« Les mots ont-ils un autre sens pour les hommes et pour les femmes ? Et le cas échéant, est-il possible que nous ayons perdu quelque chose au cours de leur processus de définition ? »
C’est en partant de ces interrogations que l’auteure a imaginé ce roman.
Début XXe siècle, Esme grandit auprès de son père qui travaille au Scriptorium, lieu réunissant des hommes chargés de créer un dictionnaire. Le travail est long, fastidieux. Un jour, Esme découvre que tous les mots ne sont pas traités à l’identique, et que certains sont rapidement écartés : mots « de femmes », mots jugés vulgaires. Alors, à sa manière, Esme va essayer d’y remédier…
Le roman mélange un rythme paisible (le rythme de la construction du dictionnaire, mot après mot, lettre après lettre, pendant des années – avec cet infini travail qui fait que, quand la dernière définition sera écrite, il sera temps de revenir à la lettre A pour actualiser le dictionnaire), et le temps de l’action – celui de Esme qui est une lutte contre l’oubli, celui aussi des suffragettes dont les combats explosent à la même période. Il y a dans la démarche de Esme un mélange d’idéalisme (redonner à certains mots la place qu’ils méritent) et un grand pragmatisme (ses oreilles recueillent des mots assez fleuris). J’ai aimé ce livre pour tout cela, et pour ce joli portrait de femme moderne dans sa démarche, et au charme un peu désuet vu de nos jours, avec ses petites fiches cartonnées qui donnent un charme suranné au roman.
Ce roman est fait pour ceux qui aiment les mots, qui aiment jouer avec, qui utilisent des mots peu courants voire disparus.
Et je ne peux pas conclure cette chronique sans parler de la très jolie couverture, extérieure et intérieure, qui donne aussitôt envie de se plonger dans cette lecture.
Fleuve éditions, 432 pages, 22,90€
« Les mots ont-ils un autre sens pour les hommes et pour les femmes ? Et le cas échéant, est-il possible que nous ayons perdu quelque chose au cours de leur processus de définition ? »
Dans ce livre documentaire très bien fait sont racontées 9 affaires plus ou moins récentes, et plus ou moins célèbres, qui ont entaché le monde de la mode et du luxe. C’est une plongée dans la partie obscure de cet univers de paillettes, entre kidnappings, décès suspects et autres affaires sordides.
Renaissance. Bianca va bientôt se marier, mais elle déplore de ne rien connaître de son futur époux. Sa marraine lui confie alors un secret : depuis des générations, les femmes de la famille se transmettent une peau d’homme. En enfilant cette peau, une femme peut se faire passer pour un homme. Bianca décide de s’en servir pour infiltrer le quotidien de son futur mari, et ainsi mieux le connaître.
J’aime beaucoup les romans de Michel Bussi, mais j’ai attendu la sortie en poche de celui-ci. Il faut dire que je ne suis pas une inconditionnelle du Petit Prince ; l’ai-je lu trop tôt ou trop tard, je ne sais pas, mais c’est un conte que je trouve trop subtil pour de jeunes enfants, et trop obscur si c’est un livre pour adultes. Allez, ne m’en veuillez pas si vous êtes fans du Petit Prince ! D’ailleurs cela n’est qu’un prétexte de départ pour le roman de Michel Bussi ; que vous connaissiez par coeur des citations du livre de Saint-Exupéry, ou que vous n’en ayiez que de vagues souvenirs, vous pouvez lire ce livre (mais si vous faites partie des rares lecteurs à ne pas connaître du tout le Petit Prince, ça risque d’être gênant quand même).
J’ai lu tant de livres d’Agatha Christie ! Et pourtant quand j’ai vu la sortie en poche de « La toile d’araignée », j’ai été interpelée : je ne le connaissais pas, celui-ci ! Et pour cause : il s’agit d’une pièce de théâtre d’Agatha Christie qui a été adaptée en roman par Charles Osborne (je me souviens avoir lu « Black coffee » adaptée en roman par le même Charles Osborne). J’étais un peu hésitante : allais-je retrouver l’ambiance Christie dans une adaptation ?
J’avais vu des affiches sur la série adaptée de ces mangas ; c’est ce qui m’a donné envie de découvrir la version livre.
Anna, ex business woman reconvertie en boulangère, découvre qu’elle est atteinte d’un cancer du sein.
J’avais adoré le
Quel bonheur d’avoir découvert ce roman jeunesse !
Ce deuxième tome est la parfaite continuité du premier.