Roman

« Les victorieuses » de Laetitia Colombani

victorieusesJe garde un souvenir encore très précis de « La Tresse », un premier roman particulièrement marquant. Aussi, le deuxième roman de la même auteure me faisait de l’œil depuis longtemps ; c’est chose faite, j’ai lu « Les victorieuses ». Bien sûr, quand un premier roman m’a marquée, j’ai beaucoup (trop) d’attente sur le deuxième.

Au départ je n’ai pas retrouvé le plaisir de lecture que j’avais eu avec « La Tresse » (que, pour être précise, j’avais écouté et non lu). Je trouvais cette histoire plus ordinaire, avec plus de clichés : Solène, avocate, décide de tout plaquer le jour où l’un de ses clients se suicide au Palais de justice. Pour s’occuper, elle devient écrivain public dans une association qui vient en aide à des femmes blessées par la vie, au sein d’une institution qui les héberge et les aide à se reconstruire, le Palais de la femme.

En parallèle de ce récit, on découvre l’histoire de Blanche, une active membre de l’Armée du salut, qui a été des décennies plus tôt à l’origine de la création de ce Palais.

Les deux récits se croisent et se complètent, dans une construction moins originale que dans « La Tresse », mais qui reste agréable à suivre et historiquement intéressante.

Les personnages, très majoritairement féminins, sont bien croqués (malgré quelques clichés) et donnent à voir une certaine diversité des blessures que la rue, la pauvreté, les aléas de la vie conjugale, peuvent créer. C’est une fois de plus un hommage vibrant aux femmes et à leurs multiples combats.

S 3-3Le Livre de poche, 240 pages, 7,40€

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