Alors que leur mère a disparu depuis longtemps, deux sœurs se retrouvent au chevet de leur père vieillissant, qui vient de faire un malaise.
Et l’on découvre dans un va-et-vient entre aujourd’hui et la jeunesse de leurs parents, comment Gil (le père) et Ingrid (la mère) se sont rencontrés à l’université – lui étant professeur, et elle étudiante. On pourrait imaginer une belle histoire d’amour malgré l’écart d’âge, mais très vite on comprend que Gil, séducteur, a été à l’origine de bien des souffrances dans la vie d’Ingrid.
Le récit sur les jours actuels n’a que peu – voire pas du tout d’intérêt. Je me suis d’ailleurs fortement ennuyée pendant le premier quart du roman, ne comprenant pas où voulait nous emmener l’auteur.
En revanche, plus on plonge dans le passé d’Ingrid au travers de lettres qu’elle a semées dans divers livres, plus on s’émeut de sa vie. Aucune des souffrances de femmes n’aura été épargnée à Ingrid, que ce soit en amour ou dans sa vie de mère. Au final, c’est un beau portrait de femme qui est dressé, avec ses fêlures cachées, et ses espoirs de midinette jamais totalement oubliés.
Le titre « Mariage anglais » me semble moins proche de l’histoire que ne l’est le titre original « Swimming lessons », Ingrid ayant une passion pour la nage qui rythme le récit et donne un tempo lent et mélancolique au roman.
Audiolib, 10h24 d’écoute, 23€
Je n’ai jamais visité le « Palais idéal » du facteur Cheval, mais je connaissais les grandes lignes de l’histoire de cette construction faite de cailloux amassés au fil des années par un facteur.
1932. Lady Georgiana, « Georgie » pour les amis, est la sœur du duc de Glenn Gary et Rannoch, et accessoirement trente-quatrième dans l’ordre de succession du trône d’Angleterre. Aucun risque qu’elle soit amenée à régner, et en plus la pauvre Georgie s’est vue couper la rente que lui versait son frère – à vingt-et-un ans, elle devrait être mariée. Mais Georgie ne veut pas accepter n’importe quel mari, fût-il conseillé par la Reine elle-même…
L’anglais ne restitue pas complètement dans le titre l’étendue du récit, puisqu’il ne parle pas d’une seule Mrs Hemingway, mais de plusieurs. En tout cas, une chose est sûre : c’est un roman qui rend hommage aux femmes de l’écrivain – tandis qu’Hemingway n’en ressort franchement pas grandi ! Homme instable, marqué par la guerre mais surtout incapable de préserver la femme qu’il aime, il passe sa vie à tromper ses femmes successives. Il leur impose des trios amoureux destructeurs, profite de ses voyages pour mener une double vie, et laisse derrière lui des drames et des coeurs brisés.
En 1919 à La Nouvelle Orléans sévit un meurtrier sanguinaire sous le surnom de « Tueur à la hache ». Si La Nouvelle Orléans est connue pour son ambiance festive et ses airs de jazz qui rythment les soirées, elle l’est alors aussi pour son fort communautarisme. Blancs, créoles, italiens mafieux, s’accusent mutuellement de compter parmi leurs rangs le mystérieux tueur à la hache.
Si j’aime autant la littérature, c’est pour vivre des moments de lecture comme celui que je viens de vivre avec « L’étrange histoire du collectionneur de papillons ». Je me suis fait piéger par ce livre comme un papillon dans un filet.
J’ai d’abord été attirée par la couverture colorée de Soledad Bravi, et aussi bien sûr par ce titre prometteur : « Vers la beauté ».
Voilà un livre comme je les aime, une saga familiale ancrée dans une vieille maison pleine de secrets qui est un personnage à part entière.
Quand j’ai tenu entre mes mains ce livre audio, j’étais toute contente et pressée d’en débuter l’écoute. Je ne peux pas dire que je fais partie des lecteurs inconditionnels de Guillaume Musso. J’ai dû lire quelques uns de ses livres mais je n’en garde pas de souvenirs ; je trouve l’homme assez sympathique en interview ; et je respecte sa capacité à embarquer autant de lecteurs dans chacun de ses nouveaux livres.
Incroyable Éléonore ! Du Vietnam à la France, cette jeune trentenaire a parcouru seule plus de 18 000 kilomètres à vélo !