Le pitch de ce roman m’avait tapé dans l’œil : imaginez qu’un homme doive résoudre une enquête avec pour seul outil son intuition.
Je connaissais l’auteur de nom, mais je n’avais jamais encore lu ou écouté l’un de ses livres, et je me suis dit que c’était une bonne occasion.
L’histoire commence ainsi : Timothy est écrivain ; il a publié plusieurs romans mais n’est pas une star de l’édition – ou plutôt, il n’est pas encore une star, car l’émission d’Oprah Winfrey qu’il doit faire dans quelques jours, pour remplacer au pied levé Leonardo Di Caprio, pourrait bien changer sa vie. Il a une semaine pour s’y préparer, mais il ne sait pas encore que la semaine qui arrive ne va pas ressembler à ce qu’il avait imaginé.
En effet, le FBI a décidé de le recruter pour enquêter sur de mystérieuses attaques d’établissements financiers. Et pour cela, le FBI compte sur la seule intuition de Timothy.
C’est à ce moment-là de ma chronique que je dois faire une pause : parce que je veux bien me laisser emporter dans un récit qui ne soit pas 100 % crédible, je veux bien faire preuve d’imagination, mais là le point de départ est complètement tiré par les cheveux. Timothy le reconnaît lui-même, et plusieurs passages du roman l’illustrent : cet homme n’a aucune intuition. Dès qu’il se fie à son instinct, il se plante. Alors pourquoi le choisir, lui, pour cette mission ?
Heureusement je ne me suis pas arrêtée là, car pour le reste le roman est assez prenant, et l’enquête bien menée – j’avais envie de connaître la suite. J’avais sans doute trop d’attente et de curiosité autour de l’intuition, mais si cette partie-là du livre m’a déçue, je ne regrette pas cette écoute.
Audiolib, 10h d’écoute, 22,90€, lu par Cyril Romoli
J’avais un peu oublié la complexité des romans de la série des « Victor Legris »… Ce cinquième tome de la série me l’a vite rappelé ! Et pourtant j’aime les personnages de cette série, ces deux libraires – Victor Legris, donc, et son accolyte Kenji Mori – heureux propriétaires d’une librairie dans le Paris de la toute fin du XIXème siècle. Depuis les premiers opus de la série, Victor Legris se transforme régulièrement en enquêteur, et mène ses recherches avec l’aide de Joseph, son commis, un jeune homme bougon mais bon enfant qui rêve de devenir écrivain.
Il y a plusieurs années, j’avais essayé de « lire Proust », un peu comme un passage obligé dans ma vie de lectrice. J’avais consciencieusement commencé « A la recherche du temps perdu » par le premier tome… et je n’en ai jamais lu d’autre, perdue dans des phrases complexes et un récit qui m’avait plutôt ennuyée.
Dans ce deuxième tome des Enquêtes de Lizzie Martin, Elizabeth (« Lizzie ») Martin est appelée comme demoiselle de compagnie auprès de la jeune Lucy. A dix-huit ans, celle-ci vient de perdre son enfant peu après l’accouchement. Elle est persuadée que son enfant n’est pas mort, et ses deux vieilles tantes qui l’hébergent ne savent plus comment la gérer. Son mari, un parvenu, a été envoyé gérer des affaires en Chine pour l’éloigner de la famille.
Quel plaisir de retrouver le commissaire Dupin ! En ces périodes de limitation des déplacements, pouvoir voyager par la pensée jusqu’à Concarneau et la Bretagne est une bouffée d’oxygène bien agréable.
Vous connaissez mon goût pour les cosy mysteries. Couplé avec une certaine gourmandise, cela faisait de moi une cible idéale pour cette nouvelle série de romans.
Beaucoup d’ouvrages ont déjà été publiés sur Tintin et sur son créateur Hergé. Alors d’entrée de jeu l’auteur fixe son cadre : il ne parlera quasiment pas d’Hergé, ne s’essaiera pas à une nouvelle théorie psy ni ne lancera des polémiques. Son propos est ailleurs, et vise à analyser ce qui donne le sous-titre de son essai, à savoir « les raisons d’un succès universel ».
Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas découvert de texte de Philippe Claudel. J’avais presque oublié à quel point son écriture aux mots ciselés forme de la belle ouvrage, et la version audio permet de profiter encore mieux du texte.
C’est en écoutant une interview où Michel Bussi citait Patrick Cauvin que j’ai eu envie de relire un roman de cet auteur dont j’ai dévoré bon nombre de romans pendant mon adolescence. Dans ma bibliothèque, j’ai retrouvé « Haute-Pierre », et comme je ne me souvenais pas de l’histoire, j’ai pris plaisir à le redécouvrir.
Quand j’ai lu la quatrième de couverture, j’ai d’abord pensé à « Da Vinci code » : un professeur, interrompu pendant une conférence, est appelé sur les lieux d’un triple meurtre. Mais le roman, bien que reprenant certains marqueurs du genre, part finalement dans une autre direction.