Il y a des livres que j’aimerais aimer. Parce que le titre est presque poétique, parce que l’histoire est engagée, parce que l’auteur a un parcours intéressant. Et puis la magie n’opère pas. C’est le cas malheureusement de « D’autres viendront ».
Le pitch me plaisait pourtant, j’y ai perçu un texte engagé dans l’esprit de « Et le mal viendra » que j’ai chroniqué en juin dernier. Hélène est une grand-mère folle d’inquiétude depuis que Julien, son petit-fils, engagé auprès de l’ONU, ne donne plus de nouvelles. Belge de nationalité, mais Congolais par son histoire, Julien s’est retrouvé au cœur de négociations qui l’ont dépassé. Lui cherchait sa mère, portée disparue depuis des années ; et sans doute a-t-il été utilisé pour d’autres actions. Lors du procès de Djany, qui a bien connu Julien, Hélène tente de se rapprocher de la prévenue, de la faire parler, et rapporte ses informations au juge Ladopoulos, avec qui elle noue une étrange relation.
L’histoire est assez complexe malgré une écriture fluide ; mais j’ai surtout manqué de rebondissements dans la lecture, ce petit zeste de curiosité qui fait que la lecture d’un chapitre appelle rapidement la lecture du chapitre suivant. Je me suis plutôt ennuyée alors que l’histoire avait matière à offrir rebondissements ou réflexions engagées. Dommage.
Presses de la cité, 320 pages, 20€
J’avais gardé un sentiment mitigé du premier tome de la série « Son espionne royale… » mais j’avais décidé de laisser sa chance au deuxième tome.
Alors que leur mère a disparu depuis longtemps, deux sœurs se retrouvent au chevet de leur père vieillissant, qui vient de faire un malaise.
Je n’ai jamais visité le « Palais idéal » du facteur Cheval, mais je connaissais les grandes lignes de l’histoire de cette construction faite de cailloux amassés au fil des années par un facteur.
1932. Lady Georgiana, « Georgie » pour les amis, est la sœur du duc de Glenn Gary et Rannoch, et accessoirement trente-quatrième dans l’ordre de succession du trône d’Angleterre. Aucun risque qu’elle soit amenée à régner, et en plus la pauvre Georgie s’est vue couper la rente que lui versait son frère – à vingt-et-un ans, elle devrait être mariée. Mais Georgie ne veut pas accepter n’importe quel mari, fût-il conseillé par la Reine elle-même…
L’anglais ne restitue pas complètement dans le titre l’étendue du récit, puisqu’il ne parle pas d’une seule Mrs Hemingway, mais de plusieurs. En tout cas, une chose est sûre : c’est un roman qui rend hommage aux femmes de l’écrivain – tandis qu’Hemingway n’en ressort franchement pas grandi ! Homme instable, marqué par la guerre mais surtout incapable de préserver la femme qu’il aime, il passe sa vie à tromper ses femmes successives. Il leur impose des trios amoureux destructeurs, profite de ses voyages pour mener une double vie, et laisse derrière lui des drames et des coeurs brisés.
En 1919 à La Nouvelle Orléans sévit un meurtrier sanguinaire sous le surnom de « Tueur à la hache ». Si La Nouvelle Orléans est connue pour son ambiance festive et ses airs de jazz qui rythment les soirées, elle l’est alors aussi pour son fort communautarisme. Blancs, créoles, italiens mafieux, s’accusent mutuellement de compter parmi leurs rangs le mystérieux tueur à la hache.
Si j’aime autant la littérature, c’est pour vivre des moments de lecture comme celui que je viens de vivre avec « L’étrange histoire du collectionneur de papillons ». Je me suis fait piéger par ce livre comme un papillon dans un filet.
J’ai d’abord été attirée par la couverture colorée de Soledad Bravi, et aussi bien sûr par ce titre prometteur : « Vers la beauté ».
Voilà un livre comme je les aime, une saga familiale ancrée dans une vieille maison pleine de secrets qui est un personnage à part entière.