La sortie d’un nouvel album d’Astérix est toujours un événement pour moi. Et tant pis si depuis bien longtemps ce sont de nouveaux auteur et dessinateur qui ont repris le flambeau à la suite d’Uderzo et de Goscinny. Si les nouvelles aventures des dernières années ont été plus ou moins réussies selon les années, je dois dire que « La fille de Vercingétorix » est plutôt un bon cru.
Tous les ingrédients sont réunis, évidemment : Astérix et Obélix en mission, Obélix qui râle un peu, le druide de bon conseil, les romains pas courageux… Et c’est ce qui fait que cela fonctionne, car après tout on continue à lire Astérix pour entretenir nos souvenirs d’enfance, non ? Alors quoi de plus plaisant que de retrouver tous les codes que l’on a aimés…
Cette fois-ci, les deux Gaulois les plus célèbres sont chargés de protéger la fille de Vercingétorix. Vercingétorix, comme l’Histoire s’en souvient, a perdu la bataille d’Alésia face à Jules César : autant dire que c’est un personnage dont le nom ne se prononce qu’à voix basse chez les irréductibles Gaulois (j’ai pensé à Harry Potter et à Voldemort Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom).
A part ça, je souligne le sympathique groupe d’adolescents, qui apporte beaucoup d’humour à cette aventure. Et, comme d’habitude, on cherche les clins d’oeil à l’actualité – celui à Charles Aznavour, décédé en octobre 2018, est plus qu’appuyé).
A vous de vous faire votre propre avis ; j’imagine que les inconditionnels des aventures originales trouveront de quoi redire, mais pour ma part j’ai aimé cette aventure assez simple mais plaisante.
Editions Albert René, 9,99€
S’il y a bien une année où il est difficile de dire si j’ai aimé ou pas « le » roman annuel que sort Amélie Nothomb à l’automne, c’est bien cette année. Car derrière la couverture qui ressemble invariablement aux autres couvertures de ses romans des dernières années (une photo de l’auteure en gros plan), le livre est un OVNI parmi tout ce qu’elle a écrit jusqu’ici. Et pour cause : le narrateur n’est autre que Jésus en personne. L’originalité ne s’arrête pas là, puisque l’auteure a décidé de lui donner la parole précisément pendant la crucifixion. Avouez que cela sort des sentiers battus de l’auteure, qui nous a habitués à toutes sortes de récit
Vivre dans un cimetière.
Dès les premières pages du roman, le ton est donné : Chloé décide de tuer son mari Jeffrey. Bien sûr le lecteur se demande immédiatement « pourquoi ? » et l’on devine que la suite du roman sera un retour arrière dans la vie de ce couple, pour comprendre ce qui a amené Chloé à ce geste.
Il en est souvent ainsi lorsque l’on apprécie les textes d’un écrivain : on finit toujours par remonter le temps et chercher des œuvres « de jeunesse », les premiers écrits, tous les textes qu’on n’a pas encore lus…
Maylis de Kerangal a indéniablement cette capacité à réinventer son écriture dans toutes sortes de défis, d’aborder des thèmes variés, d’emmener le lecteur dans des univers qui n’ont rien à voir d’un livre à l’autre. Chaque texte est dès lors une découverte, même si le fil rouge reste bien sûr cette écriture si caractéristique, hachée, comme mue par une urgence à dire les choses, et ces reformulations qui font sonner certaines phrases comme des hésitations à nommer les événements par une unique tournure.
Il m’a suffi de voir une seule planche de cette BD pour être séduite et pressée de découvrir la BD au complet. Et je n’ai pas été déçue, bien au contraire !
Il
J’avais gardé un sentiment mitigé du premier tome de la série « Son espionne royale… » mais j’avais décidé de laisser sa chance au deuxième tome.