Cosy mystery·Policier

« Meurtres et pépites de chocolat » de Joanne Fluke

meurtres & pépitesVous connaissez mon goût pour les cosy mysteries. Couplé avec une certaine gourmandise, cela faisait de moi une cible idéale pour cette nouvelle série de romans.

Hannah tient une boutique de cookies. Célibataire, elle mène une petite vie tranquille entre sa boutique et son logement où l’attend son chat. Lorsque son livreur de lait, Ron, est retrouvé mort assassiné, elle décide de s’impliquer dans l’enquête. Son beau-frère, Bill, avec lequel elle est très amie, est justement un policier local ; il accepte son aide. Et voilà comment, de pâtissière le jour, Hannah se retrouve enquêtrice à ses heures perdues !

Les personnages sont sympas, quoique très classiques : la mère qui veut caser sa fille, le dentiste-prétendant plus cool qu’il n’y paraît, la nièce adorable… Rien de très original pour renouveler le genre, mais la lecture est agréable.

Par contre, je préfère vous prévenir, le roman donne d’irrépressibles envies de cookies ! Je n’ai testé aucune des recettes du livre, parce que les doses ne sont pas très claires (malgré le tableau de conversion proposé), donc j’ai ressorti ma propre recette de cookies.

Je me suis fait surprendre par la fin du roman, non pas par sa grande originalité, mais parce que je n’avais pas vu que le livre contenait aussi une nouvelle après le roman principal. Je pensais donc qu’il me restait une centaine de pages à lire, et donc que le dénouement n’était qu’une fausse piste…

(La nouvelle, cela dit en passant, est assez agréable à lire.)

J’ai déjà à portée de main le deuxième tome de la série, je le lirai avec plaisir ; je suis curieuse de voir quelle tournure va prendre cette série.

S 2-3Le Cherche Midi, 544 pages, 15€

Essai / Document

« Le mystère Tintin» de Renaud Nattiez

mystère tintinBeaucoup d’ouvrages ont déjà été publiés sur Tintin et sur son créateur Hergé. Alors d’entrée de jeu l’auteur fixe son cadre : il ne parlera quasiment pas d’Hergé, ne s’essaiera pas à une nouvelle théorie psy ni ne lancera des polémiques. Son propos est ailleurs, et vise à analyser ce qui donne le sous-titre de son essai, à savoir « les raisons d’un succès universel ».

Pourquoi Tintin est-il aussi universel ? Comment fait-il pour traverser les générations et plaire partout dans le monde ?

La première phrase du livre est aussi fascinante que déroutante : « J’ai deux familles : la mienne, et les Tintin ».

J’ai lu tous les Tintin, certains plusieurs dizaines de fois, et j’ai longtemps été capable de citer de très nombreux personnages secondaires – vous savez, selon ce petit jeu entre tintinophiles pour essayer de se piéger gentiment les uns les autres ! J’ai un peu laissé de côté la relecture des Tintin ces dernières années, mais j’ai plongé dans cet essai avec d’autant plus de plaisir que cela a été l’occasion de renouer avec l’œuvre d’Hergé par un angle différent.

La première partie du livre est celle que j’ai trouvée la plus intéressante : elle reprend les fondamentaux de l’œuvre d’Hergé, mais aussi le travail sur le rythme, la documentation etc. Bref tout ce qui fait que l’on « accroche » à ces BD sans avoir conscience du travail de construction qui est derrière. La deuxième partie s’attache à analyser davantage la structure de l’œuvre, et j’ai trouvé cette partie moins captivante, parce qu’elle est plus dans l’intellect et fait moins le lien avec mes souvenirs et mes émotions de lectrice.

J’ai quand même appris énormément sur l’œuvre – je n’avais pas exemple jamais mesuré le tournant que représentait « Tintin au Tibet » dans la série d’albums, même si je connaissais l’existence du « vrai » Tchang ami de Hergé. Le livre fourmille aussi de petites anecdotes, comme la présence de Hergé et de sa femme dans plusieurs épisodes (voir page 47 du livre pour les détails).

