un génial inventeur de la seconde moitié du dix-neuvième siècle. Il a en particulier travaillé toute sa vie sur la photographie, et plus précisément sur une quête permanente de l’image parfaite. Je n’aurais jamais imaginé que réaliser la photo d’un cheval au galop, pour démontrer que l’animal quitte par moment complètement le sol, puisse être la quête de (presque) toute une vie. Pourtant je me suis laissée porter par l’histoire et j’ai suivi avec grand intérêt les essais et les recherches de Muybridge.
Et quelle bonne idée d’avoir reproduit certaines de ses photos ! Bien loin de casser le rythme du récit, cela apporte au contraire une émotion supplémentaire, un rappel que toute cette histoire (parfois rocambolesque) a été bien réelle.
Inventeur génial, esprit un peu fou, meurtrier aussi, Muybridge se révèle être un personnage haut en couleurs. On croise aussi dans cette BD d’autres inventeurs célèbres (Edison, Tesla…), ce qui donne au lecteur des repères sur le contexte des recherches de l’époque. C’est passionnant !
Pour l’anecdote, le directeur de la collection Shampooing dans laquelle est publiée cette BD n’est autre que… Lewis Trondheim.
Editions Delcourt, 208 pages, 24,50€
Frida Kahlo est depuis longtemps l’artiste qui me touche le plus, tant j’admire la force, la résilience, et l’incroyable vitalité dont elle faisait preuve. On ne peut pas comprendre ses tableaux sans connaître sa vie, et je recommande toujours l’excellent biopic « Frida » avec Salma Hayek exceptionnelle dans le rôle de l’artiste mexicaine.
Une fois n’est pas coutume, la recommandation de cette lecture me vient… du Guide du Routard ! L’idée étant, pour un séjour à Londres, de se plonger via la lecture dans une ambiance toute british.
Je n’avais jamais entendu parler d’Emma Calvé avant de découvrir une pièce qui lui est consacrée dans un musée de Millau. Je suis toujours intriguée par la genèse des destins hors du commun : comprendre leur parcours, découvrir leur histoire familiale, et surtout lever un peu le voile qui sépare la personnalité célèbre et l’homme ou la femme derrière les apparences.
Sur la photo de couverture, c’est une jeune femme élégante, souriante, pleine de fraîcheur : c’est une femme amoureuse. Nous sommes en mars 1942 et Danielle Darrieux part rejoindre l’homme qu’elle aime, Porfirio Rubirosa, qui ne peut quitter Berlin.
Le monde souterrain, celui des gouffres et des grottes, est un monde fascinant qui réveille l’imagination. Se dire que, il y a une grosse centaine d’années, les spéléologues exploraient ces espaces à la bougie me paraît incroyable (et un peu fou, aussi).
Pour évoquer ce livre, je vais distinguer la forme et le fond.
J’aime bien quand les
Dans ma liste de livres à lire « un jour » figure depuis longtemps d’autobiographie de Simone Veil. Mais jusqu’ici je n’ai jamais réussi à me lancer dans cette lecture car la vie de cette femme, incroyable par certains aspects, est aussi marquée d’événements tragiques et en particulier sa déportation en 1944 avec sa mère et sa sœur.
Si les obsèques de célébrités sont aujourd’hui largement couvertes médiatiquement, il ne faut pas oublier que les adieux aux grandes personnalités ont toujours existé. Ainsi, lorsque Victor Hugo est sur le point de rendre son dernier souffle, c’est le Tout-Paris qui s’agite sous ses fenêtres. Journalistes, lecteurs, et même ses détracteurs, ne peuvent ignorer ce moment qui vient mettre un terme à une vie riche en œuvres et en engagements.