Coup de blues pour Agatha Raisin : non seulement son séduisant voisin James Lacey a mis les voiles, mais en plus elle découvre ses premiers cheveux blancs dans le miroir ! Ni une ni deux, elle fonce chez le meilleur coiffeur de la région, un certain Mr John sur lequel elle n’entend que des compliments. Le coiffeur, Agatha l’admet rapidement, est en effet sympathique et talentueux, et son charme fait de lui le confident de toute la gente féminine qui fréquente son salon.
Séduite à son tour, Agatha commence à le voir en dehors du salon de coiffure… jusqu’à ce qu’il meure assassiné ! Voilà Agatha à nouveau au coeur d’une enquête…
Ne nous focalisons pas sur le fait que la région où vit Agatha est, pour un charmant coin de la campagne anglaise, méchamment propice aux meurtres ; ni sur le nombre invraisemblable de fois où elle va se faire coiffer dans ce roman (si un jour je le relis, je compterai, juste pour m’amuser). L’essentiel est ailleurs, dans cette lecture d’un gentil policier qui fait une lecture réconfortante.
N’espérez pas voir James dans ce tome, la figure masculine de cet épisode est représentée par Charles, ami (et ancien amant) d’Agatha. Même Bill Wong se fait étonnamment rare.
Je n’ai pas lâché le livre, malgré encore quelques difficultés à identifier toutes les villageoises sans les confondre. Tout ce que j’aime dans cette série est présent, la mauvaise foi d’Agatha, une certaine propension à mal choisir son entourage masculin, et un charme vieillot (bien loin d’ailleurs de l’image de la blonde sophistiquée de la série télévisée inspirée des romans).
Au final, j’avais bien soupçonné l’auteur du meurtre ; Agatha, je commence à bien te connaître !
Albin Michel, 14€
Il y a plusieurs mois, j’ai commencé la lecture des « Agatha Raisin », des romans policiers à enquête écrits par une anglaise dans les années 1980. Mais voilà : après avoir lu les six
Voilà ce qui arrive quand on lit une série de romans sans commencer par le premier : on finit par revenir en arrière. Donc pour ceux qui ont lu mes précédentes chroniques sur « Agatha Raisin enquête », je vous aide à vous y retrouver : cette chronique parle du deuxième tome, « Remède de cheval ». Agatha est déjà installée dans les Cotswolds ; elle a déjà craqué pour son voisin James Lacey, mais à eux deux ils illustrent parfaitement l’expression « fuis-moi, je te suis ; suis-moi, je te fuis ».
Si vous venez de temps en temps sur ce blog (merci, merci), vous savez que ma lubie littéraire actuelle est la série des « Agatha Raisin » de M.C. Beaton. Je me suis attachée à ce personnage, et moi qui aime les romans policiers « gentillets » – comprenez par là « sans description macabre ni scène angoissante », je suis servie. Si la collection est depuis peu traduite en français, les romans ont une bonne vingtaine d’années. J’ai commencé par le tome 3, et je rattrape maintenant mon retard en lisant le premier tome de la série – les romans sont suffisamment bien construits pour que cela ne soit pas gênant.
Souvenez-vous de l’épisode précédent : le lecteur avait quitté Agatha et James au plus bas de leur relation. Après l’annulation de leur mariage, le roman s’achevait par le départ de James pour Chypre.
Vous avez sans doute déjà vu l’une de ces séries où il faut attendre des dizaines d’épisodes avant que le héros et l’héroïne se décident à vivre leur amour ; et où à peine un épisode plus tard, on découvre que l’un des deux cache un secret, qui met en péril le charmant coupe qui a mis tant de temps à se former.
Agatha Raisin termine sa mission de consultante en communication et relations publiques, et s’empresse de rejoindre sa chère campagne anglaise. Après des années passées à Londres avec une vie active bien remplie, elle a désormais pris goût à la vie de village, les cafés entre voisins, et les activités associatives – pourvu que tout cela lui donne la distrayante occasion de résoudre des enquêtes, pour meurtre de préférence.
Agatha Raisin vit dans la campagne anglaise. Elle se compare volontiers à Miss Marple, ayant déjà résolu des enquêtes autour d’elle. Je dirais pour ma part qu’elle a encore plus de relief que Miss Marple, et même un petit côté « Madame Huber » pour ceux qui connaissent la série « Desperate Housewives ». Polie mais curieuse, intelligente mais irascible, elle ne peut s’empêcher de s’intéresser à la vie de ses voisins.