C’est une prise de recul sur l’ensemble d’une œuvre, avec des points communs et des différences entre albums, et surtout une progression analysée de manière très intéressante des intrigues et des personnages. Parions que tout cela vous donnera envie de rouvrir un album !

S 3-3Les impressions nouvelles, 368 pages, 22€

Roman

« Fantaisie allemande » de Philippe Claudel

fantaisie allemandeCela faisait bien longtemps que je n’avais pas découvert de texte de Philippe Claudel. J’avais presque oublié à quel point son écriture aux mots ciselés forme de la belle ouvrage, et la version audio permet de profiter encore mieux du texte.

Le début du roman est un peu déroutant, assez sombre. Un homme erre seul ; c’est un soldat. On ne sait pas trop au départ si la guerre est finie ou s’il est déserteur. Il a faim, froid, mais l’on hésite à le plaindre car on ne sait rien de lui – victime ou bourreau ? J’ai redouté au départ que l’ensemble du roman ne tourne qu’autour de l’histoire de la fuite de cet homme, et j’ai d’ailleurs fait une petite pause dans mon écoute après le premier chapitre. Mais finalement plusieurs histoires vont s’enchaîner ; j’ai pensé qu’il s’agissait de nouvelles distinctes, puis j’ai compris qu’elles formaient un tout. Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus sans gâcher la découverte de ce roman, mais il y a une construction vraiment intelligente dans ce texte. Les personnages sont intéressants, à défaut d’être sympathiques. A découvrir.

S 2-3Audiolib, lu par Noam Morgensztern, 2h50 d’écoute, 19,90€ pour la version CD

Roman

« Haute-Pierre» de Patrick Cauvin

Haute-PierreC’est en écoutant une interview où Michel Bussi citait Patrick Cauvin que j’ai eu envie de relire un roman de cet auteur dont j’ai dévoré bon nombre de romans pendant mon adolescence. Dans ma bibliothèque, j’ai retrouvé « Haute-Pierre », et comme je ne me souvenais pas de l’histoire, j’ai pris plaisir à le redécouvrir.

Marc est scénariste. Il a rencontré une femme formidable, Andréa, qui est déjà maman d’un petit garçon intelligent et malicieux qui s’amuse à changer de nom tous les jours. Pour se consacrer à l’écriture d’un scenario, Marc a décidé de quitter Paris et de s’installer pendant un an à la campagne. Il acquiert Haute-Pierre, un vieux manoir où il passe des jours heureux avec sa petite famille recomposée.

Mais après quelque temps des phénomènes étranges surviennent. En retraçant l’histoire de Haute-Pierre, Marc va de découvertes en découvertes ; il se rend compte que Haute-Pierre n’est peut-être pas le manoir idéal dont il rêvait.

J’avais oublié que Patrick Cauvin s’était essayé au récit ésotérique, et j’ai au départ été un peu surprise de relire ce texte assez différent de ses autres romans. Par contre, j’ai retrouvé tout ce que j’aime dans l’écriture de cet auteur, un style simple mais bien maîtrisé, et surtout un art incontestable pour faire grandir l’émotion au fil des pages et manier les rebondissements avec un sens très juste du rythme. Comme quoi, même des lectures adolescentes ne perdent pas toujours leur saveur avec le temps !

S 3-3Le Livre de poche

Policier

« La Bible perdue » de Igor Bergler

bible perdueQuand j’ai lu la quatrième de couverture, j’ai d’abord pensé à « Da Vinci code » : un professeur, interrompu pendant une conférence, est appelé sur les lieux d’un triple meurtre. Mais le roman, bien que reprenant certains marqueurs du genre, part finalement dans une autre direction.

Le professeur en question, Charles Baker, a grandi avec l’idée qu’il devrait un jour accomplir une quête. Or l’opportunité arrive aujourd’hui : il va retrouver un sabre mythique, pièce manquante dans la collection initiée par son grand-père. Mais pour cela, il va se confronter aux légendes du diable et de Dracula, à des phénomènes non expliqués. Il est pour cela accompagné de plusieurs personnages plus ou moins louches, dont on ne sait pas toujours de quel côté ils se trouvent.

