Connie est une jeune fleuriste passionnée par son métier. Trentenaire, célibataire, elle consacre son énergie à créer des bouquets pour toutes les occasions de la vie. Un banal incident survenu alors qu’elle faisait son jogging dominical l’empêche de dormir et lui fait pressentir qu’une pièce manque au puzzle de son passé.
Le roman commence très vite, sans tergiversation inutile : le père de Connie lui avoue sans la moindre hésitation un secret de famille : Connie a un frère, Mat, lourdement handicapé depuis un accident survenu dans son enfance.
C’est un peu brusque de voir un secret de plusieurs décennies révélé en réponse à une question anodine – mais au moins cela a le mérite de faire avancer très vite le début de l’histoire.
Sans larmoiement mais avec toute la sensibilité d’une fleuriste dont la fleur préférée est le coquelicot – fleur qui allie fragilité et robustesse – Connie va devoir apprivoiser son frère, appréhender le handicap, et se confronter à son passé. Les personnages secondaires, employés de la boutique et amis, forment une galerie sympathique et attachante.
Fleuve éditions, 368 pages, 18,90€
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Le point commun entre Albert, Myriam, Jean-Baptiste, David, Jeff, Caroline et Michel ? Ils sont tous pensionnaires d’un hôpital privé dont une antenne, appelée « Memory » est dédiée aux patients qui ont perdu la mémoire immédiate. Tous les huit ont subi un accident ou un traumatisme à partir duquel leur mémoire s’est arrêtée.
Je trouve assez amusant de me dire que, près de 80 ans après leur parution, il aura fallu attendre le confinement de 2020 pour que je découvre les enquêtes de Miss Silver, et en version numérique en plus !
Hannah, Beth et Posy ont perdu leurs parents dans une avalanche. Elles ont été recueillies et élevées par Suzanne et Stewart, qui se sont efforcés de construire pour elles un cocon familial sécurisant et bienveillant.
Les amateurs de la série des Agatha Raisin apprécieront la lecture de cette courte nouvelle retraçant les premiers pas professionnels de la jeune Agatha. Tout juste sortie de sa banlieue, loin d’une famille alcoolique et d’un premier mari violent, elle n’a qu’une envie : réussir. Son rêve ultime, vous le connaissez déjà, est d’acquérir un jour une maison dans les Cotswolds. C’est en acceptant une tâche ingrate dans l’agence de communication où elle travaille qu’elle rencontre un homme dont elle va défendre l’image, et qui va la récompenser en l’aidant à monter sa propre agence.
Imaginez un peu. Une traductrice judiciaire, à moitié fauchée, qui élève seule ses filles et se ruine pour payer la maison de retraite de sa mère, passe ses journées à traduire et retranscrire des conversations téléphoniques de dealers. Par un pur hasard, elle fait le lien enter une conversation traduite et une femme qui travaille à la maison de retraite et qui est la mère d’un gros dealer.
Décidément Agatha Christie est indémodable ! Dans « Christmas Pudding » – que j’avais sûrement lu il y a bien longtemps, mais que j’ai redécouvert avec beaucoup de plaisir – on retrouve toute la quintessence des textes de la « reine du crime » au travers de six nouvelles. Cinq d’entre elles mettent en scène Hercule Poirot (mon préféré) et la dernière Miss Marple.
Ce tome des aventures d’Agatha Raisin, directrice d’une agence de détectives et grande gueule légendaire, commence sur les chapeaux de roue et d’une manière beaucoup plus violente que d’habitude. Je n’avais pas lu la quatrième de couverture (car je lirai de toute façon tous les tomes!), et si vous voulez garder le suspense, arrêtez-vous ici.