Décembre a commencé, et avec lui fleurissent dans certaines librairies les roman(ce)s de Noël. J’aime regarder de temps en temps des téléfilms de Noël, gentiment kitch et pleins de bons sentiments – et dans cette période si trouble, se noyer dans les bons sentiments a quelque chose de réconfortant. L’an dernier déjà, j’avais testé deux lectures de Noël, et je récidive cette année.
J’ai choisi deux titres en évitant les titres genre « Mon ex et moi à Noël » ou « Je veux un mec sous le sapin » – titres inventés, pour ne blesser personne, mais qui ressemblent à des titres qui existent vraiment dans les rayons.
Premier essai de l’année : « Je te ferai aimer Noël ! », avec la promesse de se plonger dans l’ambiance de Noël, biscuits à la cannelle et guirlandes électriques, puisque l’héroïne est justement engagée par une famille pour insuffler à ses membres l’esprit de Noël.
Mark Sullivan est un homme d’affaires. Il a eu trois enfants, que sa femme et lui ont souvent délaissés pour Noël. Maintenant qu’il est grand-père, il voudrait se rattraper et faire découvrir à sa petite fille à quoi ressemble un « vrai » Noël en famille. Pour cela, il a engagé Andie, une jeune femme qui a monté son entreprise de recherche de cadeaux.
Voilà donc Andie qui s’installe dans la demeure familiale de ses clients. Et bien sûr, dans la famille le plus difficile à convaincre est le fils de Mark, un bel homme célibataire…
J’aurais préféré que le roman se concentre sur l’esprit de Noël, l’ambiance festive et les traditions, mais l’histoire d’amour dont rêve Andie occupe finalement une grande partie de l’histoire. Les ficelles sont ultra grosses, on se doute évidemment de la fin, mais la façon d’arriver à l’amour est tellement mal ficelée que, même pour un roman léger, c’est trop gros. Le prétendant d’Andie change d’attitude de manière incompréhensible, les rebondissements n’ont aucune crédibilité.
Quant au métier d’Andie, il est à peine plus crédible et on se demande comment elle gagne sa vie avec seulement 10 clients pour Noël 🙂 Et encore, je vous épargne, au début du roman, un passage très lourd sur les calendriers de l’Avent, qui ressemble tellement à du placement de produits pour des marques de produits de beauté que j’en étais même mal à l’aise pour l’auteure.
Passons.
J’ai un second roman de Noël dans ma PAL, j’espère que cette seconde pioche sera meilleure que la première ! Rendez-vous dans quelques jours pour en savoir plus…
240 pages, 6,90€
Lire Proust… Beaucoup s’y sont aventurés, nombreux sont ceux qui y ont renoncé. Je me souviens avoir lu un tome de la « Recherche » il y a bien longtemps – j’avoue ne plus me souvenir duquel il s’agissait. C’est une lecture que j’appréhendais, et à juste titre puisque je n’ai pas poursuivi au-delà de ce premier essai.
Alors que le tome précédent avait fait voyager Lady Georgiana vers la froide Transylvanie, cette fois-ci la jeune femme, membre de la famille royale, quitte Londres pour le soleil de la Côte d’Azur. Dans le Train bleu qui la mène à Nice, elle fait la connaissance de Coco Chanel qui, séduite par cette jeune anglaise, décide d’en faire l’égérie de son prochain défilé de mode. Un comble pour Georgie qui n’a pas un penny pour s’acheter une nouvelle robe !
Quittons pour une fois l’Angleterre où vit Laday Georgiana. En effet, la reine l’a chargée de représenter la famille royale au mariage de la princesse de Roumanie, avec laquelle Georgiana est allée à l’école.
Je gardais un souvenir mitigé de la lecture des deux premiers tomes de la série « Son espionne royale… » mais j’ai persévéré ! Il se trouve que je regarde en ce moment la série « The Crown » sur la reine Elisabeth II et, ô hasard, elle apparaît justement dans ce troisième tome – elle n’est encore qu’une petite fille, son père n’est que le second fils du couple régnant, et rien ne la prédispose donc directement à devenir la future reine d’Angleterre. Bref, cela m’a amusée de retrouver des personnages (le Prince de Galles et sa maîtresse Wallis Simpson notamment) que je venais de voir dans la série.
Une fois n’est pas coutume, avant de vous parler de l’histoire, j’ai envie de vous parler de la comédienne qui prête sa voix à la lecture de ce roman, à savoir Marie du Bled. Pour les textes écrits en français, vous le savez, j’ai un plaisir particulier à écouter les auteurs lire eux-mêmes leurs écrits. Ici l’auteure étant américaine, c’est une comédienne française qui prête sa voix – et quelle voix ! J’ai écouté beaucoup de livres audio et rarement j’ai trouvé une voix aussi bien adaptée pour incarner le personnage principal et donner juste par son timbre toute une ambiance à cette écoute.
Les sagas familiales ont quelque chose de passionnant, et celle des Guerlain n’échappe pas à la règle. L’histoire commence avec Pierre-François-Pascal Guerlain, qui a créé sa propre parfumerie à une époque (1828) où le parfum était vu davantage comme un remède d’apothicaire (pour se frictionner) que comme un luxe ou un plaisir pour les sens. Le début du livre est particulièrement intéressant en ce qu’il décrit cette « révolution » que Guerlain, comme quelques autres, perçoivent dans l’évolution de la société, et dans l’orientation nouvelle qu’ils vont donner à la parfumerie, changeant ainsi la représentation et l’usage que l’on fait du parfum.
La mort a ceci de paradoxal qu’elle peut parfois rapprocher. C’est ce qui arrive à Isabelle et Camille. Depuis que Arnaud est mort, Isabelle son ex-femme et Camille sa mère ont repris contact. Mieux : puisqu’elles s’appréciaient avant le divorce d’Arnaud et Isabelle, elles vont réapprendre à veiller l’une sur l’autre.
Je me souviens avec précision avoir lu l’an dernier, exactement à la même époque, un autre livre de la même auteure, « Les gardiennes du silence ». Me revoilà donc cette année avec un autre livre entre les mains, même saison, même auteure, même style de couverture – celle-ci est particulièrement jolie d’ailleurs.
Finn est la baby-sitter de Amabel, la petite-fille d’un célèbre sénateur américain, Jim Martin. Si le passé de Finn n’est pas très clair, elle n’a pourtant eu aucun mal à se faire embaucher et fait désormais presque partie de la famille. Elle est aussi la petite-amie de Bryant, le bras droit du sénateur Martin.