Résumer cette histoire est quasiment impossible ! Après des premières plages sanglantes, le roman s’oriente plus vers l’ésotérisme, mêlant des récits historiques, des légendes, un ou deux codes à déchiffrer. Une chose est sûre, le romancier doit être particulièrement cultivé car il fait appel à des domaines très différents – presque trop.

J’ai mis beaucoup de temps à lire ce roman, j’ai dû faire quelques pauses dans ma lecture. L’ensemble n’est pas désagréable à lire, mais très dense et partant dans plein de directions.

La fin m’a laissée un peu sur ma faim (attention je spoile un peu) : je ne suis pas sûre d’avoir compris tous les détails, et la porte reste ouverte à des explications non rationnelles – ce ne sont pas les fins que je préfère pour ce genre de livre.

S 2-3Fleuve noir, 592 pages, 21,90€

Cosy mystery·Policier

« Ils étaient dix » de Agatha Christie

ils étaient dixIl y a des textes dont on se souvient pendant très longtemps, parfois pour le style, parfois pour l’auteur, parfois aussi parce que l’on se souvient du moment de notre vie où on les a découverts. C’est le cas pour « Ils étaient dix » – qui s’appelait à l’époque « Les dix petits nègres ». Ce qui est amusant, c’est que j’ai découvert ce texte alors que j’étais collégienne et que je participais à un « club de lecture » qui consistait à lire à plusieurs, et à l’oral, un roman choisi par l’un d’entre nous. C’est donc dans dans une version orale que j’ai découvert ce texte incontournable de Agatha Christie, et c’est en version audio que je l’ai redécouvert ces jours-ci. Coïncidence ?

Je me souvenais (dans les grandes lignes) de l’histoire et surtout du dénouement, mais cela n’a rien enlevé au plaisir de redécouvrir ce texte culte en version audio.

Dès les premières secondes, le décor est planté et l’ambiance est donnée par une musique assez angoissante. C’est bien trouvé !

Quant à l’histoire, vous la connaissez sûrement déjà : dix personnes, qui ne se connaissent pas, ont été invitées sur l’Ile du Soldat. Elles ne savent pas exactement d’où provient l’invitation, mais comme les journaux ont beaucoup fantasmé sur le nouveau propriétaire de l’Ile (une star, un milliardaire…), leur curiosité a été plus forte. Les voilà donc, dix personnes qui ne savent rien des autres, à devoir passer quelques jours ensemble. Mais leur séjour va prendre une tournure dramatique : quelqu’un projette de les tuer, l’un après l’autre. Pourquoi ? Et comment ? Qui est cette mystérieuse personne qui joue avec leurs angoisses et leur culpabilité ?

Féodor Atkine réussit l’exploit d’interpréter chacun des dix personnages en nuançant sa voix pour donner une identité propre à chacun – même si la voix de Véra Clayton est un peu étonnante. La musique joue très bien son rôle, rythmant les chapitres sans être trop présente, ajoutant la juste dose inquiétante dans l’écoute.

Une belle redécouverte.

S 3-3Audiolib, durée d’écoute 7h02, lu par Féodor Atkine, 19€

Cosy mystery·Policier

« Son espionne royale et les douze crimes de Noël » (tome 6) de Rhys Bowen

son espionne t6Lady Georgiana de Rannoch – Georgie pour les intimes – désespère de devoir passer Noël dans le château familial. Elle sait que sa belle-sœur ne l’accueille pas d’un bon œil, mais puisque sa famille est ruinée depuis la mort de son père, Georgie n’a guère d’alternative.

Pour fuir le château glacial et l’ambiance familiale morose, Georgie accepte un emploi le temps des fêtes. Elle assistera Lady Hawse-Gorzley pour les fêtes, celle-ci ayant invité une dizaine de personnes à venir passer un Noël anglais traditionnel dans le petit village de Tiddleton-under-Lovey – invitations qu’elle a fait payer, les temps étant difficiles même pour la noblesse.

