Pierre était un jeune actif, sans doute brillant, un peu dur avec les autres, fâché avec son père… jusqu’au jour où un AVC le conduit à l’hôpital. Là, entouré du personnel médical, et surtout de la charmante infirmière Marie, il doit réapprendre à parler et reconstituer ses souvenirs.
Mais, alors qu’il devrait se concentrer sur sa rééducation, il est témoin de scènes et de discussions qui lui laissent penser qu’un trafic se déroule à l’hôpital. Il se transforme alors en enquêteur, et entraîne Marie dans ce qui risque bien de faire imploser l’univers médical où il séjourne…
J’ai particulièrement apprécié l’écriture de l’auteur, qui rend bien compte de l’évolution du personnage principal, depuis les premières pages où il peine à s’exprimer, jusqu’à son retour progressif vers une vie « normale ». La qualité du roman réside dans le juste dosage entre « l’enquête » et ce qui ressemble presque à un reportage sur les séquelles d’un AVC et le combat pour la rééducation. J’ai regretté que la fin du roman traîne un peu en longueur – une fois que le dénouement est connu, je n’aime pas que la fin s’étiole (dans les livres comme dans les films). A part ça c’est un bon roman, efficace.
Editions du Palémon, 256 pages, 10€
Ne vous fiez pas à la couverture, Noël ne sera qu’un prétexte pour donner un contexte au début de l’histoire, mais contrairement au « hors collection » « Le Noël d’Agatha », l’intrigue s’éloigne vite des festivités de décembre.
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Ce qui devait arriver, arriva : après avoir divorcé d’Agatha, puis cherché sa voie dans un monastère, James Lacey a décidé de se remarier. Cette fois-ci, l’heureuse élue est une toute jeune femme, dont le physique est aussi avantageux que l’intelligence inexistante. Que peut bien lui trouver James, lui le féru d’Histoire qui reprochait à Agatha de ne pas assez s’intéresser à ses recherches ?
Agatha est une ancienne pro de la communication. Alors quand son amie Mrs Bloxby lui demande de faire la promotion d’une kermesse pour augmenter la fréquentation de celle-ci, Agatha ne peut refuser. Son engagement n’est pas totalement désintéressé : à côté du pasteur et de sa femme, un certain George aux yeux verts est loin de laisser Agatha indifférente !
L’avantage d’un recueil de nouvelles, c’est qu’on peut le commencer, le laisser, le reprendre, y revenir plus tard… Acheté à sa sortie, il y a une éternité (c’était fin 2019, avant le confinement, bref dans une autre vie), il m’attendait sur une étagère, comme souvent le font les livres parce que je les achète souvent par plusieurs mais ne les lis pas tous à la suite. Peu importe, l’essentiel est qu’il m’attendait. J’avais lu les premières nouvelles, puis l’avait mis de côté (prise sans doute par une autre lecture), et l’ai ressorti dernièrement pour en terminer la lecture.
1950.
J’aime les romans de Virginie Grimaldi pour la tendresse qui y transparaît, et pour ce mélange toujours bien dosé d’émotion, de blessures, et malgré tout d’optimisme.
Bien avant de lire sa trilogie des « Enfants du désastre » (dont j’ai chroniqué sur ce blog «