Alors que Georgie se réjouit de passer les fêtes dans une demeure bien chauffée et où la nourriture est proposée en abondance, l’ambiance est ternie par le décès d’un voisin, tombé d’un arbre. Cela semble n’être qu’un accident, mais d’autres morts s’enchaînent et viennent rappeler aux habitants du coin une terrible légende de sorcière qui prédit une mort par jour pendant douze jours.

J’aime beaucoup cette série, le personnage simple et sympathique de Georgie, les bévues de Queenie sa domestique, et l’ambiance d’une Angleterre traditionnelle. On retrouve dans ce tome beaucoup (vraiment beaucoup) de références à Agatha Christie : le Noël traditionnel avec son pudding plein de surprises (comme dans « Le Noël d’Hercule Poirot »), la comptine (dans « Ils étaient dix »… et dans plein d’autres romans d’Agatha Christie)…

Je ne comprends toujours pas pourquoi le personnage de Georgie est représenté sur la couverture comme une jeune beauté sophistiquée (à part pour faire vendre), cela n’a rien à voir avec son personnage désargenté qui n’a que deux tenues à mettre… A part ça, rien à redire, et je me réjouis de savoir qu’il existe encore neuf romans de la série pas encore traduits – j’espère qu’ils le seront bientôt !

S 3-3Robert Laffont, coll. La Bête noire, 414 pages, 14,90€

Biographie·Essai / Document

«Une farouche liberté» de Gisèle Halimi

farouche libertéJe me souviens très bien comment j’ai découvert le parcours de Gisèle Halimi pour la première fois. J’étais adolescente et fréquentais avec assiduité la bibliothèque municipale ; j’y allais avec une longue liste de livres que j’avais envie de lire et qui n’y étaient jamais, alors j’en choisissais d’autres, souvent au hasard, parce qu’un titre ou une couverture avaient attiré mon attention.

Je ne me souviens plus du livre que j’avais lu, je pense que c’était « Le lait de l’oranger ». Mais je me souviens d’avoir été frappée par le parcours de cette femme, courageuse, tellement engagée, dont je découvrais les combats.

En écoutant «Une farouche liberté», j’ai retrouvé dès les premiers instants d’écoute tout ce qui avait forcé mon admiration dans le parcours de cette femme. Interrogée par Annick Cojean, Gisèle Halimi raconte – par la voix de Françoise Gillard dans la version audio – sa jeunesse, sa prise de conscience de ce qu’implique d’être une femme, les rencontres décisives de son parcours féministe (dont celui avec Simone de Beauvoir) puis les combats qu’elle a menés et son entrée en politique pour continuer à faire évoluer la cause des femmes par d’autres moyens.

C’est passionnant ! J’aurais voulu que cette écoute dure des heures, j’aurais adoré assister aux échanges entre Annick Cojean et Gisèle Halimi, et chaque question posée me donnait envie d’en poser deux autres.

Il est captivant de suivre le parcours de cette pionnière, et surtout que ce soit elle qui le raconte, qui explique les « déclics » mais aussi certaines de ses difficultés. Son récit d’un avortement raté et d’un curetage « à vif » fait froid dans le dos ; j’ai pensé à celui d’Annie Ernaux dans « L’Evénement », qui est un livre qu’on n’oublie jamais.

Françoise Gillard interprète Gisèle Halimi plus qu’elle ne lit ses propos ; elle porte avec sa voix tout l’enthousiasme et toute la révolte de l’avocate, et rend ce livre d’autant plus agréable à écouter.

Gisèle Halimi est décédée en juillet 2020, mais son témoignage doit continuer à être entendu et transmis.

S 3-3Audiolib, 3h21 d’écoute, 18,90€. L’écoute en classe de ce CD est autorisée par l’éditeur.

Roman

« Anna Karénine » de Léon Tolstoï

« Un classique est un livre que tout le monde veut avoir lu, mais que personne ne veut lire » disait Mark Twain. Sans doute est-ce pour cela que « Anna Karénine », que j’avais envie de lire, dont j’avais déjà vu une adaptation pour un film ou un téléfilm, a attendu aussi longtemps sur une étagère avant que je l’ouvre.

Je connaissais trois choses de ce roman :

1. son célèbre incipit «Les familles heureuses se ressemblent toutes ; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à leur façon »

2. le thème global du roman (l’amour adultère)

3. la fin tragique (attention je spoile : le suicide d’Anna sous un train)

Il est toujours délicat de chroniquer un classique, surtout quand on a un avis mitigé, mais après tout je ne suis pas en train d’écrire une thèse sur l’œuvre de Tolstoï mais juste de donner mon humble avis de lectrice de l’an 2021.

Tout d’abord, je dois dire que j’ai trouvé mon plaisir de lecture très inégal. Après un début plutôt enthousiasmant, je me suis ennuyée à plusieurs reprises. L’histoire qui m’a le plus intéressée, d’ailleurs, n’est pas tant celle d’Anna elle-même que du couple formé par Kitty et Lévine. Revenons un instant sur l’histoire et les personnages. Anna est mariée, mère d’un petit garçon, et tombe follement amoureuse de Vronski. Elle entame avec lui une relation adultère qui va faire d’elle une femme bannie des salons, infréquentable ; elle abandonne son honneur, et même la garde de son fils, pour vivre avec son amant. Mais la passion ne dure qu’un temps, et tandis qu’elle a tout sacrifié pour Vronski, elle le voit s’éloigner peu à peu.

En parallèle, on suit l’histoire de Kitty. Elle était éprise de Vronski, mais celui-ci lui a préféré Anna. Vivement blessée par ce revers sentimental, Kitty mettra du temps à se relever, et épousera finalement Lévine, homme riche mais attaché à sa terre et à ceux qui la travaillent.

Si le roman m’a semblé inégal dans le rythme, c’est parce qu’il alterne des scènes passionnantes, décrites avec une observation fine et un jugement nuancé (la mort du frère de Lévine, la dépression de Kitty, l’accouchement de Kitty, les réflexions de Lévine sur le travail paysan et son rôle en tant que propriétaire) et des passages longs voire larmoyants qui n’apportent pas grand-chose de plus qu’une illustration de l’ennui dans la bonne société. Les deux cents dernières pages (sur huit cents) m’ont paru particulièrement longues. Mais je reste contente de cette lecture, bien que je garderai sûrement plus le souvenir de Lévine et Kitty que d’Anna et Vronski.

S 2-3Folio classique

Cosy mystery·Policier

« Le Train bleu » de Agatha Christie

train bleuLire ou relire Agatha Christie est toujours un plaisir pour moi. J’ai lu quasiment toute l’œuvre de la « reine du crime », ce qui représente des dizaines et des dizaines de romans. J’ai une tendresse particulière pour Hercule Poirot – je trouve que les romans où il est présent sont les meilleurs.

C’est après avoir vu un reportage sur le mythique « Train bleu » que j’ai eu envie de ressortir ce roman de ma bibliothèque. Je ne me souvenais pas de l’histoire, je gardais un vague souvenir d’une histoire dans un train, comme un clin d’œil – ou un réchauffé – du « Crime de l’Orient-Express ». L’intrigue et la chute sont très différentes, mais ont pour point commun que le crime se déroule dans un célèbre train.

Dans le Train bleu voyagent ce jour-là de nombreux Anglais qui vont chercher le soleil de février sur la Riviera française. Parmi eux se trouve Ruth Kettering. Riche héritière, elle voyage seule avec sa femme de chambre. Elle est sur le point de divorcer de son mari infidèle ; et elle-même ne pense qu’à retrouver un homme qui l’avait séduite avant son mariage. Mais Ruth Kettering n’arrivera jamais vivante : elle est retrouvée morte dans son compartiment privatif du train. A-t-elle été tuée pour les bijoux précieux qu’elle transportait ? Ou pour ne pas avoir le temps de divorcer et de laisser son mari sans le sou ?

Hercule Poirot est appelé en renfort. Pour une fois (c’est assez rare!) j’ai noté quelques indices qui m’ont mise sur la voie. Et j’ai pris plaisir à suivre cette enquête et à retrouver les petites manies de mon détective préféré.

S 3-3Le Masque